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Rapport de situation

Lignes directrices du COSEPAC pour l’appellation des espèces sauvages

Approuvées par le COSEPAC en avril 2010
Introduction

Le présent document fournit des lignes directrices pour l'appellation des espèces sauvages du COSEPAC. Le COSEPAC attribue des désignations de statut à ces entités intraspécifiques, mais celles-ci n'ont souvent pas de noms communs ou de noms de population largement reconnus. C’est pourquoi il est parfois nécessaire d’inventer des noms communs.

La première partie du document présente un ensemble de lignes directrices qui permettent d'éviter de longues discussions aux réunions sur l’évaluation de la situation et de réduire la confusion au sein du public et des scientifiques quant à savoir si une espèce, sous-espèce, variété ou une population sauvage a été désignée par le COSEPAC. Les présentes lignes directrices s’appliquent autant à l’appellation en français qu’en anglais.

La seconde partie du document présente les sources utilisées par le COSEPAC pour déterminer les noms scientifiques et communs appropriés à attribuer aux espèces sauvages figurant sur ses listes. Puisqu’il existe souvent plus d’un système de classification taxinomique pour l’appellation des espèces sauvages, il est important de documenter le système particulier qui est utilisé pour chaque groupe taxinomique examiné et évalué par le COSEPAC.

Soulignons que le COSEPAC a adopté la règle suivante pour l'emploi des majuscules dans les noms communs anglais : pour tous les groupes taxinomiques, chaque mot du nom commun doit s'écrire avec une majuscule initiale. Pour les noms communs français, il faut utiliser la minuscule, sauf dans le cas des noms d’oiseaux, c'est-à-dire que le premier mot d’un nom d’oiseau ainsi que tous les noms propres et les mots suivants un déterminant spécifique (p. ex. « Héron » dans « Grand Héron ») doivent s’écrire avec une lettre majuscule initiale.

I. Lignes directrices pour l'appellation des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages
A. Chaque espèce sauvage figurant dans les résultats du dossier d'évaluation du COSEPAC doit avoir un nom commun unique. Utilisez des noms communs acceptés pour les espèces, les sous-espèces, les variétés et les populations sauvages. Inventez des noms communs lorsqu’ils n’existent pas au moyen de protocoles (le cas échéant) propres au groupe taxinomique à l’étude. Documentez les méthodes et les sources utilisées pour inventer les noms. Les noms scientifiques des sous-espèces ou des variétés peuvent être inclus dans le nom commun (convertissez le nom scientifique en langage commun lorsque c’est possible, en utilisant encore une fois le plus possible les protocoles habituels existants).
  • Lorsque plus d’une entité intraspécifique est désignée (p. ex. trois sous-espèces ou deux populations d’une sous-espèce), utilisez une structure d’appellation parallèle, telle que : ours grizzli (population des Prairies) et ours grizzli (population du Nord-Ouest).
  • Le mot « population » ne doit jamais être utilisé pour décrire une sous-espèce ou une variété.
  • Dans l’utilisation d’une partie du nom scientifique de la sous-espèce ou de la variété dans le nom commun, le mot « sous-espèce » ou « variété » doit toujours apparaître.
  • Consultez la Partie II du présent document pour prendre connaissance de la liste des sources disponibles pour les noms communs et scientifiques.

Exemple 1
Phrynosoma douglassii douglassii est une sous-espèce de l'iguane à cornes courtes. Son nom commun accepté est « iguane pygmée à cornes courtes ». Il existe une autre possibilité pour le nom commun :
Iguane à cornes courtes de la sous-espèce Douglas

B. Les noms de populations indiquent toutes les désignations d’une partie de l’aire de répartition des espèces, des sous-espèces et des variétés sauvages. Les populations doivent être désignées par un descripteur géographique entre parenthèses (p. ex. une aire écologique du COSEPAC). Le mot « population » doit figurer entre parenthèses.

Exemple 2
Icteria virens auricollis est une sous-espèce de la Paruline polyglotte. Deux populations de cette sous-espèce sont inscrites par le COSEPAC (en plus d’une inscription distincte des autres sous-espèces). Dans l’exemple ci-dessous, la population des Prairies de la sous-espèce du auricollis est utilisée avec deux autres noms communs :

Paruline polyglotte de l’Ouest (population des Prairies), dans laquelle « de l’Ouest » désigne la sous-espèce auricollis
Paruline polyglotte de la sous-espèce auricollis (population des Prairies)

C. En ce qui concerne le nom scientifique d’une sous‑espèce qui a été désignée par le COSEPAC : si une seule sous‑espèce vit au Canada, il est acceptable d’omettre le nom de la sous‑espèce. Si plus d’une sous-espèce a (ou avait) son aire de répartition au Canada, le nom de la sous-espèce doit être inclus dans le nom scientifique.La même directive s’applique pour les variétés.

Example 3:
Lottia alveus, la patelle des zostères, a déjà été présente sur les côtes est et ouest du Canada. Maintenant, elle est présente seulement sur la côte ouest. La sous-espèce de la côte est a été désignée par le COSEPAC (disparue) et le nom scientifique doit comporter les trois noms : Lottia alveus alveus.

Example 4:
Une seule sous-espèce du Acris crepitans, la rainette grillon, est présente au Canada. Cette entité peut être inscrite par le COSEPAC avec ou sans le nom de la sous-espèce blanchardi.

D. Une entité du COSEPAC peut être mentionnée par un nom commun ou un nom scientifique, le principal étant d'utiliser le même nom au sein d'un même document. Le nom de la population doit toujours être inclus lorsque des entités d’une partie de l’aire de répartition sont désignées.
E. Le nom scientifique reconnu des espèces sauvages évaluées par le COSEPAC doit être utilisé. En outre, tout terme utilisé avec le nom scientifique (p. ex. « var. », « ssp. », etc.) doit être utilisé comme préconisé dans le code international d'appellation des espèces sauvages.

Exemple 5 :
Sébaste à œil épineux du type I, Sebastes sp. type I
Sébaste à œil épineux du type II, Sebastes sp. type II

Exemple 6 :
Épinoche limnétique du lac Paxton
Épinoche benthique du lac Paxton

Figure 1. Structure d’appellation suggérée pour les entités inscrites par le COSEPAC, et éléments optionnels et obligatoires. Il est à noter que très peu de noms comportent tous les éléments optionnels. Un nom d’espèce du COSEPAC est composé de trois parties principales : le nom commun, le nom scientifique et le nom de la population. Les noms communs doivent inclure un préfixe ou un suffixe pour préciser la description de la sous-espèce ou la variété qui a été désignée. Un nom de population est utilisé lorsqu’une espèce, sous-espèce ou variété biologique n’a été désignée que dans une partie de son aire de répartition au Canada. Pour ces désignations d’une partie de l’aire de répartition, les noms de populations sont essentiels; autrement, ils ne devraient pas être utilisés. Le nom commun ou le nom scientifique peut être utilisé seul (ou avec un nom de population, au besoin), mais la combinaison des deux donne davantage d’information. Consultez les lignes directrices A à D du présent document pour obtenir plus de détails et d’autres exemples.

Figure 1. Structure d’appellation suggérée pour les entités inscrites par le COSEPAC, et éléments optionnels et obligatoires.


Partie II — Autorités scientifiques pour les noms communs des espèces sauvages et règles sur l’emploi de la majuscule


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