|
Beaucoup d'espèces au Canada n'ont pas encore été évaluées par le COSEPAC, bien que l'on craigne qu'elles soient menacées de disparition du pays ou de la planète. Ces espèces, auxquelles on réfère comme étant des « espèces sauvages candidates », sont désignées par les sous-comités de spécialistes des espèces (SSE) ou par le sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones (CTA) comme candidates pour une évaluation détaillée de leur situation. Les espèces sauvages déjà évaluées par le COSEPAC comme étant dans les catégories « non en péril » ou « données insuffisantes » peuvent également être considérées comme espèces sauvages candidates si de nouvelles informations indiquent qu’elles courent un risque d’être en péril.
Les membres des SSE et du sous-comité des CTA utilisent leurs connaissances spécialisées et leur jugement pour identifier des espèces sauvages candidates. Ils font appel à plusieurs sources d’information, y compris (quand disponible) le classement des espèces sous le Programme sur la situation générale des espèces sauvages au Canada, le système de classement des espèces par NatureServe, des informations provenant de programmes de surveillance des espèces au niveau des compétences ainsi que divers processus internationaux d'évaluation (UICN et ABI, par exemple). Autant que le temps et les ressources le permettent, le COSEPAC fait préparer des rapports de situation pour les espèces sauvages candidates prioritaires afin qu'une évaluation soit faite.
Les rapports de situation sont commandés par le COSEPAC par le truchement d'un concours ouvert. Un appel d'offres est affiché périodiquement sur ce site Web à la fois pour les espèces sauvages candidates choisies et pour les espèces sauvages déjà évaluées par le COSEPAC nécessitant une réévaluation. Inscrivez-vous pour recevoir les avis de nouveaux appels d'offres dès leur diffusion sur le site Web.
Pour plus de renseignements sur les espèces sauvages candidates, visitez le Processus et critères d'évaluation du COSEPAC.
Les listes des espèces candidates des sous-comités de spécialistes des espèces (SSE)
Chaque SSE dresse et met à jour chaque année une liste d’espèces sauvages candidates qu’il considère menacées de disparition du pays ou de la planète. Les espèces sauvages figurant sur la liste des espèces candidates des SSE sont classées en trois groupes prioritaires par les SSE afin de refléter l'urgence relative selon laquelle le COSEPAC devrait effectuer l'évaluation de chaque espèce sauvage. Le groupe 1 regroupe les espèces sauvages qui ont la priorité d'évaluation par le COSEPAC la plus élevée et comprend les espèces sauvages que l’on soupçonne disparues du pays. Les groupes 2 et 3 regroupent des espèces sauvages de priorité intermédiaire et inférieure, respectivement, en ce qui a trait à leur évaluation par le COSEPAC. Les raisons d'être pour l'inclusion d'espèces à la liste des espèces candidates des SSE diffèrent entre les groupes taxinomiques considérés par le COSEPAC, reflétant ainsi les vastes différences de leur cycle de vie et les différences quant à nos connaissances au sujet de ces espèces.
Les espèces sauvages candidates incluses dans les listes des espèces candidates des SSE sont inscrites à la Partie 2. Notez que les provinces ou les territoires marqués d'un † représentent l’endroit où l'espèce est particulièrement en péril. Notez également que les espèces marquées d'un * seront incluses dans le prochain appel d’offres.
La Liste des espèces candidates du COSEPAC
Les espèces hautement prioritaires inscrites aux listes des espèces candidates des SSE sont examinées et classées par le COSEPAC, et sont inscrites en conséquence à la Liste des espèces candidates du COSEPAC. Le COSEPAC fonde son classement sur des données d'établissement des priorités soumises par chaque SSE (Critères d'établissement des priorités élaborés par le COSEPAC pour classer les espèces sauvages). La Liste des espèces candidates du COSEPAC identifie les espèces sauvages candidates hautement prioritaires nécessitant un rapport de situation. Les espèces inscrites sur cette Liste incluent celles qui n’ont pas encore été évaluées par le COSEPAC et celles dans les catégories « non en péril » ou « données insuffisantes », si de nouvelles informations indiquent qu’elles courent un risque d’être en péril.
Les espèces sauvages candidates incluses dans la Liste des d’espèces candidates du COSEPAC, ainsi que les justifications pour leur inclusion sont inscrites à la Partie 3. Notez que les espèces marquées d'un * seront incluses dans le prochain appel d’offres.
Notez que les espèces sauvages marquées par un astérisque (*) ont été inclus dans l'appel d’offres de l'automne 2011, alors que celles marquées par deux astérisques (**) seront incluses dans l'appel d'offres de l'automne 2012.
Nom scientifique |
Nom commun |
Occurrence au Canada |
|
Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée |
Ambystoma sp.
|
|
ON, QC, NB, NS
|
Ambystoma gracile
|
Salamandre foncée |
BC
|
Aneides vagrans
|
Salamandre errante |
BC
|
Rana palustris
|
Grenouille des marais |
ON, QC, NB, NS, PE
|
Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire |
Ambystoma maculatum
|
Salamandre maculée |
MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Bufo hemiophrys
|
Crapaud du Canada |
NT, AB, SK, MB
|
Ensatina eschscholtzii
|
Salamandre variable |
BC
|
Hyla versicolor
|
Rainette crucifère |
MB, ON, QC, NB, NS, PE
|
Lithobates catesbeianus
|
Ouaouaron |
ON, QC, NB, NS, PE
|
Lithobates septentrionalis
|
Grenouille du Nord |
ON, QC, NB, NS, PE
|
Necturus maculosus
|
Necture tacheté |
MB, ON, QC
|
Notophthalmus viridescens viridescens
|
Triton vert |
ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Plethodon cinereus
|
Salamandre cendrée |
ON, QC, NB, NS, PE
|
Rana luteiventris
|
Grenouille maculée de Columbia |
YT, BC, AB
|
Spea bombifrons
|
Crapaud des plaines |
AB, SK, MB
|
Taricha granulosa
|
Triton rugueux |
BC
|
Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure |
Ambystoma laterale
|
Salamandre à points bleus |
MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Ambystoma macrodactylum
|
Salamandre à longs doigts |
BC, AB
|
Anaxyrus americanus
|
Crapaud d'Amérique |
NU, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Eurycea bislineata
|
Salamandre à deux lignes |
ON, QC, NL
|
Hemidactylium scutatum
|
Salamandre à quatre doigts |
ON, QC, NB, NS
|
Lithobates clamitans
|
Grenouille verte |
ON, QC, NB, NS, PE
|
Lithobates sylvaticus
|
Grenouille des bois |
YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Plethodon vehiculum
|
Salamandre à dos rayé |
BC
|
Pseudacris crucifer
|
Rainette crucifère |
MB, ON, QC, NB, NS, PE
|
Pseudacris maculata
|
Rainette faux-grillon boréale |
YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC
|
Pseudacris regilla
|
Rainette du Pacifique |
BC
|
|
Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée |
Argia vivida **
|
|
BC, AB
|
Bembidion lachnophoroides
|
|
AB
|
Bombus terricola **
|
|
BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Campsomeris pilipes
|
|
BC
|
Coccinella novemnotata
|
Coccinelle à neuf points |
BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE
|
Ephemera guttulata
|
|
ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Hemileuca nuttalli
|
|
BC
|
Hexura picea **
|
|
BC
|
Hydroporus carri
|
Hydropore de Carr |
AB
|
Ips woodi
|
|
BC, AB
|
Lasioglossum Dialictus sablense **
|
|
NS
|
Megathymus streckeri
|
|
AB
|
Metrius contractus contractus
|
|
BC
|
Octogomphus specularis
|
|
BC
|
Omus audouini *
|
Cicindèle d’Audouin |
BC
|
Psilochorus hesperus *
|
[Araignée de la famille des Pholcidés] |
BC
|
Sphodros niger
|
|
ON
|
Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire |
Agabus margaretae
|
|
AB, SK
|
Anisota manitobensis
|
|
MB
|
Arctia brachyptera
|
|
YT
|
Bombus fervidus
|
|
ON
|
Coleotechnites lewisi
|
|
AB
|
Dicromantispa sayi
|
|
ON
|
Erythrodiplax berenice
|
|
NS
|
Euphydryas anicia bernadetta
|
Damier anicia |
AB, SK
|
Euphydryas editha hutchinsi
|
Damier d'Édith |
AB, SK
|
Gomphus abbreviatus
|
|
NB, NS
|
Hemileuca nevadensis
|
|
SK, MB, AB
|
Lasiopogon pacificus
|
|
BC
|
Microhexura idahoana
|
|
BC
|
Nicocles rufus
|
|
BC
|
Rhionaeschna mutata
|
Aeschne des nénuphars |
ON, NS
|
Speyeria mormonia
|
Argynne mormone |
BC
|
Stichopogon fragilis
|
|
BC
|
Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure |
Agabus immaturus
|
|
NB
|
Anacampsis lupinella
|
|
ON
|
Antrodiaetus cerberus
|
|
BC
|
Areniscythris saskatchewan
|
|
SK
|
Callophrys johnsoni
|
Porte-queue de Johnson |
BC
|
Callophrys mossii
|
Lutin de Moss |
BC
|
Carabus vinctus
|
|
|
Celithemis martha
|
|
NB, NS
|
Chlosyne hoffmanni
|
Damier de Hoffmann |
BC
|
Cicindela cuprascens
|
|
MB
|
Cicindela hirticollis athabascensis Graves
|
Cicindèle à ligne obtuse |
AB, SK
|
Cicindela hirticollis couleensis
|
Cicindèle à ligne obtuse |
BC, AB
|
Cicindela hirticollis rhodensis
|
Cicindèle à ligne obtuse |
ON, QC, NB, NS, NL
|
Cicindela hirticollis shelfordi
|
Cicindèle à ligne obtuse |
AB, SK, MB
|
Cicindela lepida
|
Cicindèle blanche |
AB, SK, MB
|
Coleophora manitoba
|
|
MB
|
Coleophora ramitella
|
|
ON
|
Coreorgonal petulcus
|
|
BC
|
Cupido comyntas
|
Bleu porte-queue de l'Est (Population de la Colombie-Britannique) |
BC
|
Dicaelus purpuratus
|
|
ON
|
Erora laeta
|
Lutin mystérieux |
ON, QC, NB, NS, PE
|
Erynnis propertius
|
Hespérie Propertius |
BC
|
Euphilotes ancilla
|
Bleu tacheté des Rocheuses |
AB, SK
|
Geolycosa spp.
|
|
AB, SK, MB, ON, QC
|
Heterosternuta allegheniansus
|
|
QC, NB
|
Heterosternuta chocheconis
|
|
QC, NB
|
Hydrocollis filiolus
|
|
QC, NB
|
Lycaena editha
|
|
BC, AB
|
Neoporus blanchardi
|
|
NS
|
Neoporus dilatatus
|
|
ON, QC, NB, NS
|
Neoporus tennetum
|
|
ON
|
Neurocordulia michaeli
|
|
ON, NB
|
Oeneis bore gaspeensis
|
|
QC
|
Okanagana synodica
|
|
AB
|
Papilio machaon pikei
|
Machaon |
AB, BC
|
Pardosa pedia
|
|
SK
|
Polites sabuleti
|
Hespérie des dunes |
BC
|
Schizocosa cespitum
|
|
SK
|
Siphlonica aerodromia
|
|
QC, NB, NS, NL
|
Speyeria egleis
|
|
AB
|
Speyeria zerene bremnerii
|
|
BC
|
Strictotarsus minipi
|
|
NL
|
Stylurus plagiatus
|
|
ON
|
Tachysphex pechumani
|
|
ON
|
Usofila pacifica
|
|
BC
|
|
Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée |
Anaptychia elbursiana
|
|
BC, AB
|
Anzia colpodes
|
|
ON, QC, NB, NS, PE
|
Glypholecia scabra
|
|
NT, NU, BC, SK
|
Pannaria lurida
|
|
NB, NS, NL
|
Ramalina sinensis
|
|
BC, MB
|
Sticta limbata
|
|
BC, NB, NS
|
Teloschistes chrysophthalmus **
|
|
MB, ON
|
Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire |
Aucune espèce candidate actuellement inscrite |
Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure |
Aucune espèce candidate actuellement inscrite |
|
Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée |
Pusa hispida hispida **
|
Phoque annelé |
YT, NT, NU, MB, ON, QC, NL, Océan arctique
|
Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire |
Cystophora cristata
|
Phoque à capuchon |
Océan arctique, Océan atlantique
|
Erignathus barbatus
|
Phoque barbu |
NT, NU, MB, ON, NL, Océan arctique, Océan atlantique
|
Phoca groenlandica
|
Phoque du Groenland |
Océan arctique, Océan atlantique
|
Ziphius cavirostris
|
Baleine à bec de Cuvier |
Océan pacifique, Océan atlantique
|
Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure |
Lagenorhynchus obliquidens
|
Dauphin à flancs blancs du Pacifique |
Océan pacifique
|
Mirounga angustirostris
|
Éléphant de mer |
BC, Océan pacifique
|
Physeter macrocephalus
|
Cachalot macrocéphale |
Océan pacifique, Océan atlantique
|
|
Aucune espèce candidate actuellement inscrite |
|
Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée |
Allogona profunda *
|
|
ON
|
Anguispira kochi kochi
|
|
ON
|
Anguispira kochi occidentalis
|
|
BC
|
Fisherola nuttalli
|
|
BC
|
Kootenaia burkei **
|
|
BC
|
Mesodon clausus
|
|
ON
|
Mesodon zaletus
|
|
ON
|
Neohelix dentifera
|
|
ON, QC, NB
|
Patera pennsylvanica **
|
|
ON
|
Webbhelix multilineata
|
|
ON
|
Zacoleus idahoensis
|
|
BC
|
Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire |
Birgella subglobosa
|
|
MB, ON, QC
|
Fluminicola fuscus
|
|
BC
|
Inflectarius inflectus
|
|
ON
|
Micromenetus dilatatus
|
|
NS
|
Oreohelix strigosa stantoni
|
|
AB, SK
|
Oreohelix subrudis limitaris
|
|
AB
|
Philomycus carolinianus
|
|
ON
|
Physella gyrina athearni
|
Physelle émoussée albinos |
AB
|
Pisidium cruciatum
|
Pisidie sculptée |
ON
|
Planorbella corpulenta corpulenta
|
|
MB
|
Planorbella corpulenta whiteavesi
|
|
MB, ON
|
Solemya borealis
|
|
Océan atlantique
|
Stagnicola kennicotti
|
Stagnicole de l’Arctique occidental
occidental |
NT, NU
|
Valvata sincera ontariensis
|
Valvée scalariforme |
ON
|
Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure |
Gastrocopta corticaria
|
|
ON, QC, NB
|
Glyphyalinia luticola
|
|
ON
|
Helisoma anceps royalense
|
|
MB, ON
|
Lasmigona costata
|
Lasmigone cannelée |
MB, ON, QC
|
Leptodea ochracea
|
|
NB, NS
|
Margaritifera margaritifera
|
Mulette perlière de l’Est |
QC, NB, NS, PE, NL
|
Megapallifera mutabilis
|
|
ON
|
Physella columbiana
|
|
BC
|
Physella concolor
|
Physelle de Haldeman |
BC
|
Physella hordacea
|
Physe de l’île de Vancouver |
BC
|
Physella latchfordi
|
|
ON, QC
|
Physella lordi
|
|
BC, AB
|
Physella nuttalli
|
Physelle de Nuttall |
BC
|
Pisidium insigne
|
Pisidie minuscule |
BC, AB, ON, PE
|
Pomatiopsis lapidaria
|
|
ON
|
Quadrula pustulosa
|
Mulette pustulée |
ON
|
Stagnicola montanensis
|
|
AB
|
Stagnicola walkeriana
|
Stagnicole de Walker occidental
occidental |
ON
|
Stagnicola woodruffi
|
Stagnicole de Woodruff |
ON
|
Truncilla truncata
|
Troncille doigt-de-cerf |
ON
|
Valvata perdepressa
|
Valvée déprimée |
ON
|
|
Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée |
Brachydontium olympicum *
|
|
BC
|
Buxbaumia minakatae
|
|
ON, NS, NL
|
Crossidium seriatum *
|
|
BC
|
Gollania turgens *
|
|
YT, BC
|
Seligeria careyana
|
|
BC
|
Tortula scotterii
|
|
NT, BC
|
Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire |
Aucune espèce candidate actuellement inscrite |
Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure |
Aucune espèce candidate actuellement inscrite |
|
Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée |
Aechmophorus occidentalis *
|
Grèbe élégant |
BC, AB, SK, MB
|
Coccothraustes vespertinus
|
Gros-bec errant |
YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Cypseloides niger borealis **
|
Martinet sombre |
BC, AB
|
Megaceryle alcyon **
|
Martin-pêcheur d'Amérique |
YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Phalaropus lobatus *
|
Phalarope à bec étroit |
YT, NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, NL
|
Ptychoramphus aleuticus *
|
Starique de Cassin |
BC
|
Zonotrichia querula
|
Bruant à face noire |
NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON
|
Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire |
Ammodramus savannarum
|
Bruant sauterelle |
BC, AB, SK, MB, ON, QC
|
Arenaria interpres morinella
|
Tournepierre à collier, sous-espèce morinella |
YT, NT, NU
|
Catharus minimus minimus
|
Grive à joues grises de la sous-espèces minimus |
NL
|
Falco sparverius
|
Crécerelle d'Amérique |
YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Limosa haemastica
|
Barge hudsonienne |
YT, NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Spizella pusilla
|
Bruant des champs |
SK, ON, QC
|
Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure |
Aythya affinis
|
Petit fuligule |
YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, NL
|
Aythya marila
|
Fuligule milouinan |
YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Calamospiza melanocorys
|
Bruant noir et blanc |
AB, SK, MB
|
Charadrius vociferus
|
Pluvier kildir |
YT, NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
|
Dendroica discolor
|
(Paruline des prés) |
ON
|
Oporornis agilis
|
Paruline à gorge grise |
NU, BC, AB, SK, MB, ON, QC
|
Phalaropus fulicarius
|
Phalarope à bec large |
YT, NT, NU, BC, MB, ON, QC, NB, NS, NL
|
Somateria spectabilis
|
Eider à tête grise |
YT, NT, NU, MB, ON, QC, NB, NL
|
Tyrannus tyrannus
|
Tyran tritri |
NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE
|
|
Une liste plus exhaustive des espèces candidates de plantes vasculaires comportant plus de 500 plantes, groupées en deux classes prioritaires, est maintenant disponible pour tous sous forme d'un fichier Excel ou html, sous le lien suivant (Liste provisoire des espèces candidates de plantes vasculaires). Cette liste est fournie bien qu'il s’agisse d’une copie de travail qui sera modifiée au besoin. La préparation de cette liste des espèces inclut de l'information provenant du processus de revue sur la situation générale des espèces sauvages au Canada, processus qui implique les compétences fédérales, provinciales et territoriales.(dernière mise à jour, mars 2011).
|
Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée |
Arnica griscomii ssp.griscomii *
|
Arnica de Griscom |
QC, NL
|
Claytoia ogilviensis
|
|
YT
|
Fraxinus latifolia
|
|
BC
|
Podistera yukonensis *
|
Podistère du Yukon |
YT
|
Rhynchospora macrostachya **
|
Rhynchospore å gros épillets |
NS
|
Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire |
Liste provisoire des espèces candidates de plantes vasculaires |
Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure |
Liste provisoire des espèces candidates de plantes vasculaires |
|
Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée |
Coregonus nigripinnis **
|
Cisco à nageoires noires |
ON
|
Gasterosteus aculeatus
|
Épinoche à trois épines benthique du petit lac Quarry |
BC
|
Lepomis megalotis **
|
crapet à longues oreilles |
ON†, QC†
|
Oncorhynchus mykiss *
|
Truite arc-en-ciel (Populations de l'Alberta) |
AB†
(population indigène de l'Alberta (AB) considérée comme unité désignable (UD) seulement.)
