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Communiqué de presse
De l'abondance à la disparition : la tortue des bois et le Moucherolle à côtés olive attirent l'attention sur les espèces en périlLe Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) s'est réuni à Ottawa (Ontario) du 28 au 30 novembre 2007 pour évaluer le statut de conservation de 15 espèces. Il s'agit de la 30e année de travail du Comité. Des problèmes pour la tortue qui frappe du piedLa tortue des bois peut vivre plusieurs décennies le long de ruisseaux et de rivières boisés, depuis les Maritimes jusqu'en Ontario. L'espèce a été évaluée comme étant « menacée », partiellement en raison de la perte d'habitat et de la hausse du taux de mortalité sur les routes. La tortue frappe du pied pour attirer les vers de terre. Victime de son apparence agréable et de sa docilité, elle est la cible de prises illégales. Les collectionneurs constituent également une menace pour un autre reptile, la couleuvre à nez plat, ce qui contribue ainsi à évaluer l'espèce comme étant « menacée ». Les individus errent beaucoup et sont fréquemment tués sur les routes. L'espèce non venimeuse tend à renfler le cou en capuchon à la manière du cobra, à siffler, à frapper et enfin à feindre la mort. Cette couleuvre disparaît rapidement du sud de l'Ontario. Encore des déclins d'oiseaux inexpliquésLe Moucherolle à côtés olive, espèce observée partout au Canada, a été évalué comme espèce « menacée » en raison d'un déclin à long terme de ses effectifs. Tout comme pour d'autres oiseaux récemment évalués qui se nourrissent d'insectes volants et qui hivernent en Amérique du Sud, la cause du déclin demeure incertaine. La gestion de la pêche est fructueuseLe sébaste canari est pêché le long de la côte Ouest de l'Amérique du Nord. L'espèce a connu un déclin drastique à la suite des pressions de la pêche. Le déclin général a amené le COSEPAC à évaluer l'espèce comme étant « menacée ». L'amélioration de la gestion de la pêche, incluant une surveillance par des observateurs et l'utilisation nouvelle des enregistrements vidéo, ont toutefois diminué le risque que l'espèce devienne « en voie de disparition ». Phoques en voie de disparitionLe seul phoque d'eau douce du Canada, soit la sous-espèce des Lacs des Loups Marins du phoque commun, dont la population est maintenant estimée à une centaine d'individus seulement, est considérée être « en voie de disparition ». Impasses botaniquesTrois plantes vivaces ont été évaluées comme étant « en voie de disparition ». Le stylophore à deux feuilles est confiné en trois petites populations grandement fragmentées dans le sud-ouest de l'Ontario. La castilléjie dorée et la violette jaune des monts se trouvent en quelques emplacements épars dans le sud de l'île de Vancouver et sur des îles adjacentes. Toutes ces plantes sont touchées par la perte d'habitat et la propagation d'espèces exotiques envahissantes. Écosystèmes de dunes en disparitionLe Comité a évalué la situation de deux papillons nocturnes des dunes des Prairies, soit la noctuelle sombre des dunes et la noctuelle jaune pâle des dunes. La noctuelle sombre des dunes, qui est associée à un habitat en disparition, soit celui des dunes actives, a été évaluée comme étant « en voie de disparition », tandis que la noctuelle jaune pâle des dunes, qui habite des dunes semi-stabilisées à végétation clairsemée, a reçu le statut d'espèce « préoccupante ». Ces espèces se joignent à une diversité d'autres plantes et animaux menacés de disparition qui habitent les dunes. Un groupe de travail collabore avec des chercheurs à la production d'un rapport sur les changements en cours dans les écosystèmes de dunes des Prairies. À propos du COSEPACLe COSEPAC évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d'autres principales unités de la biodiversité considérées comme étant en péril au Canada. Pour ce faire, le COSEPAC se sert de connaissances scientifiques, traditionnelles autochtones, ou des collectivités, lesquelles sont fournies par de nombreux spécialistes provenant des gouvernements, des universités, d'autres organismes et d'individus. Les sommaires d'évaluations sont actuellement à la disposition du public sur le site Web du COSEPAC (www.cosepac.gc.ca) et seront transmises en août 2008 au ministre fédéral de l'Environnement pour une considération de l'inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). À compter de cette date, les rapports de situation complets seront mis à la disposition du public dans le Registre public de la Loi sur les espèces en péril (www.registrelep.gc.ca). Il y a maintenant 556 espèces inscrites aux diverses catégories de risque du COSEPAC, y compris 225 espèces en voie de disparition, 141 espèces menacées, 155 espèces préoccupantes et 22 espèces disparues du pays (c.-à-d. on ne les trouve plus à l'état sauvage au Canada). De plus, 13 espèces sont disparues et 43 espèces font partie de la catégorie données insuffisantes. Le COSEPAC est composé de membres provenant de chaque organisme responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l'Agence Parcs Canada, Pêches et Océans Canada et le Partenariat fédéral d'information sur la biodiversité sous la présidence du Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Définitions de la terminologie et des catégories de risque du COSEPAC :Espèce sauvage : Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'un autre organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans. -30-
Pour obtenir des précisions au sujet des espèces évaluées et des justifications des désignations, veuillez consulter le site Web du COSEPAC à l'adresse suivante : | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||