|
Percina shumardi
|
Dard de rivière |
MB†, ON†
|
Prosopium coulterii
|
Ménomini pygmée |
YT†, NT, BC, AB†, ON†
|
Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire |
Acrocheilus alutaceus
|
bouche coupante |
BC†
|
Ameiurus natilis
|
Barbotte jaune |
ON, QC†
|
Carpiodes cyprinus
|
couette |
AB†, SK†, MB†, ON, QC†
|
Coregonus artedi
|
Cisco de lac |
NT, NU, BC†, AB, SK, MB, ON, QC
(population de la Colombie-Britannique (BC) considérée comme unité désignable (UD) distincte seulement.)
|
Coregonus autumnalis
|
Cisco arctique |
YT, NT†, NU†, BC†
|
Coregonus clupeaformis
|
Grand corégone |
YT, NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, NL
|
Coregonus nasus
|
Corégone tschir |
YT, NT, NU, BC†
|
Coregonus pidschian
|
corégone bossu |
YT†
|
Coregonus sardinella
|
Cisco sardinelle |
YT, NT†, NU†, BC†
|
Cottus cognatus
|
chabot visqueux |
YT, NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE†, NL
(population de l'Iîle du Prince-Édouard (PE) considérée comme unité désignable (UD) seulement.)
|
Couesius plumbeus
|
Méné de lac (Populations des sources chaudes du nord de la Colombie-Britannique) |
BC
|
Esox niger
|
brochet maillé |
QC†
|
Etheostoma caeruleum
|
Dard arc-en-ciel |
ON, QC†
|
Gasterosteus aculeatus
|
Épinoche à trois épines limnétique du petit lac Quarry |
BC
|
Hybognathus hankinsoni
|
Méné laiton |
BC†, AB, SK†, MB, ON, QC†
|
Hybognathus regius
|
méné d'argent |
ON†, QC
|
Moxostoma anisurum
|
chevalier blanc |
AB, SK†, MB, ON, QC†
|
Moxostoma erythrurum
|
chevalier doré |
MB†, ON
|
Moxostoma valenciennesi
|
Chevalier jaune |
ON†, QC†
|
Notropis blennius
|
Méné de rivière |
AB†, SK†, MB†
|
Notropis buchanani
|
méné fantôme |
ON†
|
Notropis heterodon
|
menton noir |
MB†, ON, QC
|
Notropis rubellus
|
tête rose |
ON, QC†
|
Noturus miurus
|
chat-fou tacheté |
ON†
|
Oncorhynchus clarkii clarkii
|
Truite fardée côtière |
YT, BC
|
Spirinchus thaleichthys
|
Éperlan d'hiver (populations nain) |
BC
|
Stenodus leucichthys
|
inconnu |
YT, NT†, BC†
|
Thymallus arcticus
|
Ombre arctique |
YT†, NT†, NU†, BC†, AB†, SK, MB
|
Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure |
Esox masquinongy
|
Maskinongé |
MB, ON, QC
|
Ichthyomyzon castaneus
|
Lamproie brune (Populations des Grands Lacs et du haut Saint-Laurent) |
ON, QC
|
Ichthyomyzon castaneus
|
Lamproie brune (Populations des rivières Saskatchewan et Nelson) |
SK, MB, ON
|
Margariscus margarita
|
Mulet perlé |
NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, NL
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Percina maculata
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SK, MB, ON
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Prosopium cylindraceum
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Ménomini rond |
YT, NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NL
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Rhinichthys obtusus
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SK, MB, ON
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Salvelinus alpinus
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Omble chevalier |
YT, NT, NU, MB, QC, NB, NL
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Salvelinus namaycush
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Touladi |
YT†, NT, NU, AB†, SK, MB, ON, QC†, NB†, NS†, NL
|
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Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée |
Oncorhynchus gorbuscha
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Saumon rose |
BC, Océan pacifique
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Oncorhynchus keta
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Saumon kéta |
BC, Océan pacifique
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Oncorhynchus kisutch
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Saumon coho |
BC, Océan pacifique
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Oncorhynchus mykiss
|
|
BC
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Oncorhynchus tshawytscha
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Saumon chinook |
YT, BC, Océan pacifique
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Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire |
Alosa pseudoharengus
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Gaspereau |
Océan atlantique
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Alosa sapidissima
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alose savoureuse |
BC, QC, NB, NS, NL, Océan pacifique, Océan atlantique
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Bathyraja spinicauda
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NU, NS, NL, Océan atlantique
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Hypomesus pretiosus
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Éperlan argenté |
BC, Océan pacifique
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Mallotus villosus
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Capelan |
Océan atlantique
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Melanogrammus aeglefinus
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Aiglefin |
Océan atlantique
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Notacanthus chemnitzi
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Tapir à grandes écailles |
Océan atlantique
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Pollachius virens
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Goberge |
NB, NS, NL, Océan atlantique
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Sebastes entomelas
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Veuve |
BC, Océan pacifique
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Sebastes flavidus
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Sébaste à queue jaune |
BC, Océan pacifique
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Sebastolobus alascanus
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Sébastolobe à courtes épines |
BC, Océan pacifique
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Zoarces americanus
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NS, NL
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Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure |
Aucune espèce candidate actuellement inscrite |
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Catégorie 1 - Les espèces de priorité élevée |
Chrysemys picta marginata
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Tortue peinte du centre |
ON, QC
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Chrysemys picta picta
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Tortue peinte de l'est |
NB, NS
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Crotalus viridis **
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AB, SK
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Diadophis punctatus
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Couleuvre à collier |
MB, ON, QC, NB, NS
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Heterodon nasicus
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Couleuvre à nez retroussé |
AB, SK, MB
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Pituophis catenifer sayi
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Couleuvre à nez mince des Prairies |
AB, SK
|
Terrapene carolina *
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Tortue tabatière |
ON
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Catégorie 2 - Les espèces de priorité intermédiaire |
Nerodia sipedon sipedon
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Couleuvre d'eau |
ON, QC
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Opheodrys vernalis
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Couleuvre verte |
SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE
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Storeria dekayi
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Couleuvre brune |
ON, QC
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Thamnophis radix
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Couleuvre des plaines |
AB, SK, MB
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Catégorie 3 - Les espèces de priorité inférieure |
Chelonia mydas
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Tortue verte |
Océan pacifique
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Elgaria coerulea
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Lézard alligator du Nord |
BC
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Lepidochelys kempii
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Tortue de Ridley |
NS, Océan atlantique
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Storeria occipitomaculata
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Couleuvre à ventre rouge |
MB, ON, QC, NB, NS
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Thamnophis elegans
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Couleuvre de l'ouest |
BC, AB
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Thamnophis ordinoides
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Couleuvre du Nord-Ouest |
BC
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Thamnophis sirtalis
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Couleuvre rayée |
NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS
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Espèces sauvages candidates |
Justification |
Arthropodes |
Argia
vivida
**
BC, AB
|
NOTA : L’Argia vivida a été présentée comme espèce candidate pour la première fois en 2009 par l’entremise d’un rapport détaillé de Dwayne Lepitzki (sous-comité sur les mollusques). Ce rapport décrivait les caractéristiques de la population de Banff, en Alberta. En 2009, lors de la réunion du sous-comité sur les arthropodes, Rob Cannings a souligné que d’importantes données récentes relatives à la répartition de l’espèce en Colombie-Britannique n’avaient pas été prises en compte dans le rapport. On lui a alors demandé d’apporter les mises à jour nécessaires au rapport présenté par Lepitzki et d’en rendre compte à la réunion de 2010 du sous-comité. Le présent document vient compléter la demande de Lepitzki en y apportant des données et des analyses additionnelles relatives à la situation de l’espèce en Colombie-Britannique.
*****************
L’Argia vivida Hagen (danseuse éclatante) est une demoiselle de la famille des Cœnagrionidés associée aux sources fraîches, tièdes et chaudes. On la retrouve dans le sud de la Colombie-Britannique et dans la partie adjacente de l’Alberta, depuis Meager Creek, dans la chaîne Côtière, jusqu’à Banff, vers l’est, dans les Rocheuses (Cannings et al., 2000; Cannings, 2002; Acorn, 2004). La haute spécificité de l’espèce à l’égard des petites sources fit affirmer à Williamson (1932, in Walker, 1953) que « l’insecte dépend des sources à un point tel que sa présence en un quelconque lieu garantit qu’on peut trouver de l’eau à proximité » [traduction]. Donc, même si d’autres populations d’Argia vivida étaient découvertes, l’espèce demeurerait plus susceptible de se trouver en péril que les autres odonates de Colombie-Britannique et de l’Alberta, puisque son habitat est restreint et menacé par les aménagements d’origine anthropique (Cannings et al., 2000). On croit que l’espèce était plus répandue au cours de la période hypsithermale, mais qu’elle aurait par la suite été limitée aux milieux relativement chauds (Pritchard, 1989, in Cannings et al., 2000).
Répartition mondiale
L’Argia vivida se rencontre dans l’ouest de l’Amérique du Nord, depuis le sud de la Colombie-Britannique et de la portion des Rocheuses située en Alberta jusqu’à la Basse Californie. L’espèce a également été signalée au Dakota du Sud et en Iowa (Westfall et May, 1996).
Répartition canadienne
Avant les années 1970, l’A. vivida avait uniquement été signalé près des sources du lieu historique national Cave and Basin (LHNCB), situé dans le parc national Banff (PNB), en Alberta (population la plus nordique), et dans trois localités de la région de Kootenay, en Colombie-Britannique (Cannings et Stuart, 1977). De plus amples relevés (Cannings et al., 2000; Cannings et al., 1998; Salter, 2003) ont permis de découvrir l’espèce dans d’autres parties du sud de l’intérieur de la Colombie-Britannique ainsi que dans d’autres localités de la région de Kootenay. Toutefois, il faut noter que cette région héberge peut-être la plus grande partie de la population de Colombie-Britannique, puisqu’elle renferme un grand nombre de sources chaudes. En 2010, l’espèce avait jusqu’alors été observée dans 15 localités de la région de Kootenay, 8 localités du sud de l’Okanagan, 4 localités du canyon du Fraser (D. Knopp, 2007, comm. pers., observations et photographies) et 2 localités de l’est de la chaîne Côtière, près de Pemberton.
Selon Acorn (2004), en Alberta, l’A. vivida a été observé uniquement dans les sources Cave and Basin, situées à Banff. Toutefois, les sources tièdes et fraîches du corridor faunique Middle Springs et de la tourbière de Middle Springs, dans le PNB, constituent aussi une aire de reproduction pour l’espèce (Rice, 2002; Hornung et Pacas, 2006). De plus, en septembre 2002, on a découvert une source fraîche située à environ 6 km au nord-nord-ouest (azimut 342o) du LHNCB semblant héberger une population distincte de reproducteurs (Lepitzki et al., données inédites, in Rice, 2002).
Chacune des populations de la Colombie-Britannique et de l’Alberta constitue probablement une localité distincte. De plus, étant donné qu’il y a peu de possibilités d’échange génétique entre les populations, il pourrait y avoir des unités désignables distinctes. L’ensemble des populations canadiennes se situent dans une seule des aires écologiques nationales du COSEPAC, celle des Montagnes du Sud, mais occupent deux des zones biogéographiques nationales d’eau douce du COSEPAC, soit la zone du Pacifique et la zone de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson. De la même façon, l’espèce est présente dans deux des provinces fauniques définies par le COSEPAC pour les amphibiens, reptiles et mollusques terrestres du Canada, celle de la Région intermontagnarde et celle des Rocheuses. Enfin, selon le Cadre écologique national pour le Canada (Marshall et Schut, 1999), toutes les populations signalées se situent dans l’écozone de la Cordillère montagnarde (voir aussi Cannings et Cannings, 1998).
Renseignements biologiques
Les larves d’A. vivida se développent dans de petits cours d’eau et bassins alimentés par des sources, et les adultes ne s’éloignent apparemment jamais beaucoup de l’eau, volent bas et se posent fréquemment sur le sol. Conrad et Pritchard (1990), Pritchard (1982, 1989, 1991) ainsi que Pritchard et Pelchat (1977) décrivent le développement et le comportement de l’A. vivida dans les sources chaudes de Banff, en Alberta, ainsi que d’Albert Canyon et de Halcyon, en Colombie-Britannique.
En 2003, l’effectif des populations des sources Middle et du LHNCB, situées dans le PNB, a été estimé par capture-marquage-recapture et s’établissait en moyenne à 1 204 et à 511 individus, respectivement. De plus, on s’est aperçu que deux individus s’étaient déplacés d’une population à l’autre, ce qui représente une distance d’environ 1 km (Hornung et Pacas, 2006). Hornung et Pacas (2006) ont relevé un nombre significativement plus élevé de larves d’A. vivida dans les sources Middle, où il n’y a pas de poissons exotiques, que dans le LHNCB, où il y en a. Ils ont également avancé que, pour conserver l’espèce, il faut non seulement maintenir les variations hydrologiques des sources thermales et permettre à l’eau de s’écouler et de former des bassins en aval, mais aussi préserver l’état des milieux situés entre les sources (Hornung et Pacas, 2006). En 2004, Ham et Kortello (2005) ont eux aussi utilisé la méthode de capture-marquage-recapture afin d’étudier les populations d’A. vivida des sources Middle et des sources du LHNCB. Plus précisément, ils ont évalué les effets sur l’espèce des éclaircies pratiquées dans les forêts situées tout juste en bordure de la ville de Banff, entre les deux populations. Ils ont relevé un effectif estimatif de 1 936 à 18 780 individus et ont également observé que deux demoiselles s’étaient déplacées entre les deux localités. Ham et Kortello (2005) ont donc conclu que l’éclaircie ne semblait pas nuire aux déplacements de l’A. vivida, mais qu’une planification judicieuse s’imposait pour les travaux d’éclaircie et d’élimination des débris ligneux qu’on réalisera à Banff en vue de préserver la qualité de l’habitat de l’A. vivida. En 2008, Kortello et Ham (travaux en cours de révision) ont également effectué une étude de suivi dans des milieux forestiers déboisés, éclaircis et intacts situés entre les sources Middle et celles du LHNCB, au moyen de techniques de dénombrement ponctuel. Ils en sont venus à la conclusion que, dans le secteur de l’aire de reproduction de l’A. vivida, l’aménagement de petites aires dégagées en alternance avec des parcelles de forêt intactes constituerait la meilleure méthode de réduction du combustible forestier.
Conservation
L’Argia vivida est classé S2 en Colombie-Britannique et figure sur la liste rouge de la province (Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique). En Alberta, l’Alberta Natural History Information Centre lui a attribué la cote S1, non en péril (Rice, 2000). À l’échelle mondiale, l’espèce est classée G5.
Selon Rice (2001), l’A. vivida n’est abondant qu’en Alberta, et ce serait dans cette province que survit la majorité de la population canadienne. Compte tenu du fait que l’on connaît dix fois plus de localités où vit l’espèce en Colombie-Britannique (30:3) et que celles-ci sont dispersées sur des milliers de kilomètres carrés, cette affirmation peut sembler exagérée. Toutefois, en Alberta, les localités sont toutes situées sur les terres protégées d’un parc national, et l’effectif estimatif des populations est beaucoup plus élevé que celui des populations de Colombie-Britannique. Rice (2001) souligne également qu’en Alberta, les menaces immédiates qui pèsent sur les populations d’A. vivida semblent minimes, puisque les aires de reproduction sont entièrement situées dans le PNB. Plus tard, Rice et le spécialiste des écosystèmes aquatiques du PNB en sont venus à la conclusion que les populations d’A. vivida de l’Alberta, bien qu’entièrement situées dans les limites du PNB, demeurent menacées par la destruction de l’habitat liée au détournement des cours d’eau et à l’expansion urbaine (Hornung et Pacas, 2006). Bien des populations de Colombie-Britannique sont sûrement ainsi menacées.
Selon Cannings (2002), les petites populations d’A. vivida pourraient être sensibles aux perturbations survenant dans leur petit habitat morcelé, puisque les larves vivent dans les bassins et les exutoires des sources thermales. En effet, dans la vallée de l’Okanagan, les petits ruisseaux alimentés par des sources sont souvent pollués et piétinés par le bétail. Les sources chaudes, où vivent la plupart des populations, sont presque toujours exploitées (Cannings, 2002). L’exploitation directe et indirecte (détournement des exutoires) des sources chaudes rend les populations vulnérables, mais il semble qu’une certaine exploitation soit acceptable, pour autant que les sources elles-mêmes et des sections d’exutoire s’écoulant librement sont préservées (Cannings et al., 2000). Citons l’exemple des sources chaudes Fairmont, où l’exploitation à des fins récréatives n’empêche pas les A. vivida de se retrouver en grand nombre pour la reproduction, puisque les bassins peuplés de mousses et les exutoires s’écoulant librement ont été conservés à proximité des sources elles-mêmes. On peut aussi observer l’espèce à Albert Canyon, où l’eau des sources est également détournée, mais s’écoule toujours dans un secteur où il y a abondance de mousses.
Selon Cannings et al. (2000), il est important d’éviter toute perturbation importante de la végétation et surtout de l’écoulement de l’eau dans les sources où vit l’A. vivida. L’espèce était probablement présente aux sources chaudes Radium avant que ces grandes sources ne soient exploitées, mais aucun exutoire naturel et aucun A. vivida n’ont été observés au cours d’un examen rapide du site (R. Cannings, obs. pers.). Sue Salter (2003) a découvert que l’eau d’un des deux sites occupés par l’A. vivida aux sources chaudes Pebble Creek, près de Pemberton, avait été détournée par des baigneurs, ce qui a entraîné un important changement de sa température. D’ailleurs, les larves d’A. vivida sont disparues du site : 15 à 20 individus y avaient été recensés en 2000 et 2001, alors qu’aucun n’a été trouvé en 2002. Dans toutes les localités, l’habitat de l’A. vivida est très limité et généralement non protégé. Les activités telles que la coupe forestière, le déversement de déchets, l’expansion routière et l’agrandissement des stationnements ont peu à peu réduit les milieux dont disposaient les demoiselles, puisqu’il n’existe actuellement aucun plan de protection pour l’espèce (P. Catling, obs. pers.).
Les baigneurs endommagent l’habitat même dans les aires protégées provinciales, parce que BC Parks ne dispose pas de fonds suffisants pour limiter l’accès aux sources ou les aménager en fonction de leurs valeurs de conservation. Les gestionnaires des ressources ont donc été confrontés à un choix difficile : laisser aller la dégradation des sources par les baigneurs ou alors modifier les sources au point où le milieu naturel ne convient plus aux invertébrés. Dans la réserve écologique de Ram Creek Hot Springs, située dans l’est de la région de Kootenay, la première option a été retenue. À l’opposé, on a opté pour le deuxième choix à Lussier Hot Springs, dans le parc provincial du lac Whiteswan (Salter, 2003); l’A. vivida n’a jamais été signalé dans cette source.
Acorn (2004) nous expose le point de vue intéressant de Gordon Pritchard, qui étudiait la population du LHNCB avant et pendant les travaux de construction d’une promenade de bois qui ont gravement ravagé les sources. Or, le plan de gestion récemment approuvé pour le LHNCB recommande à Parcs Canada un réaménagement substantiel du LHNCB, qui accueille déjà plus de 100 000 visiteurs par année (Parcs Canada, 2007), en vue d’y accroitre l’affluence de 5 % au cours des trois prochaines années. Toutefois, l’une des mesures proposées vise à protéger d’autres espèces rares et les organismes peuplant le LHNCB, y compris les demoiselles. Parmi les autres espèces ayant fait l’objet d’une évaluation par le COSEPAC (2008), on compte le naseux des rapides de Banff (Rhinichthys cataractae smithi), poisson disparu, et la physe des fontaines de Banff (Physella johnsoni), gastropode en voie de disparition.
SOMMAIRE DE LA SITUATION
i. Niveau taxinomique : Espèce. – Priorité élevée.
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Moins de 10 %. Toutefois, l’aire de répartition est fragmentée; il est donc naturel que la plupart des populations soient petites et isolées les unes des autres. – Priorité faible?
iii. Statut de conservation mondiale existant : La cote mondiale de NatureServe est G5. – Priorité faible.
iv. Taille et tendances de la population canadienne : Cote S2 en Colombie-Britannique et cote S1 en Alberta. Bien que l’effectif soit inconnu, on sait qu’il est relativement peu élevé pour une espèce d’odonate vivant au Canada. L’effectif des populations de l’Alberta, qui occupent plusieurs sites distincts dans le LHNCB et les sources Middle, se situe entre 231 et 2 408 individus adultes selon l’évaluation faite par Hornung et Rice (2006) ou entre 1 936 et 18 780 selon celle de Ham et Kortello (2005). Les trente populations connues en Colombie-Britannique sont probablement beaucoup plus petites. En effet, lors d’un relevé effectué en 1997 dans le sud de l’Okanagan, Cannings et al. (1998) ont observé moins de 10 adultes dans chacune des localités. Salter (2003) a répertorié des larves de l’espèce dans plusieurs sources, notamment dans les sources chaudes Ram Creek, où elle a dénombré 15 à 26 individus en novembre 2000 (moyenne de 3 répétitions dans chacun des trois sites).
Plusieurs sources chaudes fortement aménagées (Radium, Lussier, etc.) ne comptent actuellement aucune population d’A. vivida, mais en ont presque certainement hébergé une dans le passé, ce qui constitue un déclin probable. Bien que certaines de ces sources se trouvent dans des aires protégées, elles subissent encore des perturbations humaines. Un déclin direct a été observé aux sources chaudes Pebble Creek, en Colombie-Britannique, puisqu’un site entier a été détruit (Salter, 2003). Pendant plus d’un siècle, la destruction de l’habitat a entraîné un déclin de l’effectif. Toutefois, globalement, le déclin se chiffre probablement à moins de 50 %. – Priorité élevée.
v. Menaces : Les menaces sont attestées et réelles, et leurs effets négatifs ont été observés. L’habitat de l’espèce est restreint et fragile et est sans cesse perturbé et détruit par les activités humaines. Les sources chaudes sont endommagées, détournées ou encore altérées de façon permanente par les baigneurs. Les sources et ruisseaux d’eau fraîche (Kearns Creek, Okanagan Falls, etc.) sont piétinés et pollués par le bétail. De plus, ces deux milieux sont menacés par la coupe forestière, l’éclaircie forestière, la construction routière et l’introduction d’espèces exotiques. – Priorité élevée.
vi. Petite zone d’occurrence ou d’occupation : La zone d’occurrence est vaste (environ 127 000 km2) mais très fragmentée en populations souvent très petites. La zone d’occupation est petite (environ 33 km2 ou, selon une grille de 2 x 2 km, 132 km2). –Priorité élevée.
vii. Facteurs limitatifs biologiques : Habitat naturellement fragmenté et spécificité absolue pour les petites sources thermales isolées; l’espèce comporte un stade de vie aquatique et un stade de vie aérien. – Priorité élevée.
ANALYSE DE LEPITZKI (2009)
i. Niveau taxinomique : Espèce; il pourrait exister au moins deux UD distinctes. – Priorité élevée.
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : < 10 % de l’aire de répartition mondiale se trouve au Canada (estimation réalisée à partir de la carte d’Acorn (2004), à confirmer). – Priorité faible
iii. Statut de conservation mondiale existant : (à confirmer / mise à jour requise). –
Priorité élevée.
CDC de la Colombie-Britannique – S2, liste rouge (Cannings et al., 2000).
Alberta Natural History Information Centre – S1, non en péril (Rice, 2001).
iv. Taille et tendances de la population canadienne : Les tendances sont inconnues, mais on suppose que l’effectif fluctue, comme dans le cas de la plupart des insectes. Selon les estimations, l’effectif des populations de l’Alberta, qui vivent dans le LHNCB et les sources Middle, varierait entre 231 et 2 408 (Hornung et Rice, 2006) ou entre 1 936 et 18 780 (Ham et Kortello, 2005) individus adultes. Les populations de Colombie-Britannique sont probablement beaucoup plus petites, et on peut supposer qu’elles sont en déclin, puisque leur habitat rapetisse, certaines sources ne comptant aujourd’hui aucune population – Priorité élevée.
v. Menaces : Utilisation et aménagement des sources thermales par les humains; même les portions de l’habitat situées dans le PNB pourraient être touchées par des perturbations humaines comme l’éclaircie forestière, le détournement de cours d’eau et l’introduction d’espèces exotiques. – Priorité élevée.
vi. Petite zone d’occurrence ou d’occupation : On s’attend à ce que la zone d’occupation soit petite. – Priorité élevée.
vii. Facteurs limitatifs biologiques : Habitat naturellement fragmenté et spécificité absolue pour les petites sources thermales isolées; l’espèce comporte un stade de vie aquatique et un stade de vie aérien. – Priorité élevée.
Références
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Cannings, R.A. 2002. Introducing the dragonflies of British Columbia and the Yukon, Royal British Columbia Museum, Victoria, 96 p.
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Conrad, K.F., et G. Pritchard. 1990. Pre-oviposition mate guarding and mating behaviour of Argia vivida (Odonata: Coenagrionidae), Ecological Entomology 15: 363-370.
COSEPAC. 2008. Espèces sauvages canadiennes en péril, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, décembre 2008, 95 p. Disponible à l’adresse http://www.cosepac.gc.ca
Ham, S., et A. Kortello. 2005. Dispersal movements and corridor habitat for Argia vivida in Banff. Rapport soumis à Ian Pengelly, spécialiste du feu et de la végétation, Parcs Canada, 11 p.
Hornung, C.L.R., et C. Pacas. 2006. Investigating damselfly populations at springs in Banff National Park, Canada with special focus on Argia vivida, Amphiagrion abbreviatum, and Ischnura cervula (Odonata: Coenagrionidae), Aquatic Ecology 40(1): 49-58.
Kortello, A., et S. Ham. En cours de révision. Movement and habitat selection by Argia vivida (Hagen) (Odonata, Coenagrionidae) in fuel-modified forest, Journal of Insect Conservation.
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Westfall, M.J., Jr., et M.L. May. 1996. Damselflies of North America, Scientific Publishers, Gainesville, 649 p.
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Lasioglossum
Dialictus
**
NS
|
Localité type : île de Sable N43.9319 O059.9985
Cette espèce est l’une des quatre seules espèces d’abeilles connues de l’île de Sable, et la seule qui soit endémique. Elle n’a été décrite que récemment dans le cadre d’une révision taxinomique à grande échelle des Lasioglossum (Dialictus) au Canada (Gibbs, 2010). Les deux sexes se distinguent clairement des congénères. Les codes à barres ADN ont permis de déterminer que les spécimens capturés en 2008 étaient génétiquement différents des Lasioglossum apparentés (J. Gibbs, données inédites).
L’examen de milliers de spécimens de Dialictus provenant de la zone continentale de la Nouvelle-Écosse et d’autres zones côtières de l’est de l’Amérique du Nord n’a permis de détecter aucun spécimen du L. sablense. Seulement 12 spécimens ont été capturés dans l’île de Sable et font désormais partie de la Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématodes ou de la Collection Packer de l’Université York.
Étant endémique à l’île de Sable, cette espèce possède l’une des aires de répartition les plus petites de toutes les abeilles d’Amérique du Nord. Elle est par ailleurs l’une des seules, sinon la seule abeille authentiquement endémique au Canada.
i. Niveau taxinomique – Espèce – priorité élevée
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada – 100 % (endémique à l’île de Sable) – priorité élevée
iii. Statut de conservation mondiale existant – Aucun (mais endémique à une zone protégée) – priorité élevée
iv. Taille et tendances de la population canadienne – Inconnues. La population est probablement petite compte tenu des limites de l’aire de répartition – priorité intermédiaire
v. Menaces – Érosion et perte d’habitat dues aux changements climatiques, à l’aggravation des dommages dus aux tempêtes et à l’élévation du niveau de la mer. Concurrence possible pour la nourriture exercée par les mégachiles introduites – priorité élevée
vi. Petite zone d’occurrence ou d’occupation – Île de Sable (ZO = 90 km2; IZO = 80 km2; superficie de l’habitat couvert de végétation = ~10 km 2 – priorité élevée
vii. Facteurs limitatifs biologiques – Les abeilles sont haplodiploïdes et se caractérisent par un mécanisme de détermination du sexe qui entraîne une production accrue de mâles stériles dans les petites populations. La plupart des espèces du genre Lasioglossum (Dialictus) forment des colonies eusociales primitives renfermant une proportion d’ouvrières non reproductives plus petite que ce que les simples relevés des adultes peuvent laisser croire. Cette espèce dépend des ressources florales (pollen et nectar) pour son alimentation et construit probablement ses nids dans le sol sableux. Elle pourrait être menacée par les espèces introduites – priorité élevée
Référence
Gibbs, J. 2010. Revision of the metallic Lasioglossum (Dialictus) of Canada (Hymenoptera, Halictidae, Halictini), Zootaxa, 578 p.
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Omus
audouini
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Cicindèle d’Audouin
BC
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La cicindèle d’Audouin (Omus audouini) est la plus rare de deux espèces de cicindèles nocturnes étranges et incapables de voler, du genre Omus, et qui, au Canada, se rencontrent seulement à la limite de la côte méridionale de la C.-B. Plus précisément, on retrouve la cicindèle d’Audouin dans les prés à chênes de Garry et dans les boisés secs adjacents, peuplés de douglas de Menzies, dans la région de Victoria, et dans les champs abandonnés et les prés de l’extrême sud des basses terres du Fraser, au sud de Vancouver (Boundary Bay, White Rock). L’aire de répartition canadienne correspond à la limite nord de l’aire de répartition de l’espèce, qui s’étend au sud en passant par les régions côtières de l’État de Washington et de l’Oregon jusqu’à la limite nord de la Californie. La carte de l’aire de répartition de Pearson et al. (2006) n’est pas exacte : le sud de l’île de Vancouver devrait être inclus dans l’aire de répartition, mais aucune partie de l’intérieur de la C.-B ne devrait l’être. L’espèce n’a jamais été observée au nord de Vancouver, ni à l’est de la chaîne Côtière.
Comparées à d’autres cicindèles, les espèces du genre Omus sont peu connues sur les plans biologique et taxinomique. Selon Pearson et al. (2006), le Omus audouini vit dans la litière humide et ombragée de la forêt, mais s’aventure aussi dans les zones herbeuses, les falaises côtières et les rives escarpées argileuses surplombant l’océan. La plupart des spécimens de la C. B. ont sûrement été prélevés dans ces zones dégagées, mais certaines mentions manquent de précision quant à l’emplacement et au milieu. Les adultes sont actifs principalement du mois d’avril au mois de juin dans la partie septentrionale de l’aire de répartition, même si une mention a été enregistrée pour Victoria à la mi-août.
Compte tenu des données, souvent imprécises, figurant sur les étiquettes, on constate qu’il y a au moins trois emplacements de capture à la limite sud de l’île de Vancouver : à Victoria (falaises du chemin Dallas), à Saanich et dans le district de Highland. Les premières mentions ont été enregistrées dans le sud de l’île de Vancouver (spécimens de la Collection nationale canadienne d’insectes [CNCI]); elles ne sont pas datées, mais G.M. Taylor, qui collectionnait ces spécimens, est décédé en 1912. D’autres mentions pour la région de Victoria datent de 1924 à 1954 (spécimens du Royal British Columbia Museum [RBCM]). Il y a trois emplacements de capture connus dans la partie continentale de la Colombie-Britannique : White Rock (1962), Elgin (tout juste au nord de White Rock) (plusieurs mentions en 1985) et Boundary Bay (deux mentions en 1989) (spécimens de la CNCI et de l’UBC). Aucune mention n’a été enregistrée dans les îles Gulf.
Même si cette cicindèle peut probablement s’adapter à un certain degré de perturbation, les milieux où elle vit comptent parmi les plus menacés au Canada – les prés à chênes de Garry (île de Vancouver) et les prés des basses terres du Puget Sound (partie continentale de la C. B.). Les deux plus grandes régions métropolitaines de la province occupent le centre de l’aire de répartition de l’espèce en C.-B., et le taux de perte d’habitat continue d’être élevé. En 2009, le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique a entrepris des activités d’inventaire de base dans la pointe sud de l’île de Vancouver et les basses terres dans le but de mieux répertorier le statut, sur le plan de la conservation, de la cicindèle d’Audouin. Dans la région de Victoria, Andy Teucher a placé des pièges-fosses dans les milieux qui pourraient être propices, à Prospect Lake et dans le parc Island View Beach, le parc Christmas Hill, le parc Beacon Hill (y compris les falaises du chemin Dallas) et le parc Saxe Point. Huit pièges ont été placés à chaque emplacement et étaient vérifiés tous les deux à quatre semaines. Pour 2 866 nuits-pièges (un piège déployé pendant une nuit = 1 nuit-piège) du 24 mai au 5 août, un seul spécimen de cicindèle d’Audouin a été capturé (RBCM). Il a été capturé entre le 19 juin et le 28 juillet, sur une falaise côtière, le long du chemin Dallas dans le Beacon Hill Park, à Victoria; ce spécimen confirme que la cicindèle d’Audouin est toujours présente dans le sud de l’île de Vancouver. Jennifer Heron a placé des pièges-fosses à plusieurs emplacements des basses terres autour de Vancouver. Cependant, ce ne sont pas tous les sites qui étaient choisis spécifiquement pour trouver des cicindèles d’Audouin, et l’emplacement connu de l’aéroport de Boundary Bay n’a pas été visité depuis. À Boundary Bay, on a placé des pièges le long de la plage et sur un des principaux sentiers à proximité. On a également placé des pièges dans le refuge d’oiseaux migrateurs de George C. Reifel, propriété du SCF à l’île Reifel, à l’île Iona, au parc Belcarra, à Colony Farm et à Surrey Bend. Les pièges ont été installés en mai, vérifiés à divers intervalles pendant l’été et désactivés entre la mi-septembre et la mi octobre. Il y a eu en tout 913 nuits-pièges. Néanmoins, on a besoin de plus de données d’inventaire, particulièrement pour la région Boundary Bay-White Rock de la partie continentale. Les relevés de 2009 ont porté principalement sur les prés côtiers. On devrait aussi entreprendre l’inventaire des milieux forestiers adjacents.
i. Niveau taxinomique : Espèce – priorité élevée
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : < 10 % – priorité faible
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : G5 (NatureServe); classement national préliminaire de N1 établi par Scudder (1996); classé S1 (rouge) en C.-B., par le Centre de données sur la conservation de la C. B. – classement mondial bas, classement national préliminaire élevé – priorité moyenne (élevée)
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : population probablement petite; répartie de façon très fragmentée? On a besoin de plus de données d’inventaire pour mettre à jour et clarifier les données sur la répartition, même après les relevés préliminaires entrepris en 2009. Le nombre d’occurrences s’élève à environ six au Canada (probablement plus, mais certaines données d’emplacement ne sont pas assez précises pour pouvoir le déterminer).
À l’emplacement du chemin Dallas à Victoria, l’espèce persiste depuis au moins les années 1920, malgré les importants travaux d’aménagement et les perturbations anthropiques. Toutefois, on ne connaît actuellement ni la taille, ni la viabilité, de cette population; elle est probablement très réduite comparativement à sa taille d’origine. À cause des activités de stabilisation des berges qui ont cours depuis longtemps, des travaux d’aménagement (routes et infrastructure), de l’utilisation intense par les humains et les chiens, du fauchage et de la présence d’espèces végétales introduites le long des falaises du chemin Dallas, il est peu probable que ces berges et falaises constituent un habitat de haute qualité à long terme. Le fait que 329 nuits pièges sur les falaises (7 pièges répartis le long des falaises ont été actifs de 2009-06-12 à 2009 07 28) n’aient permis de capturer qu’un seul spécimen indique que la population n’est probablement pas très grande (A. Teucher, comm. pers., 2009). Les berges argileuses constituent un milieu propice pour l’alimentation et la croissance des larves, mais elles font l’objet d’une forte utilisation à des fins récréatives. Des déclins ont été inférés en raison de la perte étendue de l’habitat (p. ex. aménagement suburbain intensif dans les deux zones des populations) – priorité élevée.
v. Menaces : La majorité des milieux propices sont fortement menacés par les travaux d’aménagement (p. ex. importants travaux d’aménagement commercial et résidentiel en banlieue ainsi que l’aménagement de terrains de golf à Langford et dans les régions adjacentes sur l’île de Vancouver). Un des principaux milieux de l’espèce, les prés à chênes de Garry, est réduit à 10 % de sa proportion initiale (il ne reste plus qu’environ 1 600 ha sur les 16 000 ha qu’il y avait à l’origine) (Lea, 2006). Une perte semblable des forêts et des prés a été constatée au profit de l’aménagement résidentiel et autre, dans le sud des basses terres; les écosystèmes de champs et de prés sont utilisés pour construire des serres. Certaines zones sont protégées (p. ex. le parc Beacon Hill et le parc Goldstream, à Victoria). Les coupes à blanc ont peut-être joué un rôle dans le déclin précédent des populations – priorité élevée
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : La zone d’occurrence est d’environ 3 200 km2, mais une bonne partie de la zone est le détroit de Georgia, situé entre les populations qui se trouvent sur la partie continentale et celles qui se trouvent sur l’île de Vancouver. L’étendue de la zone d’occurrence du chemin Dallas, le site de Victoria, le seul emplacement récent (2009) sur l’île de Vancouver, est inconnue. Cependant, si un milieu propice existe dans un nombre suffisant de parcelles, suffisamment proches les unes des autres, la zone d’occurrence pourrait occuper des fragments sur environ 2,5 km de ces falaises. Si on tient compte de toute l’aire de répartition, la zone d’occupation s’étend sur environ 300 km2 - priorité élevée
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Faible vagilité; l’espèce est incapable de voler – priorité moyenne (élevée)
Références
Lea, T. 2006. Historical Garry Oak ecosystems of Vancouver Island, British Columbia, pre-European contact to the present, Davidsonia, n° 17, p. 34-50.
Pearson, D.L., C.B. Knisley et C.J. Kazilek. 2006. A field guide to the tiger beetles of the United States and Canada, Oxford, Oxford University Press.
Scudder, G.G.E. S. 1996. Terrestrial and freshwater invertebrates of Britih Columbia: priorities for inventory and descriptive research, Research Branch, BC Ministry of Forests, Wildlife Branch, BC Ministry of Environment, Lands and Parks, Victoria (C.-B.).
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Psilochorus
hesperus
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[Araignée de la famille des Pholcidés]
BC
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Classe : Arachnida – Arachnides
Ordre : Araneae – araignées
Sous-ordre : Opisthothelae
Infraordre : Araneomorphae
Famille : Pholcidae – araignées de cave
Genre : Psilochorus Simon
Espèce : hesperus Gertsch et Ivie – aucun nom commun
On rencontre habituellement les araignées aranéomorphes haplogynes dans les climats chauds tempérés et tropicaux. Sept espèces seulement ont été observées au Canada; toutes, sauf une, ont une aire de répartition limitée; plusieurs sont très rares, et au moins une (Psilochorus hesperus) semble être en péril. Le Psilochorus hesperus ne vit que dans les zones chaudes et sèches du fond des vallées de la C. B., où sa présence est connue dans cinq emplacements, entre Osoyoos et Princeton, à l’extrême-sud de la vallée de l’Okanagan et de son affluent, la rivière Similkameen. Dans cette région, les populations se trouvent seulement dans les vastes tas de roche ou les affleurements rocheux, plus précisément sous les roches. Des relevés étendus (environ 200 heures d’activités de recherche) effectués au cours des dernières années dans d’autres parties de la C. B., où l’on trouve des zones de sécheresse semblables (fleuve Fraser – de Williams Lake à Lytton; rivière Chilcotin – à proximité de Farwell Canyon; rivière Thompson – de Kamloops à Spences Bridge; rivière Nicola – du lac Nicola à Spences Bridge; rivière Tulameen – de Coalmont à Princeton; vallée de l’Okanagan – de Vernon à Oliver; vallée de la rivière Kettle – de Rock Creek au lac Christina), n’ont pas permis de trouver de nouvelles populations. Dans le corridor Osoyoos–Princeton, les milieux propices sont nombreux, mais les populations du P. hesperus sont peu communes et réparties de manière fragmentée. Le corridor Osoyoos–Princeton est un important couloir de circulation, qui subit de fortes pressions à cause de l’aménagement résidentiel et commercial et de l’expansion agricole. L’habitat naturel dans cette région a été considérablement réduit et regroupe un grand nombre d’espèces qui ont déjà été désignées comme des espèces en péril par le COSEPAC.
i. Niveau taxinomique : Espèce – priorité élevée
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : < 5 % – priorité faible
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : pas de classement – priorité faible
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Déclin inféré en raison de l’habitat disponible limité et des pressions exercées par les travaux d’aménagement – priorité élevée
v. Menaces : Population fragmentée et observée à moins de dix emplacements; expansion agricole, aménagement résidentiel et commercial; transports – priorité élevée
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : Zone d’occurrence de moins 100 km2 environ; zone d’occupation probablement de moins de 5 km2 – priorité élevée
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Population fragmentée et observée à moins de dix emplacements; ne vit que sous les roches, dans des endroits chauds et secs – priorité élevée
Références
Huber, B.A. 2005. Pholcidae, in Ubick, D., P. E. Cushing, P. Paquin et N. Dupérré (dir. de publ.), Spiders of North America: an Identification Guide, American Arachnological Society, p. 194 196.
Lea, T. 2008. Historical (pre-settlement) ecosystems of the Okanagan Valley and Lower Similkamenn Valley of British Columbia - pre-European contact to present, Davidsonia n° 19(1), p. 3-36.
Slowik, J. 2009. A review of the cellar spider genus Psilochorus Simon 1893 in America north of Mexico (Araneae: Pholcidae), Zootaxa, n° 2144, p.1-53.
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Hexura
picea
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BC
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Le Hexura picea Simon (Araneae : Mecicobothriidae) est une petite araignée liticole « tarentuloïde » (mygalomorphe) dont l’habitat se limite aux forêts anciennes qui se trouvent sur la côte nord-ouest du Pacifique ou à proximité de cette zone (sud-ouest de la Colombie-Britannique, et ouest de l’État de Washington et de l’Oregon). Cette araignée utilise ses très longues filières pour tisser une toile en forme de tube dans la litière et la mousse, à la base des vieux conifères — en particulier des épinettes de Sitka — ou dans les débris aux alentours. L’espèce a été découverte il y a moins de 30 ans au Canada; elle forme une population isolée qui ne se trouve que dans les vestiges des anciennes forêts pluviales du centre de la côte ouest de l’île de Vancouver (Colombie-Britannique), dans une petite zone située entre Bamfield et Port Renfrew. On ne la trouve qu’en nombres relativement limités aux cinq sites connus de capture, et il n’existe par ailleurs que quelques douzaines de spécimens de musées. L’espèce n’a pas fait l’objet jusqu’à maintenant d’un recensement précis à cause, en partie, de la relative inaccessibilité d’une bonne part de son aire de répartition. La moitié environ de l’aire de répartition canadienne est protégée. L’exploitation des vestiges de la forêt ancienne se poursuit dans le reste de l’aire de répartition de l’espèce.
i. Niveau taxinomique – Espèce – priorité élevée
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada – 100 % (la population de l’île de Vancouver est très isolée des autres populations de la côte nord-ouest du Pacifique) – priorité élevée
iii. Statut de conservation mondiale existant – Espèce classée « 3 » (« sensible ») à l’échelon national par NatureServe. Actuellement classée espèce de « priorité 2 » par NatureServe dans une première tentative de classement des espèces canadiennes d’araignées selon le système de classement mondial (G rank) de NatureServe – priorité intermédiaire
iv. Taille et tendances de la population canadienne – Il n’existe pas d’estimation fiable, mais la population est probablement très petite et limitée à une petite zone du centre de la côte ouest de l’île de Vancouver (< 1 000 km²), et les individus ne sont jamais nombreux à aucun des sites connus. Il n’existe pas d’informations sur les tendances de la population, mais on suppose qu’elle diminue à un rythme d’environ 50 à 70 % à cause des pressions intenses exercées par l’exploitation forestière sur la moitié environ de l’aire de répartition connue – priorité intermédiaire
v. Menaces – L’espèce ne s’observe que dans des sites épars de la forêt pluviale ancienne de la côte — en particulier dans les peuplements d’épinettes de Sitka. La moitié environ de l’aire de répartition est protégée, mais une exploitation forestière intense menace la population dans la moitié non protégée de l’aire de répartition – priorité élevée
vi. Petite zone d’occurrence ou d’occupation – Cette espèce n’a pas fait l’objet d’un inventaire ciblé. La population est probablement fragmentée. Cinq sites de capture sont connus : Bamfield, Cheewat Beach, Carmanah Valley, Walbran Valley et Harris Creek. Les quatre premiers sites sont reliés par une étroite bande côtière d’habitat propice en grande partie contiguë; le site de Harris Creek est probablement isolé des autres. La zone d’occurrence est inférieure à 1 000 km²; la zone d’occupation actuellement connue est probablement inférieure à 150 km². La population de l’île de Vancouver est isolée des populations des États-Unis et il n’existe par conséquent aucune possibilité d’immigration de source externe – priorité élevée (?)
vii. Facteurs limitatifs biologiques – On ne croit pas que cette espèce ait recours à l’aéronautisme pour se disperser, et elle est probablement peu habile à coloniser des habitats propices et inoccupés (aucun spécimen n’a encore été repéré dans les zones d’habitat propice situées immédiatement au nord-ouest et au sud-est de l’aire de répartition connue). Cette espèce s’observe exclusivement sur le sol de l’ancienne forêt pluviale côtière – priorité élevée
Références
Coyle, F.A. 2005. Mecicobothriidae. Pages 50-51 in D. Ubick, P. Paquin, P.E. Cushing, et V. Roth (dir.) Spiders of North America: an identification manual, American Arachnological Society.
Gertsch, W.J. et Platnick, N.I. 1979. A revision of the spider family Mecicobothriidae (Araneae: Mygalomorphae), American Museum Novitates, No 2704: 1-39.
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Bombus
terricola
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BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
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Cette espèce est étroitement apparentée au B. affinis, espèce en voie de disparition (COSEPAC, 2010), au B. franklini (Kevan, 2008), espèce en danger critique d’extinction, et au B. occidentalis (Colla et Ratti, 2010), espèce en déclin. La question de savoir si le B. terricola et le B. occidentalis constituent une seule et même espèce a fait l’objet d’une certaine controverse, mais des études morphologiques et moléculaires récentes ont permis de à conclure qu’il s’agissait de deux espèces distinctes (Dramova, O., thèse (avec mention), Université York).
Jusqu’à récemment, le B. terricola était commun sur l’ensemble de sa vaste aire de répartition (Evans et al., 2008). Toutefois, au cours de la dernière décennie, il semble qu’il soit disparu d’une bonne partie de l’aire de répartition des États-Unis malgré les recherches intenses dont il a fait l’objet dans plusieurs États (NY, VT, IL, WI, ME) (Evans et al., 2008). Une étude récente portant sur la portion orientale de l’aire de répartition des États-Unis a donné à conclure à une réduction sensible de l’abondance relative et de la superficie de l’aire de répartition de cette espèce (Cameron et al., 2011). Dans la portion la plus méridionale de son aire de répartition (Parc national Smoky mountains), sa présence n’a plus été signalée depuis 1989. Des populations isolées ont récemment été trouvées dans la portion nord-est de son aire de répartition. Au Canada, le B. terricola est devenu une espèce peu nombreuse dans le sud de l’Ontario, alors qu’il comptait autrefois parmi les espèces les plus communes (Colla et Dumesh, 2010; P. Williams, comm. pers.). À Guelph et à Belwood (Ontario), son abondance relative est passée de 3 à 0,008 % de tous les bourdons capturés depuis les années 1970 (Colla et Packer, 2008). Des populations isolées ont récemment été découvertes en Nouvelle Écosse, à Terre-Neuve et dans certaines régions de l’Ontario (S. Colla, en prép.; C. Sheffield, comm. pers.; S. Marshall, comm. pers.).
i. Niveau taxinomique – Espèce – priorité élevée
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada – Environ 70 %. Se rencontre des Maritimes à la Colombie-Britannique, et vers le sud jusqu’aux États-Unis, le long des chaînes de montagnes – priorité élevée
iii. Statut de conservation mondiale existant – Figure sur la liste rouge des espèces en péril de la société Xerces – priorité élevée
iv. Taille et tendances de la population canadienne – Déclin au niveau régional – priorité intermédiaire
v. Menaces – Perte d’habitat, pesticides, changements climatiques, maladies introduites par l’intermédiaire des bourdons d’élevage – priorité élevée
vi. Petite zone d’occurrence ou d’occupation – Grande aire de répartition – priorité faible
vii. Facteurs limitatifs biologiques – Les membres de ce sous-genre paraissent particulièrement vulnérables aux menaces pour des raisons qui restent inconnues à ce jour. Il est possible que cette espèce ait besoin d’un habitat boisé de bonne qualité près de ses sites d’alimentation et qu’elle soit par ailleurs limitée par son seuil de tolérance aux conditions climatiques – priorité intermédiaire à élevée
Références
Cameron, S., J.D. Lozier, J.P. Strange, J.B. Koch, N. Cordes, L.F. Solter et T.L. Griswold. 2011. Patterns of widespread decline in North American bumble bees, Proceedings of the National Academy of Sciences 108: 662-667.
Colla, S.R., et L. Packer. 2008. Evidence for the decline of eastern North American bumble bees, with special focus on Bombus affinis Cresson, Biodiversity and Conservation 17: 1379-1391.
Colla, S.R. et C.M. Ratti. 2010. Evidence for the decline of the Western Bumble bee (Bombus occidentalis Greene) in British Columbia, Pan-Pacific Entomologist 86: 32-34.
Colla, S.R., et S. Dumesh. 2010. Natural history notes for the bumble bees of southern Ontario, JESO 141: 38-67.
COSEPAC. 2010. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le bourdon à tache rousse (Bombus affinis) au Canada.
Evans et al. 2008. Status review of three formerly common species of bumble bee in the subgenus Bombus, Xerces Society for Invertebrate Conservation.
Site Web : http://www.xerces.org/wp-content/uploads/2009/03/xerces_2008_bombus_status_review.pdf
Kevan, P.G. 2008. Bombus franklini. In: IUCN. 2009. IUCN Red List of Threatened Species. Version 2009.2. Site Web : www.iucnredlist.org [consulté le 10 juin 2010].
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Lichens |
Teloschistes
chrysophthalmus
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MB, ON
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Le Teloschistes chrysophthalmus est un lichen fruticuleux ayant une aire de répartition très morcelée en Amérique du Nord. Il se rencontre habituellement sur des troncs et des rameaux abrités, riches en nutriments et bien exposés à la lumière. Le T. chrysophthalmus a été le plus souvent signalé dans les zones tropicales et subtropicales des deux hémisphères, en Europe, en Australie et en Amérique du Nord. Il est aujourd’hui rare en Angleterre, mais il était autrefois répandu dans le sud de ce pays. Depuis 1968, l’espèce a été signalée dans trois sites d’Europe puis est disparue de ces sites. Dans l’ensemble de l’Europe, il n’existe plus qu’un petit nombre d’occurrences connues, dans le sud de l’Irlande (Fletcher et Purvis, 2009), dans le sud de l’Angleterre (découverte en 2009) et dans une île au large de la France (découverte en 2008). Le T. chrysophthalmus était autrefois répandu dans le nord-est des États-Unis, ayant été signalé au Maine, au New Hampshire, au Massachusetts, au Rhode Island et au Connecticut (Hinds et Hinds, 2007), dans l’État de New York (Fink) – plus particulièrement à Long Island (Brodo, 1966) et à l’île Goat, à Niagara Falls (Harris, 1990) – ainsi qu’au New Jersey (Fink, 1867). On présume actuellement que l’espèce est disparue de tous ces États, la dernière découverte ayant été faite en 1938 à l’île Nantucket, au Massachusetts (Hinds et Hinds, 2007). Il existe de nombreuses mentions pour le Midwest et le sud des États-Unis : l’espèce est rare en Californie (mais un peu plus commune dans les îles Channel), et elle a été signalée au Texas, au Nebraska, au Mississippi, en Louisiane, en Iowa, en Caroline du Nord ainsi qu’au Mexique, mais elle est en déclin ou jugée disparue dans toutes ces régions.
Au Canada, l’espèce a été signalée dans l’extrême-sud de l’Ontario, le long des rives des lacs Ontario et Érié, et dans le sud du Manitoba (Brodo et al., 2001), où elle se rencontre sur des arbres des genres Populus et Quercus. L’espèce n’a jamais été signalée près des côtes est et ouest du pays.
i. Niveau taxinomique : espèce.
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : estimée à moins de 1 %.
iii. Statut de conservation mondiale existant : G4G5
iv. Taille et tendances de la population canadienne : Au Canada, l’espèce a été observée dans 4 sites seulement, dont 3 au Manitoba et 1 en Ontario. Tous les sites se trouvent à moins de 100 km de la frontière des États-Unis. On ne sait pas si le site se trouvant près du lac Érié existe encore. Trois des quatre sites se trouvent actuellement à l’intérieur de parcs provinciaux ou de forêts où ils sont exposés à l’exploitation forestière et aux activités récréatives.
v. Menaces : Destruction de l’habitat due à une dégradation de la qualité de l’air et au développement urbain ayant pour effet de réduire l’humidité. L’espèce semble privilégier les sites abrités à humidité élevée. Le dépôt de polluants acides apportés par l’atmosphère en provenance des grandes zones industrialisées pourrait constituer une menace. Les activités récréatives et l’exploitation forestière se déroulant dans les zones désignées par le gouvernement provincial pourraient aussi constituer des menaces.
vi. Petite zone d’occurrence ou d’occupation : Zone d’occupation petite, sans doute inférieure à 5 km2.
vii. Facteurs limitatifs biologiques : Ce lichen se reproduit au moyen d’ascospores et peut-être par fragmentation; l’espèce devrait donc être plus répandue. Il se peut que sa propagation et sa survie soient limitées par le climat, par la sensibilité du lichen à la pollution et/ou par ses exigences en matière d’habitat. Les populations sont fragmentées, séparées par de grandes distances.
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Mammifères (marins) |
Odobenus
rosmarus
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Morse de l’Atlantique
NU, MB, QC, NS, NL, Océan atlantique
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Le morse de l’Atlantique (Odobenus rosmarus rosmarus) est un mammifère marin grégaire de grande taille, dont les canines supérieures se développent en de longues défenses incurvées. L’espèce présente un dimorphisme sexuel : les mâles adultes atteignent un poids d’environ 1 100 kg, et les femelles, d’environ 800 kg. Les mâles et les femelles possèdent des défenses. Les morses se réunissent souvent en troupeaux dans des échoueries, qui se trouvent sur la glace ou la terre ferme. Les femelles atteignent la maturité entre l’âge de 5 et de 10 ans et mettent bas à un unique rejeton tous les trois ans environ. Les mâles atteignent la maturité entre l’âge de 7 et de 13 ans. Les morses peuvent vivre plus de 35 ans. Ils se nourrissent principalement d’invertébrés benthiques, surtout des myes, et préfèrent les eaux peu profondes (moins de 80 m) avec un substrat mou dans lequel vivent d’importantes populations de mollusques. Des étendues d’eau libre doivent être présentes au-dessus des aires d’alimentation, et il doit aussi y avoir de la glace ou de la terre ferme non loin pour que les morses puissent les utiliser comme échoueries.
En 2006, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a déterminé que le morse de l’Atlantique était une espèce préoccupante, en reconnaissant toutefois que l’espèce se qualifiait presque pour le statut de « espèce menacée » et nécessitait un plan de gestion efficace. Les données sur les captures et les pertes dues à la chasse semblent indiquer que ce taux de prélèvement ne peut être soutenu ni dans certains secteurs du Groenland, ni dans certains secteurs du Canada. De plus, certaines collectivités inuites ont signalé des récents déclins de l’espèce (Stewart, 2008a). Le compte rendu de la réunion d’évaluation des espèces de novembre 2006 précise que le Sous comité de spécialistes des espèces (SSE) pourrait demander une autre évaluation du morse de l’Atlantique dans cinq ans plutôt que dans dix ans. Le SSE a décidé de faire la demande parce que : 1) rien ne permet de croire que le statut du morse de l’Atlantique s’est amélioré depuis la dernière évaluation, et son statut pourrait, en fait, avoir empiré (Stewart, 2008a); 2) la chasse est continue sans qu’un plan de gestion efficace ne soit en place pour protéger l’espèce d’une surexploitation; 3) on pense qu’il y a maintenant des preuves plus solides pour délimiter les unités désignables et attribuer des statuts propres aux populations (NAMMCO, 2006; Stewart, 2008b); et 4) les changements climatiques et le recul de la glace de mer modifient le milieu propice au morse de l’Atlantique.
i. Niveau taxinomique : Le morse de l’Atlantique, Odobenus rosmarus rosmarus (Linnaeus, 1758), est l’une des deux sous-espèces, l’autre étant le morse du Pacifique (O. r. divergens).
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Environ 50 % de la sous-espèce, environ 25 % de l’espèce.
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : L’UICN classe le morse de l’Atlantique dans la catégorie « Data Deficient, données insuffisantes » (aucune évaluation infraspécifique n’a été effectuée); NatureServe n’a pas classé l’espèce. Le COSEPAC (2006) a recommandé que le morse de l’Atlantique soit considéré comme une espèce préoccupante, en faisant remarquer que certaines populations de la sous-espèce étaient clairement plus en péril que d’autres.
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : On recensait des centaines de milliers de morses de l’Atlantique avant qu’ils ne soient exploités commercialement. Vers le milieu du 20e siècle, ils avaient été décimés partout dans leur aire de répartition (certaines populations étaient disparues, p. ex. en Nouvelle-Écosse et dans le golfe du Saint-Laurent). Il est extrêmement difficile d’établir une estimation de l’abondance absolue, et, par conséquent, on ne dispose d’aucune estimation fiable de la taille et des tendances des populations dans la plupart des secteurs. Le nombre total d’individus dans l’Arctique canadien s’élève peut-être à environ 10 000. Il y a des données claires sur l’existence d’une structure des populations. Plusieurs populations géographiquement distinctes ne compteraient plus que quelques centaines d’individus (Stewart, 2008a, b).
v. Menaces : L’interdiction de la chasse commerciale à grande échelle et la dépendance de moins en moins grande envers le traîneau à chiens comme moyen de transport (et la diminution résultante de la chasse du morse comme nourriture à chiens) ont allégé la pression de chasse exercée sur le morse de l’Atlantique dans certains secteurs. Cependant, on chasse aussi le morse pour l’ivoire de ses défenses. La chasse demeure donc la menace la plus immédiate et la plus grave pour les populations de morses au Canada, et le taux de prélèvement ne pourrait pas être soutenu dans certains secteurs (Stewart, 2008a). On retrouve souvent les morses près de la glace de mer, ce qui reflète, au moins en partie, le fait qu’ils utilisent la glace comme plateforme pour avoir accès à des proies. Cela pourrait aussi être une réaction à la pression de chasse et à l’empiétement des humains sur les milieux côtiers (Born, 2005). Les répercussions sur le morse de l’Atlantique des conditions écologiques qui évoluent rapidement et sans cesse à cause des changements climatiques, et, en particulier, les caractéristiques de la glace de mer et la façon dont elle change, ne sont pas claires. Cependant, on s’attend à ce que les nouvelles conditions permettent le développement de l’industrie et du tourisme dans le nord, ce qui constitue une préoccupation majeure.
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : Sans objet.
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Cycle vital de « sélection K » très marqué; dépendance envers les interactions entre la glace de mer, les échoueries côtières, la bathymétrie et la répartition des mollusques.
Références
Born, E.W. 2005. An assessment of the effects of hunting and climate on walruses in Greenland, thèse de doctorat de l’Université d’Oslo.
COSEPAC. 2006. Mise à jour : évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur le morse de l’Atlantique (Odobenus rosmarus rosmarus) au Canada, Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, Ottawa, x + 72 p. (http://www.sararegistry.gc.ca/virtual_sara/files/cosewic/sr_atlantic_walrus_f.pdf)
NAMMCO (NORTH ATLANTIC MARINE MAMMAL COMMISSION). 2006. Scientific Committee Report of the Thirteenth Meeting, Reine, Norvège, 25–27 octobre 2005.
NAMMCO /15/5. (http://www.nammco.no/webcronize/images/Nammco/766.pdf, en anglais seulement)
Stewart, R. 2008a. Pouvons-nous calculer les prélèvements totaux admissibles pour le morse au moyen du prélèvement biologique potentiel? Secrétariat canadien de consultation scientifique, document de recherche 2008/025, (http://www.dfo-mpo.gc.ca/csas/)
Stewart, R. 2008b. Redefining Walrus Stocks in Canada, ARCTIC, vol. 61, n° 3, p. 292-308.
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Pusa
hispida
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Phoque annelé
YT, NT, NU, MB, ON, QC, NL, Océan arctique
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Le phoque annelé est omniprésent dans les eaux marines couvertes de glace des régions arctique et subarctique. L’espèce est au cœur de l’économie mixte (subsistance et revenus) de bon nombre de collectivités inuites; elle est aussi la principale proie de l’ours blanc.
Le phoque annelé a besoin de glaces de mer stables comme habitat essentiel, en particulier durant la mise bas et pour se protéger des prédateurs. Les bébés nés à l’extérieur des tanières de glace sont tellement petits que même les gros goélands peuvent en être les prédateurs (Lyderson et Smith, 1989). Depuis avril 1989, c’est–à dire lorsque l’espèce a été évaluée comme étant non en péril, les signes de changements climatiques se sont multipliés. Il est de nos jours généralement accepté que les changements climatiques constituent une grave menace pour le phoque annelé, étant donné la disparition prévue (d’une grande partie) des glaces de mer (Learmonth et al., 2006; Kovacs et Lyderson, 2008). Une fonte hâtive des glaces de mer et les changements qui y sont associés dans l’écosystème marin ont déjà entraîné une baisse de la reproduction, une détérioration de l’état des bébés et une augmentation de la mortalité des petits chez le phoque annelé dans certaines parties de l’Arctique canadien (Smith et Harwood, 2001; Ferguson et al., 2005; Stirling, 2005).
i. Niveau taxinomique – Espèce à part entière.
ii. Proportion de l'aire de répartition mondiale au Canada – ~ 50 %
iii. Liste rouge de l'UICN ou classement à l’échelle mondiale (G rank) de NatureServe – NatureServe : G5 (cote mondiale [global], 1996); UICN : préoccupation mineure (least concern), 2008. COSEPAC : non en péril (1989). Les États Unis prévoient inscrire le phoque annelé sur la liste en vertu de la Endangered Species Act (ESA), en se fondant sur de nouvelles informations selon lesquelles les changements climatiques rapides menacent la productivité et la survie de l’espèce.
iv. Taille et tendances de la population canadienne – > 100 000 individus, peut être des millions et déclin soupçonné.
v. Menaces – Les changements climatiques et la disparition des glaces de mer qui y est associée et en cours actuellement affecteront probablement une grande partie de la population.
vi. Petite zone d'occurrence ou d'occupation – Ne s’applique pas.
vii. Facteurs limitatifs biologiques – Du point de vue de son comportement, le phoque annelé n’est pas adapté aux échoueries ou à la mise bas sur terre; l’espèce dépend énormément des glaces de mer pour la mise bas, l’élevage des petits, la protection contre les prédateurs et le repos.
Références
Ferguson, S.H., I. Stirling et P.M. Mcloughlin. 2005. Climate change and ringed seal (Phoca hispida) recruitment in western Hudson Bay, Marine Mammal Science 21(1):21 135.
Kovacs, K.M., et C. Lydersen. 2008. Climate change impacts on seals and whales in the North Atlantic Arctic and adjacent shelf seas, Science Progress 91(2):117 150.
Learmonth, J.A., C.D. Macleod, M.B. Santos, G.J. Pierce, H.Q.P. Crick et R.A. Robinson. 2006. Potential effects of climate change on marine mammals, Oceanography and Marine Biology: An Annual Review 44:431-464.
Smith, T.G., et L.A. Harwood. 2001. Observations of neonate ringed seals, Phoca hispida, after early break-up of the sea ice in Prince Albert Sound, Northwest Territories, Canada, spring 1998, Polar Biology 24:215 219.
Stirling, I. 2005. Reproductive rates of ringed seals and survival of pups in Northwestern Hudson Bay, Canada, 1991-2000, Polar Biology 28:381 387.
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Mollusques |
Allogona
profunda
*
ON
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L’Allogona profunda est la seule espèce de gastéropode terrestre appartenant au genre Allogona qu’on retrouve dans l’est de l’Amérique du Nord. Au Canada, l’escargot-forestier A. profunda vit dans les boisés mésiques, mais seulement dans l’extrême sud de l’Ontario (écozone des plaines à forêts mixtes) où on l’a observé dans quelques sites seulement, dans les îles de la partie ouest du Lac Érié ou à proximité : Middle Sister (1915, 1996), Pelée (1918, 1936, 1992, 1994, 1995, 2006, 2008), Hen (1916), East Sister (1915), et North Harbour (1915), et pointe Pelée (1934, 1937, 1954, 1961, 1962, 1996, 2007), Oxley (1905, 1920), Leamington (pas de date), et Chatham (1930). Ces populations insulaires sont morphologiquement différentes (Clapp, 1916; Pilsbry, 1948) et probablement génétiquement différentes aussi des populations des États Unis les plus rapprochées. Tous les sites où l’on rencontre, ou rencontrait, l’espèce sont petits ou très petits : des îles minuscules (exception faite de l’île Pelée, l’île Middle Sister est la plus grande, environ 800 m x < 300 m) ou des parcelles d’habitat qui subsistent dans un paysage profondément transformé et dominé par l’occupation humaine. Les îles North Harbour, Hen et Middle Sister sont des propriétés privées, et ni l’espèce ni son habitat n’y sont protégés. Les populations sont protégées, dans une certaine mesure, sur l’île Pelée, dans les réserves naturelles provinciales de Stone Road Alvar et de Fish Point. Toutefois, la dégradation de l’habitat se poursuit, comme c’est le cas ailleurs. Le site de Stone Road Alvar fait périodiquement l’objet de brûlages dirigés, ce qui peut faire augmenter le taux de mortalité à cet endroit. Sur plusieurs des îles du lac Érié, il y a eu une importante augmentation de la nidification des Cormorans à aigrettes, et leur guano est non seulement en train de tuer la majorité de la végétation herbacée située en dessous, et même certains arbres, mais il modifie aussi incontestablement la composition chimique du sol et d’autres aspects de l’habitat. Étant donné la petitesse des îles, les oiseaux font face à de graves menaces écologiques (M. Oldham, comm. pers., 2010). Les organismes envahissants qui sont en compétition avec le A. profunda ou qui le dévorent, sont une menace, tout comme les espèces exotiques de vers de terre qui dégradent rapidement et radicalement les micromilieux qu’on retrouve dans la litière de la couverture morte. Aux États-Unis, l’espèce est répartie dans les Appalaches jusqu’au Wisconsin et au Nebraska et, vers le sud, jusqu’en Alabama. Elle est disparue de trois États du sud des États-Unis, et son aire de répartition est probablement en train de diminuer de façon généralisée.
i. Niveau taxinomique : Espèce
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : 5 %
iii. Classement sur la liste rouge de l’UICN ou par NatureServe : classement mondial : G5; classements nationaux : N3N4 (Canada) – probablement trop faible, N5 (É. U.); classements subnationaux : Ontario (S2S3) – probablement trop faible, S2 conviendrait probablement mieux (M. Oldham, comm. pers., 2010), Alabama (SNR), Arkansas (SX), Illinois (SNR), Indiana (SNR), Iowa (SNR), Kansas (SNR), Kentucky (S4), Louisiane (SX), Maryland (SU), Michigan (SNR), Minnesota (SNR), Mississippi (SX), Missouri (SNR), Nebraska (SNR), New York (SNR), Caroline du Nord (SU), Ohio (SNR), Pennsylvanie (SNR), Tennessee (S4), Virginie (S4), Virginie-Occidentale (SNR), Wisconsin (SU)
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Taille et tendance des populations inconnues. Perte substantielle de l’habitat initial. Sur les onze sites connus, quatre seulement ont fait l’objet d’observations depuis 1930, et un seul (ou deux), depuis 2000.
v. Menaces : Perte d’habitat et dégradation de l’habitat; parmi les menaces, on retrouve la destruction des forêts, le piétinement et les organismes envahissants, principalement des vers de terre, qui modifient la structure de la couverture morte et détruisent le micromilieu (litière de la forêt) dont l’espèce a besoin. Les gastéropodes terrestres à grande coquille, en général, subissent peut être un déclin dans la grande partie de leurs aires de répartition aux États-Unis, mais les raisons exactes du déclin restent inconnues. En raison des changements climatiques, l’expansion prévue de l’aire de répartition de l’espèce vers le nord sera en grande partie annulée par les pressions d’origine anthropique (Gibson et al., 2009), qui causent la perte et la dégradation de l’habitat initial (par les espèces envahissantes, dont les vers de terre).
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : Petite zone d’occurrence : on ne rencontre l’espèce que sur les îles Middle Sister et Pelée et dans quelques sites dans le comté d’Essex et à Chatham-Kent, le long de la rive du lac Érié. La zone d’occupation est beaucoup plus petite. L’aire de répartition de l’espèce est fragmentée et dispersée à cause des transformations d’origine anthropique des terres à des fins d’aménagement urbain et d’agriculture.
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Les populations canadiennes vivent à la limite septentrionale de l’aire de répartition de l’espèce; l’espèce a une faible capacité de dispersion; répartition fragmentée. L’effet d’une immigration de source externe (populations des États Unis) est peu probable, compte tenu de la capacité limitée des gastéropodes terrestres à se disperser rapidement sur de longues distances. Le lac Érié est considéré comme une barrière empêchant l’immigration à partir des États-Unis.
Références
Clapp, G.H. 1916. Notes on the land-shells of the islands at the western end of Lake Erie and descriptions of new varieties, Annals of the Carnegie Museum 21 (3–4) : 532–540, pl. 32–36.
Gibson, S.Y., R.C. Van der Marel et B.M. Starzomski. 2009. Climate change and conservation of leading-edge peripheral populations, Conservation Biology, 23 (6), p. 1369-1373.
Oldham, M., comm. pers. 2010. Correspondance par courriel adressée à R. Forsyth, janvier 2010.
Pilsbry, H.A. 1948. Land Mollusca of North America (north of Mexico). Volume 2, Part 2. Academy of Natural Sciences of Philadelphia, Monograph 3 : i–xlvii + 521–1113.
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Patera
pennsylvanica
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ON
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Le Patera pennsylvanica est une des rares espèces d’escargots terrestres du genre Patera à être présentes au Canada, et c’est la seule appartenant au sous-genre Ragsdaleorbis (Emberton, 1991). Cette espèce rare atteint la limite nord de son aire de répartition dans le sud de l’Ontario (dans l’écozone des Plaines à forêts mixtes), et les populations les plus proches se trouvent à l’ouest, dans le sud-est du Michigan. L’espèce a été trouvée deux fois en Ontario, en 1992 et 1996, en terrain sec et sableux, dans des forêts claires de chêne des teinturiers (Quercus velutina) de la prairie Ojibway, près de Windsor, dans le comté d’Essex (M. Oldham, comm. pers., 2011), mais ces mentions sont fondées seulement sur l’observation de quelques coquilles vides. Les recherches menées 10 ans plus tard (en 2006) n’ont même pas permis de trouver des coquilles. L’espèce n’avait pas été observée par Oughton durant les années 1940, dans le cadre de ses relevés sur les escargots terrestres d’Ontario (Oughton, 1948). Des brûlages dirigés visant à détruire les plantes envahissantes et la végétation de succession et à maintenir l’état dégagé de la prairie sont prévus pour certains secteurs de la prairie Ojibway; certains secteurs de cette prairie font déjà l’objet de brûlages périodiques depuis au moins une dizaine d’années, mais les forêts de chêne des teinturiers ont jusqu’ici été épargnées (M. Oldham, comm. pers., 2011). De tels brûlages provoqueraient probablement une mortalité importante (Nekola, 2002). De plus, les organismes envahissants qui concurrencent ou consomment le P. pennsylvanica constituent une menace. Il en est de même pour les vers de terre exotiques, qui dégradent rapidement et profondément les microhabitats de la litière, altèrent les communautés végétales et nuisent à la faune (Addison, 2009). Aux États-Unis, le P. pennsylvanica est présent depuis l’Illinois et le sud-est du Michigan, s’étend au sud jusqu’au centre du Kentucky et à l’est du Missouri et atteint vers l’est la Pennsylvanie (Hubricht, 1985).
i. Niveau taxinomique : Espèce
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : < 5 %
iii. Liste rouge de l’UICN ou cote de NatureServe : Cote mondiale : G5. Cotes nationales : N1 (Canada); N4 (États-Unis).
Cotes subnationales : Ontario (S1); Illinois (SNR), Indiana (SNR), Kentucky (S3S4), Michigan (SNR), Missouri (SNR), Ohio (SNR), Pennsylvanie (SNR), Virginie-Occidentale (S1).
iv. Taille et tendances de la population canadienne : Il n’existe aucune donnée sur la taille et les tendances de la population. On ne connaît qu’une population canadienne, celle de la prairie Ojibway. Dans le comté d’Essex, le territoire est en grande partie aménagé pour l’agriculture, et les milieux naturels sont fragmentés et relativement peu étendus. La perte d’habitat historique (depuis la colonisation européenne jusqu’à aujourd’hui) a dû être importante et a dû entraîner une diminution de la zone d’occupation.
v. Menaces : Dégradation et destruction de l’habitat; menaces liées aux brûlages, au piétinement, aux organismes envahissants, au développement routier et urbain et aux phénomènes de nature stochastique. Il se peut que l’ensemble des escargots terrestres à grosse coquille soient en déclin dans une bonne partie de leur aire de répartition aux États-Unis, mais on ne connaît pas les causes exactes de ce déclin. Dans le cas où les changements climatiques permettraient une expansion vers le nord de l’aire de répartition de l’espèce, cette expansion serait en grande partie freinée par les pressions anthropiques (Gibson et al., 2009) telles que la destruction historique de l’habitat ainsi que la dégradation passée et présente de l’habitat.
vi. Petite zone d’occurrence ou d’occupation : La zone d’occurrence et la zone d’occupation sont minuscules, puisque l’espèce a été signalée au Canada dans un seul site.
vii. Facteurs limitatifs biologiques : La population canadienne se trouve à la limite nord de l’aire de répartition de l’espèce. Il y a peu de possibilités de dispersion, puisqu’il existe peut-être une seule population. Une immigration de source externe à partir des populations les plus proches, situées dans le sud-est du Michigan, aux États-Unis, est improbable, étant donné les obstacles naturels et d’origine anthropique les séparant de la population canadienne et la capacité limitée des escargots terrestres de se disperser rapidement sur de grandes distances.
Références
Addison, J.E. 2009. Distribution and impacts of invasive earthworms in Canadian forest ecosystems, Biological Invasions 11: 59–79.
Emberton, K.C. 1991. The genitalic, allozymic and conchological evolution of the tribe Mesodontini (Pulmonata: Stylommatophora: Polygyridae), Malacologia 33: 71-178.
Gibson, S.Y., R.C. Van der Marel et B.M. Starzomski. 2009. Climate change and conservation of leading-edge peripheral populations, Conservation Biology 23(6): 1369-1373.
Hubricht, L. 1985. The distributions of the native land mollusks of the eastern United States, Fieldiana, Zoology (new series) 24: 191 p.
Nekola, J.C. 2002. Effects of fire management on the richness and abundance of central North American grassland land snail faunas, Animal Biodiversity and Conservation 25.2: 53-66.
Oldham, M., Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario, ministère des Ressources naturelles de l’Ontario, communication personnelle. Correspondance par courriel avec R. Forsyth, janvier 2011.
Oughton, J. 1948. A zoogeographical study of the land snails of Ontario, University of Toronto Studies, Biological Series 57: 126 p.
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Kootenaia
burkei
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BC
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Cette limace est une espèce sylvicole endémique du sud-est de la Colombie-Britannique. Le genre est monotypique. Le genre et l’espèce ont été décrits en 2003. Sa présence a d’abord été signalée dans six sites des bassins versants des lacs Pend Oreille et Cœur d’Alene, dans le nord de l’Idaho. Depuis, l’espèce a été observée dans l’ouest du Montana et de la Colombie-Britannique. Les sept sites de cette province sont tous situés à l’ouest du sillon des Rocheuses et sont réparties dans une zone qui s’étend de Trail jusqu’au lac Moyie, à l’est, et jusqu’aux baies Nakusp et Galena au nord. Tous les sites se trouvent dans la zone biogéoclimatique intérieure du thuya et de la pruche, principalement dans des forêts riveraines de conifères. Cette espèce s’observe souvent près des plans d’eau, ce qui donne à penser qu’elle a besoin d’un habitat à sol très humide et à températures ambiantes modérées. La limace pygmée présente un intérêt particulier sur le plan de la conservation puisque son aire de répartition mondiale semble être très limitée et parcellaire. (Classée G2, gravement en péril à l’échelle mondiale (« critically imperiled ») par NatureServe, 2011).
i. Niveau taxinomique : Espèce
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada: ≥ 50 %
iii. Liste rouge de l’UICN ou cote de NatureServe : Cote mondiale : G2. Cotes nationales : N2 (Canada); N2 (États-Unis).
Cote subnationale : C.-B. (S1?), Idaho (S1S2), Montana (S1S2).
iv. Taille et tendances de la population canadienne : Le nombre de limaces trouvées dans chaque localité est faible.
v. Menaces : Exploitation forestière, feux de forêt, défrichement aux fins de la mise en valeur, changements climatiques
vi. Petite zone d’occurrence ou d’occupation : Zone d’occurrence : ~ 10 900 km². La zone d’occupation est beaucoup plus petite puisque les habitats de la zone d’occurrence ne sont pas tous propices à cette espèce.
vii. Facteurs limitatifs biologiques : Faible dispersion, faibles densités, répartition éparse, se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition dans le sud-est de la Colombie-Britannique.
Référence
NatureServe. 2011. NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life. Version 7.1. Site Web : http://www.natureserve.org/explorer [consulté le 2 février 2011].
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Mousses |
Gollania
turgens
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YT, BC
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Le Gollania turgens a été observé dans deux sites au Canada et à moins de dix sites en Amérique du Nord (tous les sites à l’extérieur du Canada se trouvent en Alaska). Ailleurs dans le monde, l’espèce a été observée en Chine, au Japon, au Népal et en Russie.
i. Niveau taxinomique : Espèce
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : < 5 %
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : G2
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Observé à deux sites seulement, où il y a des affleurements de calcaire. Un emplacement se trouve près d’une mine de cuivre sur l’île Moresby, dans les îles de la Reine-Charlotte, en C.-B. Le site au Yukon est éloigné et n’est pas protégé, mais aucune menace n’est connue.
v. Menaces : Actuellement, les menaces semblent minimes, à moins que la mine de cuivre située non loin, sur l’île Moresby, ne soit étendue à la zone occupée. Toutefois, puisque seulement deux populations sont connues, l’occurrence de l’espèce au Canada est aussi en péril à cause des phénomènes naturels pouvant causer la disparition d’une espèce, tels les glissements de terrain.
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : IZO de 8 km2 en fonction de deux sites au Canada.
vii. Facteurs biologiques limitatifs : L’espèce ne semble pas être capable de reproduction sexuée en Amérique du Nord; la production de spores n’ayant pas été observée en Amérique du Nord, la dispersion est donc très limitée et se fait localement seulement. L’espèce a besoin de milieux de calcaire, qui sont rares sur les côtes de la Colombie-Britannique, à l’intérieur de l’aire de répartition de l’espèce, où les affleurements de calcaire ne sont que des îlots dans une mer de substratum principalement acide.
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Brachydontium
olympicum
*
BC
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L’aire de répartition du Brachydontium olympicum (syn. Grimmia olympica) se trouve dans le Pacifique Nord, et l’espèce a été observée en Alaska, en Colombie-Britannique, dans l’État de Washington, en Oregon et au Japon. En Colombie-Britannique, on l’a aperçue dans trois sites seulement, dans le parc provincial Garibaldi et les montagnes North Shore. Ailleurs en Amérique du Nord, sa présence est connue dans six sites : en Alaska, dans l’État de Washington et en Oregon (mont Olympus [emplacement type], mont Rainier, mont Baker, mont Hood, mont Harbor). On croit que la population qui se trouvait sur le mont St. Helens est disparue à la suite d’une éruption volcanique.
i. Niveau taxinomique : Espèce
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Trois des huit sites connus en Amérique du Nord se trouvent en Colombie-Britannique.
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : G2.
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Inconnues; il n’y a que trois emplacements connus actuellement en Colombie-Britannique. L’espèce existe sous forme de petites colonies (habituellement < 10 cm2) ou grappes de spécimens.
v. Menaces : Répercussions liées aux activités récréatives, telles que la randonnée et l’entretien ou l’aménagement de sentiers. Construction de pylônes de téléphonie cellulaire ou de pylônes hertziens. L’augmentation de l’activité volcanique (aux États-Unis) pourrait causer la perte de sites connus.
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : IZO : 12 km2 fondé sur trois emplacements.
vii. Facteurs biologiques limitatifs : La petite espèce a besoin de parcelles de sol mince non occupées sur de la roche généralement volcanique à haute altitude (des hautes zones subalpines jusqu’aux zones alpines).
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Crossidium
seriatum
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BC
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Le Crossidium seriatum est très répandu, mais de façon dispersée, dans l’ouest de l’Amérique du Nord. Il a été observé à trois emplacements en Colombie-Britannique et à moins de 30 emplacements ailleurs dans le monde : Arizona, Californie, Kansas, Nouveau-Mexique, Nevada, Mexique et Europe (Espagne, France, Suisse).
i. Niveau taxinomique : Espèce
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : < 10 %
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : G2
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Observé dans trois sites seulement au Canada, tous se trouvant dans la région de l’Okanagan (Kamloops, Penticton et Lillouet), en Colombie Britannique. Les tendances des populations sont inconnues, mais l’habitat de l’espèce est très vulnérable aux perturbations anthropiques. L’espèce est très petite et ne forme pas de grandes colonies; on retrouve souvent des spécimens individuels.
v. Menaces : Aménagement de vignobles, substratum limité, exploitation minière du gypse, véhicules hors route, construction d’habitations.
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : IZO de 12 km2.
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Les besoins très spécifiques de l’espèce en matière de substratum limitent la zone qu’elle peut occuper. On retrouve souvent la mousse sur le bord de ravins profonds, entrecoupés de cours d’eau intermittents. L’espèce a besoin de sols gypsifères très secs, d’argile ou de limon. On ne la retrouve jamais en abondance; elle forme de très petites colonies irrégulières. On peut aussi trouver des spécimens individuels incrustés dans le substratum.
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Oiseaux |
Megaceryle
alcyon
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Martin-pêcheur d'Amérique
YT, NT, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, PE, NL
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i. Niveau taxinomique : Espèce – une seule unité désignable (UD)
ii. Proportion de l'aire de répartition mondiale au Canada : Environ 49 % de la population nicheuse mondiale et 44 % de l’aire de reproduction de cette espèce se trouvent au Canada.
iii. Statut de conservation mondiale existant : La cote établie à l’échelle mondiale par NatureServe, dont le dernier examen a été réalisé en 2007, est G5 (non en péril) (secure); l’UICN a accordé à l’espèce la cote la plus basse de préoccupation mineure (Least Concern). En 2005, la situation générale de l’espèce était de 4 (non en péril) (Secure) dans l’ensemble de l’aire de répartition canadienne.
iv. Taille et tendances de la population canadienne : Selon une extrapolation des données issues du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS, pour Breeding Bird Survey), la population estimée de cette espèce est d’environ 800 000 oiseaux au Canada. Les données sur les tendances à long terme établies d’après le BBS montrent que la population a connu un important déclin de 2,0 % par année entre 1970 et 2009. Cette baisse des effectifs équivaut à la disparition de 55 % de la population durant les 39 dernières années. Les données sur les tendances à court terme indiquent un déclin important de 4,7 % par année entre 1999 et 2009, ce qui correspond à la disparition de 38 % de la population au cours des 10 dernières années. Selon l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario, la zone d’occupation aurait diminué de 8 % durant les 20 dernières années.
v. Menaces : Peu documentées, mais elles pourraient comprendre la perte et la dégradation de l’habitat riverain de reproduction et d’alimentation, l’exposition aux polluants comme le méthylmercure et les perturbations anthropiques.
vii. Petite zone d'occurrence ou d'occupation : Non.
vii. Facteurs limitatifs biologiques : Cette espèce est peut être limitée en raison de son habitat de reproduction spécialisé qui occupe les berges terreuses verticales. De plus, l’espèce étant piscivore, le risque qu’elle soit exposée aux contaminants est élevé.
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Ptychoramphus
aleuticus
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Starique de Cassin
BC
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Le Starique de Cassin est un petit oiseau de mer du Pacifique Nord. Il se reproduit dans des terriers, dans les fissures des roches, ou sous les racines des arbres et les grumes dans certaines îles situées au large, de l’Alaska au Mexique. L’oiseau passe la majeure partie de sa vie en mer, habituellement bien au large, où il se nourrit de crustacés, de calmars et de petits poissons.
i. Niveau taxinomique : Espèce – une seule unité désignable (UD)
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Environ 25 % de l’aire de reproduction se trouve au Canada (le reste se trouve dans l’ouest des États-Unis, depuis l’Alaska jusqu’en Californie, et dans la Basse-Californie, au Mexique); et environ 80 % de la population reproductrice mondiale est au Canada. On pense que les populations reproductrices de la C.-B. et de l’Alaska hivernent le long du rebord de la plateforme continentale, au large de la côte, dans le nord de la Californie.
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Classement sur la liste rouge de l’UICN : Least Concern, préoccupation mineure; classement dans le North American Waterbird Conservation Plan : Moderate Concern, préoccupation moyenne; classement provincial (C. B.) : Special Concern, espèce préoccupante (liste bleue); classement dans le Alaska Seabird Conservation Plan : High Concern, espèce très préoccupante.
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Plus de 40 % de la population canadienne se reproduit à une colonie – l’île Triangle, dans l’archipel des îles Scott – qui accueillait, selon les estimations, 547 000 couples de stariques à la fin des années 1980. Des dénombrements effectués à l’île Triangle montrent un déclin de -2,3 % par année pour la période 1984-2004, ce qui correspond à un déclin de 37 % sur 20 ans. Même si on a observé une certaine stabilisation des effectifs entre 1999 et 2004, l’année 2005 a été la pire année de reproduction enregistrée, et les effectifs continuent à diminuer depuis. À la deuxième plus grande colonie – l’île Sartine, aussi dans l’archipel des îles Scott – la population reproductrice a diminué, entre 1989 et 2006, du même ordre de grandeur qu’à l’île Triangle. Des déclins ont également été observés dans certaines des plus petites colonies surveillées à Haida Gwaii.
v. Menaces : Perte et dégradation de l’habitat de reproduction causées par l’introduction de mammifères prédateurs, mortalité dans les filets maillants et pollution par les hydrocarbures. Plus récemment, le réchauffement océanique a entraîné de fréquents échecs de reproduction en raison du manque de synchronisme avec les importantes espèces qui servent de proies au Starique de Cassin; taux de mortalité extrêmement élevé, particulièrement chez les femelles, pendant et après les phénomènes climatiques extrêmes; et, probablement, perte de l’habitat de reproduction préféré (deschampsie cespiteuse) dans les colonies à cause du réchauffement climatique.
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie :
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Le Starique de Cassin est un oiseau très colonial, et une importante partie de la population mondiale se reproduit seulement à un petit nombre de sites. Il se rassemble aussi parfois en grandes bandes pour se nourrir. L’oiseau présente un faible taux de reproduction et une maturité tardive, et le taux de survie annuel des adultes est faible comparativement à celui d’autres oiseaux de mer.
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Aechmophorus
occidentalis
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Grèbe élégant
BC, AB, SK, MB
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Le Grèbe élégant présente un comportement grégaire à l’année longue; il se reproduit en colonies près des lacs marécageux dans les prairies canadiennes et passe l’hiver regroupé en grandes bandes, principalement sur la côte pacifique. Il se nourrit d’une grande variété de poissons; sur la côte de la C.-B., il est particulièrement attiré par les concentrations de harengs.
i. Niveau taxinomique : Espèce – une seule unité désignable (UD)
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : environ 30 %.
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Classement par NatureServe : en sécurité; classement par l’UICN : lc (Least Concern), préoccupation mineure.
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Selon une estimation grossière, la population s’établit approximativement à 10 000 individus adultes au Canada. Les données du Recensement des oiseaux de Noël (CBC) sur l’aire d’hivernage canadienne indiquent un déclin d’environ 90 % au cours des 20 dernières années (ce qui correspond à environ trois générations). Les données du CBC pour l’ensemble de l’aire d’hivernage (Canada, États-Unis et nord du Mexique) montrent un déclin annuel de 4,4 % au cours des 40 dernières années, ce qui correspond à une perte de 83 % de la population. Les données relatives aux aires de reproduction sont rares. Cependant, des données provenant de l’Alberta semblent indiquer que des lacs ayant déjà accueilli plus de 500 couples chacun, n’en accueillent plus que de 100 à 500.
v. Menaces : Stocks de harengs en déclin dans les aires d’hivernage; perturbation croissante des aires de reproduction; baisse des niveaux d’eau dans les aires de reproduction.
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie :
vii. Facteurs biologiques limitatifs : L’espèce se reproduit en colonies; forme de grandes bandes pour se nourrir pendant l’hiver.
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Phalaropus
lobatus
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Phalarope à bec étroit
YT, NT, NU, BC, AB, SK, MB, ON, QC, NB, NS, NL
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i. Niveau taxinomique : Espèce – une seule unité désignable (UD)
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : Environ 74 % de l’aire de reproduction nord-américaine et 60 % de la population mondiale se trouvent au Canada.
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Classée comme espèce très préoccupante par le Comité technique sur les oiseaux de rivage d’Environnement Canada; classée comme espèce modérément préoccupante (Moderate Concern) dans le Plan canadien de conservation des oiseaux de rivage et le U.S. Shorebird Conservation Plan. Classement sur la liste rouge de l’UICN : Least Concern, préoccupation mineure, vraisemblablement à cause de la grande population mondiale (pour un oiseau de rivage) et de l’aire de reproduction étendue.
iv. Taille et tendances des populations : Population estimée à environ 2,5 millions d’individus. À certains sites de l’est de l’Arctique canadien, la population reproductrice a diminué de 95 % de 1981 aux années 1990. Il y a eu déclin apparent des effectifs du Phalarope à bec étroit dans le bassin de Rasmussen, au Nunavut, entre les années 1970 et les années 1990, et à l’île Southhampton, où l’oiseau était abondant dans les années 1930 et où il n’est plus présent de nos jours. Des études effectuées en Alaska montrent des tendances contradictoires. Une analyse de la liste des oiseaux observés au Québec entre 1976 et 1998 a permis de découvrir une forte corrélation négative entre le nombre d’individus qui migrent et le temps. Dans la baie de Fundy, le nombre total d’oiseaux se rassemblant, durant la migration d’automne, a diminué d’environ un million d’individus dans les années 1980 à quelques milliers actuellement (le plus important déclin étant survenu entre les années 1980 et les années 1990). Certains signent portent à croire qu’il y a eu redistribution d’un pourcentage de cette population, étant donné que des individus sont de nos jours présents au large de la baie. Il n’existe aucune donnée sur les tendances hivernales, sauf à l’échelle internationale, où des données anecdotiques suggèrent fortement que les oiseaux en migration printanière sont disparus du large des côtes du Japon (des bandes d’au plus 100 000 individus au printemps dans les années 1980 ne semblent plus compter que quelques centaines, voire quelques dizaines, d’individus).
v. Menaces : Le petit oiseau de rivage passe jusqu’à neuf mois par année en mer, où il se nourrit d’invertébrés, tels des copépodes, dans les fronts, convergences et autres discontinuités océanographiques. Un fort El Niño peut entraîner le jeûne chez les individus en hivernage. On suppose que les déclins observés à la baie de Fundy (voir ci-dessus) découlent d’une diminution de 90 % de l’abondance des copépodes, la nourriture préférée du Phalarope à bec étroit, à cet endroit. Espèce très sensible à la disponibilité des ressources alimentaires pélagiques pendant la migration et affectée par le climat pendant l’hiver.
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie :
vii. Facteurs biologiques limitatifs :
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Cypseloides
niger
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Martinet sombre
BC, AB
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i. Niveau taxinomique : Espèce / sous espèce – une seule unité désignable (UD) au Canada
ii. Proportion de l'aire de répartition mondiale au Canada : Environ 21 % de l’aire de reproduction mondiale de l’espèce dans son ensemble se trouve au Canada, ainsi qu’environ 29 % de la population nicheuse mondiale. Le reste des individus sont dispersés dans l’ouest des États Unis et, vers le sud, du Mexique au Costa Rica.
iii. Statut de conservation mondiale existant : La cote de NatureServe à l’échelle mondiale est G4 (apparemment non en péril) (Apparently Secure); la cote de l’UICN est préoccupation mineure (Least Concern). Le classement national de la situation générale de l’espèce est de 4 (non en péril) (Secure) pour le Canada, 4 pour la Colombie Britannique et 5 (non déterminé) (undetermined) pour l’Alberta. Les cotes établies par les provinces sont S4 (apparemment non en péril) (Apparently Secure) en Colombie Britannique, et S1 (gravement en péril) (Critically Imperilled) en Alberta. L’espèce est classée comme gravement en péril à vulnérable (Critically Imperilled to Vulnerable) (S1 à S3) dans les États adjacents.
iv. Taille et tendances de la population canadienne : Selon une estimation grossière de la population, 70 000 martinets sombres nichent au Canada. La majeure partie de ces oiseaux se trouvent en Colombie Britannique, et on en trouve un moins grand nombre dans l’ouest de l’Alberta. L’espèce est difficile à surveiller en raison de l’éloignement de son habitat de nidification. Elle a connu des déclins au Canada depuis au moins le milieu des années 1970. Les résultats du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS, pour Breeding Bird Survey) indiquent un déclin statistiquement significatif de 88 % pour cette espèce entre 1973 et 2009 (en moyenne, de -5,5 % par année). Au cours des dix dernières années, le déclin a été estimé à 81 % (-15,5 % par année), mais il n’est pas statistiquement significatif. Les déclins semblent plus marqués au Canada qu’aux États-Unis, mais l’espèce est très peu surveillée par le BBS aux États-Unis.
v. Menaces : Les causes du déclin sont peu connues, mais on sait que l’espèce connaît un déclin, comme bon nombre d’insectivores aériens. La guilde entière pourrait être menacée par les changements dans l’abondance ou la disponibilité saisonnière des insectes volants. Il a été proposé que les changements climatiques (assèchement des chutes saisonnières) constituent une menace supplémentaire pour cette espèce.
vi. Petite zone d'occurrence ou d'occupation : La superficie de la zone d’occurrence dépasse probablement les seuils fixés pour ce critère par le COSEPAC. La zone d’occupation au Canada n’est pas connue actuellement, mais elle devrait être petite, compte tenu des exigences hautement spécialisées de l’espèce en matière d’habitat local. On connaît fort peu l’aire d’hivernage de l’espèce.
vii. Facteurs limitatifs biologiques : L’espèce a un régime alimentaire spécialisé; se nourrissant exclusivement d’insectes volants, en particulier de fourmis. Son habitat de reproduction est aussi très spécialisé; elle niche dans des falaises abruptes où on trouve des chutes. La femelle ne pond qu’un œuf par année, et la période d’envol est longue (> 45 jours). Le martinet sombre est probablement une espèce longévive.
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Plantes vasculaires |
Rhynchospora
macrostachya
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Rhynchospore å gros épillets
NS
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Le Rhynchospora macrostachya est une grande cypéracée de la plaine côtière atlantique de l’Amérique du Nord. La seule population canadienne a été découverte récemment, dans le sud de la Nouvelle-Écosse, où elle est séparée de la population connue la plus proche, située dans le sud du Maine, par une distance de 470 km traversant le golfe du Maine. La population a un effectif connu d’environ 300 individus, répartis sur plus de 1,5 km du rivage tourbeux d’un lac, entièrement en terrain privé. Actuellement, le rivage n’est pas aménagé, mais le lac se trouve dans une région où la construction de chalets se poursuit intensivement, il est accessible par un chemin, et il se trouve à moins de 10 km d’une route régionale importante, ce qui rend un aménagement futur très probable. De nombreux lacs voisins où l’espèce a fort bien pu être présente ont été inondés par la création du réservoir du lac Rossignol, il y a environ 75 ans, et la plupart des autres lacs très propices se trouvant à moins de 25 km du seul site connu ont déjà été fouillés à fond. Comme le cortège de plantes rares à répartition disjointe de la plaine côtière atlantique a fait l’objet de relevés à grande échelle en Nouvelle-Écosse et que l’espèce est voyante et facile à reconnaître, celle-ci aurait certainement été trouvée ailleurs dans le sud de la province si elle y avait été le moindrement répandue.
i. Niveau taxinomique : espèce très distincte, non contestée sur le plan taxinomique.
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : < 1 %
iii. Statut de conservation mondiale existant : G5 à l’échelle mondiale, N1 à l’échelle du Canada, S1 à l’échelle de la Nouvelle-Écosse.
iv. Taille et tendances de la population canadienne : environ 300 individus; population probablement stable mais peut-être menacée par le développement foncier futur.
v. Menaces : Construction de chalets riverains, provoquant la destruction directe d’individus ou une altération de l’habitat.
vi. Petite zone d’occurrence ou d’occupation : Zone d’occurrence et zone d’occupation très petites, tous les individus se trouvant à l’intérieur d’un carré de 2 x 2 km.
vii. Facteurs limitatifs biologiques : Le sud de la Nouvelle-Écosse renferme de grandes superficies de milieux propices non occupés par l’espèce. Le caractère limité de l’aire de répartition canadienne résulte probablement de la très faible fréquence des événements de colonisation, peut-être combinée à la destruction de populations voisines par la modification historique du niveau des lacs associée au développement hydroélectrique.
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Cistanthe
tweedyi
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Cistanthe de Tweedy
BC
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La plante herbacée très remarquable ne pousse que sur une seule crête subalpine située dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique (C.-B.), dans un parc provincial. Les données actuellement disponibles indiquent que l’espèce est peut-être en voie de disparition selon le critère D1. La seule population connue en C. B. est accessible à pied. Des relevés exhaustifs en haute altitude sont nécessaires pour assurer un effort de recherche adéquat.
i. Niveau taxinomique : Espèce à part entière
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : < 1 %
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Classement mondial : G3; classement national : N1; classement subnational : S1 (C.-B.), n’a jamais été observé dans une autre province ou un autre territoire. Statut général au Canada : sensible. Statut selon le cadre de conservation en C.-B. : niveau 2.
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Selon les meilleures données disponibles, la population canadienne serait composée de plusieurs « touffes ». On ne possède aucune donnée sur la tendance des populations. REMARQUE : Information fournie par Bruce Bennett. [Traduction] « Supposément près de la frontière sur le sentier Monument 83. Espèce rare et protégée dans le parc et en C.-B., Chaînon Hozameen. Pentes dégagées ou boisées. La découverte de l’espèce est indiquée dans Syesis, vol. 7, 1974. Au dernier dénombrement, il ne restait que trois individus ». Herbier du Royal British Columbia Museum, n° 66213.
v. Menaces : Récolte, piétinement.
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : On estime que la superficie réellement occupée est inférieure à 100 m2. Indice de la zone d’occupation (IZO) = 1 km2, si on considère qu’une grille de 1 km convient le mieux pour l’espèce.
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Faible probabilité d’immigration de source externe ou de dispersion. L’espèce est peut-être limitée par sa faible capacité de dispersion. Le climat limite probablement l’espèce (qu’on retrouve généralement dans le sud) au sud de la Colombie Britannique, où les températures hivernales en altitude demeurent relativement modérées.
Références
Centre de données sur la conservation de la Colombie Britannique, base de données HERB
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Podistera
yukonensis
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Podistère du Yukon
YT
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Le P. Yukonensis est une espèce endémique à la région du cours supérieur de la rivière Yukon, entre Carmacks, au Canada, et Circle, en Alaska. On ne connaît que dix populations dans le monde entier, et six d’entre elles se trouvent au Canada. Peu de relevés ont été effectués dans le but de chercher expressément le podistère du Yukon, toutefois, en raison de la spécificité de son habitat et de la taille extrêmement limitée de son aire de répartition, on s’attend à trouver très peu de nouvelles populations. Des relevés intensifs effectués récemment en Alaska n’ont pas permis de trouver de nouvelles populations. Compte tenu de la répartition limitée de l’espèce, la perte d’une seule population pourrait avoir des répercussions sur sa survie.
i. Niveau taxinomique et nombre d’unités désignables (UD) : Espèce, (le genre ne compte que quatre espèces – toutes se trouvent en Amérique du Nord) – une seule unité désignable (UD) – montagnes du Nord.
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : 60 %. Espèce endémique au Yukon et à l’Alaska.
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Classement mondial : G2; classements nationaux : N1 (États-Unis), N1 (Canada); statut général au Canada : GS2 (possiblement en péril). Au Canada, le Yukon est le seul, parmi tous les territoires et provinces, qui n’a pas de loi sur les espèces en péril.
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : On pense que les populations sont stables, parce qu’elles se trouvent dans des milieux stables non perturbés et dans des régions éloignées.
v. Menaces : L’exploration et l’exploitation minières constituent probablement les plus grandes menaces. On retrouve les populations dans des secteurs d’intenses activités d’exploitation minière. Une seule des populations connues se trouve dans une zone protégée (parc territorial Tombstone).
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : La zone d’occurrence mondiale est d’environ 18 000 km² et couvre une distance de 400 km entre Eagle, en Alaska, et Carmacks, au Yukon. La zone d’occurrence canadienne est d’environ 12 000 km².
vii. Facteurs biologiques limitatifs : Spécificité de l’habitat (l’espèce pousse sur les affleurements rocheux stables). Les populations sont séparées par la forêt boréale. Les plantes ont évolué dans la steppe de la Béringie au cours du Pléistocène et sont probablement mal adaptées pour disperser leurs graines jusque dans les sites non occupés.
Références
Batten, A.R., D.F. Murray et J.C. Dawe. 1979. Threatened and endangered plants in selected areas of the BLM Fortymile Planning Unit, Alaska, BLM-Alaska Tech. Rep. 3, Bureau of Land Management, Alaska State Office, Anchorage, 127 p.
Cody, W.J. 1994. The flora of the Yukon Territory: additions, range extensions and comments, Canadian Field-Naturalist, vol. 108, n° 4, p. 428-476.
Cody, W.J. 1996. The Flora of the Yukon Territory, Ottawa (Ontario), National Research Council Press (NRC), 643 p.
Douglas, G.W., G.W. Argus, H.L. Dickson et D.F. Brunton. 1981. Les plantes vasculaires rares du Yukon, Musée national des sciences naturelles, Ottawa, 64 p.
Hulten, E., 1968, Flora of Alaska and neighboring territories, Palo Alto (Californie), Stanford Univ. Press, 1 008 p.
Kartesz, J.T. 1999. A synonymized checklist and atlas with biological attributes for the vascular flora of the United States, Canada, and Greenland, première edition, in : Kartesz, J.T., et C.A. Meacham, Synthesis of the North American Flora, Version 1.0., North Carolina Botanical Garden, Chapel Hill (Caroline du Nord).
Murray, D.F., et R. Lipkin. 1987. Candidate threatened and endangered plants of Alaska with comments on other rare plants, Fairbanks, Univ. Alaska Museum, 76 p.
Parker, C.L. 1995. Status and trends survey of Category 2 plants in the Yukon-Charley Rivers National Preserve, Alaska. Rapport non publié, préparé pour le National Biological Service, U.S. Dept. Interior, Washington, D.C.
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Arnica
griscomii
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Arnica de Griscom
QC, NL
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L’Arnica de Griscom est une herbacée vivace remarquable de la famille des Astéracées, qui pousse seulement dans les sols calcaires, soit dans les landes ou sur les pentes. Elle a besoin de milieux dégagés et sans arbres. L’espèce est endémique à la région du golfe du Saint-Laurent; on l’a observée à sept emplacements, dont quatre à Terre-Neuve-et-Labrador et trois au Québec. Près de 500 km d’océan séparent les populations de Terre-Neuve de celles du Québec. À Terre-Neuve-et-Labrador, la sous espèce n’est présente que dans la partie insulaire de la province.
i. Niveau taxinomique : Sous-espèce
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : 100 %
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : Classement mondial : G5T2; classement national : N2; classement subnational : S1 (T. N.-L.), S1 (Qc). Statut général : possiblement en péril à T. N.-L., en péril au Qc.
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : Dix-neuf observations ponctuelles ont été effectuées à Terre-Neuve-et-Labrador; toutefois, certaines d’entre elles sont si proches les unes des autres qu’on peut les regrouper en quatre emplacements situés dans deux secteurs : une montagne dans le parc national du Canada du Gros-Morne (un emplacement) et la région de Port au Choix et de la baie St. John (trois emplacements). Deux des emplacements de la région de Port au Choix et de la baie St. John (île St. John et Doctor Hill) sont des emplacements historiques. Au cours d’une visite à l’île St. John il y a environ 10 ans, aucun spécimen de la sous-espèce n’a été trouvé, mais on doit prendre en compte que l’emplacement exact, où la sous-espèce avait été trouvée la première fois, n’était pas connu. L’emplacement à Doctor Hill n’a pas été revisité depuis, mais en l’absence de menaces connues, on pense que la population existe encore. La majeure partie des milieux calcaires propices dans la province ont fait l’objet de recherches intensives dans le cadre de divers programmes, tels le projet des plantes rares de T. N. L. (Rare Plant Project) et les activités de l’équipe de rétablissement des espèces en péril des landes de calcaire. Néanmoins, il se peut que des populations n’aient pas encore été découvertes.
La population qui se trouve à Terre-Neuve est probablement de petite taille. Dans les quatre emplacements inventoriés, on a compté environ 400 individus. Selon une estimation raisonnable, la population totale pourrait s’élever à environ 2 000 individus.
Au Québec, il y a trois emplacements. Tous se trouvent en Gaspésie, et l’un d’eux regroupe plusieurs observations ponctuelles (Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 2008). On n’indique pas toutefois la taille de la population au Québec.
À T. N.-L., on ne connaît pas les tendances des populations, étant donné qu’aucun des emplacements connus n’a été surveillé. Au Québec, on a constaté que l’espèce subit un déclin (Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, 2008).
v. Menaces : La population de Port au Choix, à T. N.-L., se trouve dans un lieu historique national; cependant, l’utilisation illégale de véhicules tout-terrain (VTT) représente une certaine menace. Certaines parcelles se trouvent près des lignes de transport d’électricité et des sentiers de promenade. Tous les autres emplacements à T. N.-L. se trouvent dans des zones éloignées et difficiles d’accès. On ne sait rien sur les menaces subies par les populations québécoises.
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : La zone d’occurrence incluant T. N.-L. et le Québec est d’environ 44 300 km2, et plus de 60 % de cette zone est constituée de plans d’eau.
La superficie occupée par les populations n’a été mesurée qu’à cinq emplacements ponctuels et est inférieure à 11 300 m2. Une extrapolation pour les 19 emplacements ponctuels à T. N.-L. permet d’obtenir une zone d’occupation inférieure à 0,05 km2. À l’aide de grilles, on obtient un IZO pour T. N.-L. d’environ 24 km2 (grille de 2 km) ou de 9 km2 (grille de 1 km).
vii. Facteurs biologiques limitatifs : L’espèce a des besoins assez précis en matière d’habitat, et les secteurs dégagés à sol calcaire ne constituent qu’une petite portion de l’île de Terre Neuve (moins de 2 %). [On ne peut rien dire sur l’abondance des landes de calcaire au Québec.]
Références :
Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. 2008. Les plantes vasculaires menacées ou vulnérables du Québec, 3e édition, gouvernement du Québec, ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Direction du patrimoine écologique et des parcs, Québec.
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Poissons (d'eau douce) |
Coregonus
nigripinnis
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Cisco à nageoires noires
ON
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i. Niveau taxinomique : espèce
Koelz (1929) a reconnu à l’origine quatre sous-espèces de C. nigripinnis, chacune étant restreinte aux lacs indiqués ci après : C. n. nigripinnis (lacs Michigan et Huron), C. n. cyanopterus (lac Supérieur), C. n. prognathus (lac Ontario) et C. n. regalis (lac Nipigon). Par la suite, les formes des lacs Ontario et Supérieur ont été déclarées synonymes du cisco de lac (C. artedi); le C. nigripinnis est cependant reconnu comme un taxon valide dans les lacs Nipigon, Huron et Michigan.
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada
Le cisco à nageoires noires a déjà été présent dans les lacs Huron, Michigan et Nipigon, mais il est aujourd’hui disparu des deux premiers lacs (Nelson et al., 2004). En conséquence, l’aire de répartition de la population restante se trouve entièrement au Canada.
iii. Statut de conservation mondiale existant
À l’échelle mondiale, le cisco à nageoires noires est coté G1 (gravement en péril). L’UICN a déterminé que l’espèce était éteinte, mais indique que son statut doit être mis à jour. Le cisco à nageoires noires est considéré comme éteint aux États Unis. Au Canada, l’espèce est cotée SU (non classable).
iv. Taille et tendances de la population canadienne
La dernière observation de cisco à nageoires noires dans les eaux canadiennes du lac Huron remonte à 1960. L’examen de 1 943 ciscos capturés dans des filets maillants de profondeur installés à 46 emplacements en 2002 et 2003 n’a pas permis d’identifier de ciscos à nageoires noires. Un programme annuel de pêche expérimentale au filet visant à échantillonner les communautés de poissons, mené par le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario dans le lac Nipigon, a révélé un déclin de 50 % de l’abondance relative du cisco à nageoires noires entre les périodes 2000-2004 et 2010.
v. Menaces
Parmi les causes connues du déclin du cisco à nageoires noires dans les Grands Lacs, on compte la surexploitation par les pêches commerciales et la prédation par la grande lamproie marine. L’exploitation commerciale du grand corégone a débuté en 1917 au lac Nipigon, et la capture accidentelle de ciscos à nageoires noires peut avoir eu des effets néfastes sur la population. Des espèces introduites comme la gaspareau et l’éperlan arc en ciel sont probablement en compétition avec les populations de ciscos de profondeur pour la recherche de proies, et de larves dont ils se nourrissent. L’éperlan arc en ciel a fait l’objet d’une pêche commerciale au lac Nipigon, la récolte déclarée au cours de la période de 1991 à 1998 étant passée de moins de 4 500 kg à plus de 130 000 kg. Durant la même période, la prise accessoire de ciscos dans les pêches commerciales au grand corégone a diminué, passant de plus de 54 000 kg à moins de 4 500 kg.
vi. Petite zone d’occurrence ou d’occupation
La superficie du lac Nipigon, seul endroit connu où l’on retrouve le C. nigrippinis au Canada, est de 4 500 km2. En conséquence, le seuil de zone d’occurrence établi pour la catégorie « en voie de disparition » serait atteint pour l’espèce, conformément au critère quantitatif B du COSEPAC.
vii. Facteurs limitatifs biologiques
L’espèce est restreinte aux habitats d’eau froide, en profondeur, dans les grands lacs. Elle se nourrit essentiellement de mysis.
viii. Sources d’information
1. Rick Salmon, biologiste, Unité d’évaluation des pêches du lac Nipigon, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Nipigon (Ontario).
2. NatureServe. 2010. Nature Serve Explorer: An online encyclopedia of life [application web]. Version 7.1. NatureServe, Arlington (Virginie). Disponible à l’adresse : http://www.natureserve.org/explorer (consulté le 2 février 2011).
3. Nelson, J.S., E.J. Crossman, H. Espinosa-Perez, L.T. Findley, C.R. Gilbert, R.N. Lea et J.D. Williams. 2004. Common and scientific names of fishes from the United States, Canada, and Mexico, American Fisheries Society, Special Publication 29, Bethesda (Maryland), 386 p.
4. Salmon, R., et A. van Ogtrop. 1996. Status of the Lake Whitefish Fishery in Lake Nipigon, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Sciences et technologie du Nord-Ouest, Unité d’évaluation des pêches du lac Nipigon, Thunder Bay (Ontario), TR-102, 19 p.
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Oncorhynchus
mykiss
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Truite arc-en-ciel
AB†
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La truite arc-en-ciel est un poisson anadrome, et résident en eau douce, qui fait partie de la famille des Salmonidés. L’unité désignable reconnue en Alberta de la truite arc-en-ciel n’occupe qu’une très petite partie de l’aire de répartition de l’espèce, à l’est de la ligne continentale de partage des eaux (la majeure partie de l’aire de répartition de l’espèce au Canada se trouve en C. B.).
i. Niveau taxinomique : Unité désignable (UD)
Les populations indigènes du Canada sont, en grande partie, limitées à la Colombie Britannique, à l’ouest de la ligne continentale de partage des eaux, mais une petite portion de l’aire de répartition se trouve à l’intérieur du réseau hydrographique de la rivière Athabasca, dans l’ouest de l’Alberta, et les truites arc-en-ciel qu’on y trouve constituent une unité désignable (UD) distincte dans la zone biogéographique nationale d’eau douce (ZBNED 13) de l’Arctique de l’Ouest – l’unité désignable ou les population, reconnues en Alberta. La reconnaissance d’une unité désignable en Alberta est une conséquence importante de la séparation naturelle de l’espèce (et de bien d’autres) par la ligne continentale de partage des eaux.
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada :
L’unité désignable reconnue en Alberta correspond à moins de 10 % de l’aire de répartition canadienne (qui elle-même représente environ 60 % de l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce) et est isolée de la majeure partie de l’aire de répartition, qui se trouve en C.-B., parce qu’elle est située sur le versant est de la ligne continentale de partage des eaux. L’unité désignable reconnue en Alberta se trouve dans un seul bassin hydrographique, la rivière Athabasca. La probabilité de l’effet d’une immigration de source externe, ou de dispersion, est nulle, pour l’unité désignable reconnue en Alberta, car les individus qui en font partie sont isolés par la ligne continentale de partage des eaux.
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale :
Les populations constituant l’unité désignable qu’on propose de reconnaître en Alberta ont fait l’objet d’un examen, le Alberta Wildlife Species Status Review (Rasmussen et Taylor, 2009), qui a été complété récemment. Selon le rapport de l’examen, plus de 50 % des populations indigènes constituant l’unité désignable reconnue en Alberta (122 populations en tout) sont considérées comme étant très vulnérables et probablement très susceptibles de continuer à subir un déclin. Un autre 27 % des populations est considéré comme étant moyennement vulnérable. Le gouvernement de l’Alberta a donc l’intention d’ajouter l’unité désignable reconnue en Alberta de la truite arc-en-ciel à la liste des espèces « menacées », en vertu de la Wildlife Act (Sustainable Resource Development, gouvernement de l’Alberta, 2010). La truite arc-en-ciel a une cote de conservation mondiale de G5 (en sécurité) et un statut national semblable au Canada et aux États Unis (N5, en sécurité), où on la retrouve également. Cependant, ces cotes mondiales et nationales ne reflètent pas avec exactitude la variation géographique du risque de disparition dictée par ce qui est probablement une structure d’unité désignable importante, l’élément le plus évident étant les unités désignables distinctes des versants est et ouest de la ligne continentale de partage des eaux.
iv. Taille et tendances des populations canadiennes :
La tendance globale est une diminution des effectifs et de l’abondance de l’unité désignable reconnue en Alberta, tel que résumé par Rasmussen et Taylor (2009). Certaines populations de premier plan sont exploitées; on croit que des populations indigènes qui existaient auparavant dans le cours supérieur de la rivière Athabasca sont disparues, ou ont grandement été réduites.
v. Menaces :
La plus grande menace pour l’unité désignable reconnue en Alberta de la truite arc-en-ciel est la diminution de la qualité de l’habitat dans le bassin hydrographique de la rivière Athabasca à cause des importantes activités d’extraction des ressources, en place et en expansion (p. ex. l’exploitation des sables bitumineux et l’exploitation gazière et forestière) et de la construction routière connexe et des autres activités d’aménagement liées aux infrastructures. La pêche récréative excessive, l’introgression avec les poissons d’élevage non indigènes, les interactions négatives avec l’omble de fontaine introduite en Alberta et les changements climatiques (et leurs répercussions sur les débits d’eau de base) constituent aussi d’importants sujets de préoccupation (Rasmussen et Taylor, 2009).
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie :
L’indice de la zone d’occupation (IZO) pour l’unité désignable reconnue en Alberta, fondé sur une grille à mailles de 2 x 2 km, est de 1 332 km2, ce qui est une surestimation de la zone d’occupation réelle, telle que reconnue par l’UICN pour les animaux vivant dans des milieux linéaires (p. ex. un ruisseau).
vii. Facteurs biologiques limitatifs :
Les habitudes migratoires de l’espèce la rendent vulnérable aux menaces dans un grand nombre de milieux (p. ex. les déplacements entre affluents, lacs et cours d’eau). La philopatrie natale et le comportement migratoire rendent la truite arc en ciel vulnérable à la fragmentation des milieux essentiels due au captage des eaux, à la présence de barrières et aux changements des niveaux d’eau d’origine climatique. De plus, les qualités esthétiques de la truite arc-en-ciel la rendent vulnérable à la pression exercée par pêche récréative et l’ensemencement des poissons d’élevage.
Références
1. Alberta Government Sustainable Resource Development. 2010. La truite arc-en-ciel de l’Athabasca sera inscrite sur la liste des espèces menacées en vertu de la Wildlife Act.
2. Rasmussen, J.B. et E.B. Taylor. 2009. Status of the Athabasca Rainbow Trout (Oncorhynchus mykiss) in Alberta, Alberta Government Sustainable Resource Development, Wildlife Status Report 66, Edmonton (Alberta), 32 p., disponible à l’adresse : http://srd.alberta.ca/BioDiversityStewardship/SpeciesAtRisk/DetailedStatus/AmphibiansFishReptiles.aspx (en anglais seulement).
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Lepomis
megalotis
**
crapet à longues oreilles
ON†, QC†
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i. Niveau taxinomique : espèce
Au Canada, la répartition du crapet à longues oreilles, ou Lepomis megalotis, est discontinue. On trouve principalement l’espèce dans le nord-ouest et le sud ouest de l’Ontario ainsi que dans le sud ouest du Québec.
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada
Environ 10 % de l’aire de répartition mondiale du crapet à longues oreilles est au Canada. L’espèce est largement dispersée dans 25 États du bassin du Mississippi aux États-Unis, depuis le golfe du Mexique jusqu’à la rivière Winnipeg et aux bassins hydrographiques des Grands Lacs et du fleuve Saint Laurent vers le nord.
iii. Statut de conservation mondiale existant
À l’échelle mondiale, le crapet à longues oreilles est coté G5 (non en péril); au Canada, l’espèce est cotée S3 (vulnérable) en Ontario et S2 (en péril) au Québec. Le crapet à longues oreilles a également été inscrit sur la liste d’espèces menacées ou vulnérables susceptibles d’être ainsi désignées en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec. L’espèce comporte deux unités désignables fondées sur sa répartition discontinue et sa présence dans deux régions biogéographiques d’eau douce : Grands Lacs – Haut Saint Laurent et Saskatchewan – Nelson. La répartition du crapet à longues oreilles présente une importante disjonction d’au moins 1 000 km entre les occurrences les plus rapprochées des régions biogéographiques Saskatchewan – Nelson et Grands Lacs – Haut Saint Laurent. Dans la région biogéographique Grands Lacs – Haut Saint Laurent, la répartition de l’espèce présente également une importante disjonction d’environ 500 km entre le sud-ouest de l’Ontario et le sud-ouest du Québec, semblable à celle que présente la répartition du dard de sable (coté TH).
Bien que l’espèce soit répandue aux États Unis et qu’elle ne soit pas jugée en péril dans l’ensemble du pays, elle est considérée comme gravement en péril dans deux États des Grands Lacs, et en péril dans un État des Grands Lacs.
iv. Taille et tendances de la population canadienne
Aucune étude portant spécifiquement sur les tendances de l’abondance du crapet à longues oreilles au Canada n’a été réalisée jusqu’à présent. On possède peu d’information sur la situation des populations de la région biogéographique Saskatchewan – Nelson dans le nord-ouest de l’Ontario, principalement en raison de la répartition sporadique et assez éloignée de l’espèce ainsi que du caractère limité de l’échantillonnage récent. L’espèce semble avoir connu un déclin significatif dans la région biogéographique Grands Lacs – Haut Saint Laurent. Quelques individus ont pu être capturés lors d’un échantillonnage intensif réalisé récemment (2002 à aujourd’hui) à l’échelle de l’aire de répartition de l’espèce dans le sud-ouest de l’Ontario. Par ailleurs, aucun individu n’a pu être capturé depuis 1983 dans les 17 emplacements connus du Québec, malgré un échantillonnage intensif.
v. Menaces
L’habitat s’est considérablement dégradé dans la région biogéographique Grands Lacs – Haut Saint Laurent, ce qui a eu des effets néfastes sur les milieux humides privilégiés par l’espèce. Cette région est l’une des plus exploitées au Canada en termes d’activités agricoles et industrielles et de développement urbain. Cette situation a favorisé l’envasement et l’augmentation de la turbidité et de la charge en nutriments. À moins qu’on ne prévienne ou qu’on n’atténue ces phénomènes, d’autres déclins sont inévitables.
vi. Petite zone d’occurrence ou d’occupation
Ce critère s’applique probablement, surtout si une troisième unité désignable est reconnue (par subdivision de l’unité désignable de la région biogéographique Grands Lacs – Haut Saint Laurent), compte tenu de la distance de 500 km qui sépare les populations de l’Ontario et du Québec.
vii. Facteurs limitatifs biologiques
Inconnus.
viii. Sources d’information
Échantillonnage intensif réalisé par le MPO dans le sud-ouest de l’Ontario. Échantillonnage provincial intensif au Québec.
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Reptiles |
Terrapene
carolina
*
Tortue tabatière
ON
|
La tortue tabatière (Terrapene carolina) est une petite tortue ayant une carapace d’une longueur de 10 à 15 cm; surtout terrestre, on la retrouve dans une grande partie de l’est des États-Unis et dans le sud de l’Ontario. Elle a une durée de vie exceptionnellement longue dans la nature et peut atteindre plus de 100 ans. Dernièrement, on s’est entendu pour dire qu’il s’agit d’une espèce indigène de l’Ontario (Harding, 1997; Dodd, 2001; COSEPAC, 2002; Ernst et Lovich, 2009). L’espèce a été évaluée par le COSEPAC en 2002 et classée dans la catégorie DD (Data Deficient, données insuffisantes), parce que les données étaient insuffisantes pour pouvoir déterminer si les tortues tabatières trouvées récemment en Ontario étaient des individus qui subsistaient d’une population indigène ou si elles avaient été introduites (espèce disparue par opposition à en voie de disparition). On a signalé la présence de tortues tabatières à plusieurs emplacements dans les régions carolinienne et des Grands Lacs et du Saint-Laurent, en Ontario. Un grand nombre de ces mentions datent d’avant la colonisation, lorsque l’espèce semblait être assez répandue en Ontario (Adler, 1970; Froom, 1976; Johnson, 1989; Harding, 1997; Dodd, 2001; Ernst et Lovich, 2009). Depuis 1700, environ, l’espèce est disparue de certaines parties de l’Ontario, de l’État de New York, de la Pennsylvanie, de l’Ohio et du Michigan, particulièrement dans les zones adjacentes aux Grands Lacs (Dodd, 2001). Elle subit un déclin continu dans l’ensemble de son aire de répartition nord américaine (Harding, 1997; Ernst et Lovich, 2009). Même si la tortue tabatière est une tortue terrestre et que, si on l’aperçoit, elle est facile à identifier et à attraper, le nombre d’observations dans le sud de l’Ontario n’augmente que d’un ou deux par année. Les données historiques semblent indiquer que la tortue tabatière est indigène de l’Ontario et qu’elle a peut-être survécu pendant des siècles malgré qu’elle ait toujours été rare et peut-être limitée par des facteurs écologiques. Une situation semblable se produit au Vermont (DesMeules, 1997), au New Hampshire (Taylor, 1993) et dans le Maine (Todd, 2000). Bien qu’on ait déjà décrit ces États comme faisant partie de l’aire de répartition habituelle de l’espèce, on ne les retrouve désormais que dans des mentions éparses de quelques individus qui subsistent. Par conséquent, la situation de l’espèce doit être réévaluée, compte tenu du principe de précaution et de la forte possibilité que quelques populations soient encore présentes.
i. Niveau taxinomique : La tortue tabatière est une espèce valide, et, dans son évaluation précédente de l’espèce (COSEPAC, 2002), le COSEPAC a convenu qu’il s’agissait d’un taxon valide indigène du Canada. On n’a trouvé aucune preuve de l’existence de plus d’une unité désignable (UD) pour la tortue tabatière au Canada.
ii. Proportion de l’aire de répartition mondiale au Canada : environ 1 %. Un élément clé de l’évaluation précédente du COSEPAC consistait à déterminer si l’espèce était ou non indigène du Canada ou si tous les spécimens observés récemment étaient en fait des tortues ayant été capturées puis relâchées et si tous les spécimens trouvés lors de fouilles archéologiques, plus précisément dans les dépotoirs autochtones, avaient été importés par les Autochtones qui se servaient souvent de la carapace à des fins décoratives ou comme monnaie d’échange. Par exemple, Bleakney (1956) soutient que l’espèce a été introduite par le commerce autochtone il y a environ 1 000 ans, parce que les tortues n’auraient pas pu traverser à la nage le lac Érié. Cet argument est faible cependant, étant donné que le T. carolina est une tortue d’étang et qu’un grand nombre de vertébrés non aquatiques (p. ex. les serpents) sont des espèces indigènes qui ont dû traverser les obstacles que représentaient alors les Grands Lacs.
iii. Statut de conservation actuel à l’échelle mondiale : CLASSEMENT MONDIAL : G5 (dernier examen en 2004); CLASSEMENT NATIONAL : N?; COSEPAC : DD (Data Deficient, données insuffisantes); CLASSEMENT SELON LE MRN : DD (Data Deficient, données insuffisantes); CLASSEMENT SUBNATIONAL : SU (unrankable, non classable); Statut général en Ontario : Exotique. Le fait qu’on continue de désigner cette espèce comme exotique va à l’encontre des preuves et des arguments décrits dans les références mentionnées plus haut selon lesquelles la tortue tabatière est, ou était, une tortue indigène du Canada établie depuis longtemps.
iv. Taille et tendances des populations canadiennes : La tortue tabatière continue d’être observée dans la nature, dans des sites du sud-ouest de l’Ontario (comtés de Norfolk et de Brant et dans le parc provincial Rondeau) (Froom, 1976; Johnson, 1989; S. Gillingwater [comm. pers., courriel, 2009]). Cependant, la population actuelle étant très petite et la plupart des individus étant probablement des tortues ayant été capturées puis relâchées, il est possible que la population indigène soit disparue (Adler, 1970; Dodd, 2001). Si l’espèce existe encore (Harding, 1997), elle ne sera probablement pas viable à moins d’effectuer des activités de rétablissement.
v. Menaces : Cette espèce à maturation tardive et à grande longévité, qu’on rencontre en Ontario, est très menacée en raison de son cycle vital, de sa présence aux limites de son aire de répartition, de ses populations petites et fragmentées, de la perte massive de son habitat (forêts des terres basses, champs abandonnés, écotones de prairie et écotones boisés) et de sa popularité comme animal de compagnie. Parce qu’elle est principalement terrestre, la tortue tabatière peut facilement être capturée par les humains, comme c’est le cas pour la tortue des bois (Glyptemys insculpta) (COSEPAC, 2007). Aux États Unis, les routes constituent une grande menace pour la tortue tabatière (mortalité élevée sur les routes) (Harding, 1997; Dodd, 2001; Ernst et Lovich, 2009). Les Autochtones d’Amérique et les colons européens ont créé une mosaïque de clairières à l’époque coloniale (Doroff et Keith, 1990; Todd, 2000). Les répercussions de la transformation des forêts de milieu sec en des fermes, qui se faisait couramment au XIXe siècle, demeurent inconnues. La tortue tabatière vit principalement dans les prairies, mais évite les terres agricoles. Les modèles semblent indiquer que des taux de mortalité annuels chez les adultes supérieurs à 5 % causent des déclins des populations à long terme (Doroff et Keith, 1990).
vi. Zone d’occurrence ou zone d’occupation de petite superficie : Zone d’occupation très petite; l’espèce est peut-être disparue.
vii. Facteurs biologiques limitatifs : L’espèce parvient tardivement à maturité, à l’âge d’environ 20 ans, dans le nord-est des États-Unis (Klemens, 1993). Elle montre un faible effort de reproduction annuel; les femelles ne se reproduisant que tous les deux ans, et leurs couvées comptant environ cinq œufs (Dodd, 2001; Ernst et Lovich, 2009). De plus, la reproduction est probablement limitée aussi par les étés frais et les hivers froids du Canada. La tortue tabatière hiverne dans des terriers creusés dans la terre et tolèrent le gel jusqu’à au moins -3,6 °C (Storey et al., 1993; Ernst et Lovich, 2009). Gillingwater (comm. pers., 2009) a fait hiberner, avec succès, des tortues tabatières à 2–5 °C pour une période pouvant atteindre six mois, au cours de l’hiver 2008 2009, et les tortues n’ont perdu que peu de poids, voire n’en ont pas perdu du tout.
Références
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DesMeules, M.P. 1997. Historic and current status of turtles in Vermont, in T.F. Tyning (dir. de publ.), Status and conservation of turtles of the northeastern United States, Serpent’s Tale, Lanesboro (Minnesota), p. 1-2.
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Doroff, A.M. et L.B. Keith. 1990. Demography and ecology of an ornate box turtle (Terrapene ornata) population in south-central Wisconsin, Copeia, p. 387-399.
Ernst, C.H. et J.E. Lovich. 2009. Turtles of the United States and Canada, Baltimore (Maryland), Johns Hopkins University Press, 827 p.
Froom, B. 1976. The Turtles of Canada, McClelland and Stewart Ltd., Toronto, i20 p.
Harding, J.H. 1997. The Amphibians and Reptiles of the Great Lakes Region, The University of Michigan Press, 378 p.
Johnson, B. 1989. Familiar amphibians and reptiles of Ontario. Natural History/Natural Heritage, Inc., Toronto (Ontario), 168 p.
Klemens, M.W. 1993. Amphibians and reptiles of Connecticut and adjacent regions, Hartford (Connecticut), Connecticut Geol. and Natur. Hist. Survey Bull., n° 112, 318 p.
Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition, L.O. 2007, chapitre 6, annexe 1, Transition — espèces désignées comme espèces menacées d’extinction dans le règlement 328 des règlements refondus de l’Ontario de 1990, (alinéa 7(7)a)).
Règlement de l’Ontario 230/08 pris en application de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition : liste des espèces en péril en Ontario, annexe 2, « Espèces en voie de disparition ».
Stickel, L.F. 1978. Changes in a box turtle population during three decades, Copeia, 1978, p. 221-225.
Storey, K.B., J.R. Layne, Jr., M.M. Cutwa, T.A. Churchill et J.M. Storey. 1993. Freezing survival and metabolism of box turtles, Terrapene carolina, Copeia, 1993(3), p. 628-638.
Taylor, J. 1993. The amphibians and reptiles of New Hampshire. New Hampshire Fish and Game Dept., Concord, 70 p.
Todd, C.S. 2000. Eastern Box Turtle Assessment in Maine. Report to Maine Dept of Inland Fisheries and Wildlife, 41 p.
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Crotalus
viridis
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AB, SK
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Deux espèces de serpents à sonnette, appartenant au genre Crotalus, de la famille des Vipéridés, sont présentes dans l’Ouest Canadien. Il n’y a pas si longtemps, elles étaient encore considérées comme deux sous espèces d’une même espèce, le Crotalus viridis (Crother, 2008). À l’aide de différentes techniques moléculaires, Pook et al. (2000), Ashton et de Queiroz (2001) ainsi que Douglas et al. (2003) ont pu confirmer que le C. viridis se divise en deux clades, un à l’est des Rocheuses et l’autre à l’ouest. Ashton et de Queiroz (2001) ont même avancé que les différences entre les deux clades sont suffisantes pour donner à chacun le statut d’espèce. Douglas et al. (2003) ont pour leur part proposé des distinctions phylogénétiques plus fines qui appuient cette hypothèse : les deux sous espèces du clade de l’est forment une seule espèce, le crotale des prairies (Crotalus viridis), tandis que les six sous espèces du clade de l’ouest forment une seconde espèce, le crotale de l’Ouest (Crotalus oregonus). En 2004, cette dernière espèce a été classée comme menacée par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).
Le crotale des prairies est le seul serpent venimeux des prairies canadiennes. Sa longueur totale peut atteindre 1,5 m. Le corps est robuste, la tête triangulaire, le cou bien distinct, et la queue se termine par une cascabelle, ou sonnette (Cook, 1984). Le dos porte une série de grosses taches brunes, verdâtres ou brun jaunâtre, qui prennent la forme de bandes sur la queue. La peau du corps et de la queue est brun pâle ou brun jaunâtre. Il existe trois grappes distinctes de l’espèce, l’une dans le sud est de l’Alberta, les deux autres dans le centre ouest de la Saskatchewan.
i. Niveau taxinomique : Il s’agit d’une espèce valide, récemment reconnue, indigène au Canada (Crother, 2008).
ii. Proportion de l'aire de répartition mondiale au Canada : < 5 %.
iii. Statut de conservation mondiale existant : Classement mondial (GRANK) : G5 (dernier examen le 11 janvier 2006); classement national (NRANK) : N3N4 (Canada, 2006); classement subnational (SRANK) : S3 (Alberta), S3 (Saskatchewan); COSEPAC : non évaluée. Situation générale de l’espèce : Alberta, susceptible d'être en péril (2); Saskatchewan, sensible (3). L’espèce figure sur la liste bleue de l’Alberta.
iv. Taille et tendances de la population canadienne : Inconnues. Il n’y a presque pas de données provenant de la Saskatchewan et, en Alberta, certains signes témoignent du déclin de l’espèce, mais on ne dispose d’aucune estimation de la population (Watson et Russell, 1997; Ernst et Quinlan, 2006). Dans la région de Lethbridge, les activités menées en vue de la conservation à long terme des crotales obtiennent un succès mitigé, ce qui donne à penser à un avenir précaire pour l’espèce (Ernst et Quinlan, 2006). De manière globale, l’espèce semble connaître un déclin dans le sud est de l’Alberta (Watson et Russell, 1997).
v. Menaces : Les crotales des prairies sont exposés à diverses menaces. Ils vivent en groupe dans des tanières, ce qui les rend vulnérables aux perturbations par les humains, en particulier la persécution délibérée. Des recherches récentes (Jorgenson, 2009) indiquent que la mise en culture constitue une importante cause de mortalité durant les périodes de recherche de nourriture. Étant donné que les crotales peuvent se déplacer sur une distance allant jusqu’à 30 km depuis leurs tanières durant la saison active, ils risquent d’être tués sur les routes ou par la machinerie utilisée en agriculture ainsi que pour l’extraction ou l’exploration pétrolière et gazière. La perte de l’habitat de prairie naturelle représente aussi une menace et cause la fragmentation de l’aire de répartition de l’espèce (Jorgenson, 2009). Même si l’espèce est protégée en vertu de lois provinciales, il est possible que des crotales soient tués lorsqu’ils sont perçus comme une menace pour la santé humaine.
vi. Petite zone d'occurrence ou d'occupation : L’aire de répartition de l’espèce est fragmentée et limitée à trois petites zones distinctes de l’Alberta et de la Saskatchewan.
vii. Facteurs limitatifs biologiques : Le crotale des prairies atteint la maturité sexuelle à l’âge de trois à sept ans, et les femelles ne se reproduisent qu’une fois tous les deux ou trois ans (Watson et Russell, 1997). Par conséquent, l’espèce est affectée par un taux de remplacement faible et par le fait qu’elle parvient difficilement à reconstituer des populations après un déclin.
Références
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