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Communiqués de presseDeux populations de morue franche désignées en péril
Whitehorse (Yukon), le 2 mai 2003 – Deux populations de morue franche ont été désignées menacée et en voie de disparition par suite des évaluations effectuées cette semaine par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). La liste comprend maintenant 431 espèces inscrites à diverses catégories de risque du COSEPAC, dont 153 espèces en voie de disparition, 102 espèces menacées et 143 espèces préoccupantes. En outre, 21 espèces sont désignées disparues du Canada (c’est-à-dire qu’elles ne se trouvent plus au Canada) et 12 sont désignées disparues. Vingt-neuf autres espèces font partie de la catégorie données insuffisantes. Le nombre d’espèces inscrites à la liste a augmenté de 16 depuis la réunion de novembre 2002 du COSEPAC. La population de Terre-Neuve-et-Labrador de la morue franche (voir ci-dessous pour les stocks précis) a été désignée en voie de disparition. Au cours des 30 dernières années, la morue a connu un déclin de 97 p. 100 au large de la côte nord-est de Terre-Neuve-et-Labrador, et l’espèce a essentiellement disparu des parties extracôtières de son aire de répartition. La pêche a été la menace principale pour la morue, mais les pêches commerciales et récréatives dirigées sont maintenant fermées. La population du Nord laurentien de la morue franche, qui s’étend du Nord du golfe du Saint-Laurent à la côte sud de Terre-Neuve, a été désignée comme étant menacée. La morue demeure abondante dans la partie est de la région (côte sud de Terre-Neuve), mais elle a connu un déclin important dans le Nord du golfe, où la pêche est maintenant fermée aussi. La population des Maritimes de la morue franche demeure inscrite à la catégorie préoccupante. Deux espèces ont été inscrites à des catégories de moindre risque. La population de l’Ouest de l’Atlantique Nord du rorqual à bosse, qui était antérieurement inscrite à la catégorie préoccupante, a été radiée de la liste, partiellement en raison de la réussite des activités de rétablissement. Un nombre réduit de rorquals à bosse s’enchevêtrent dans des filets de pêche, et les gens sont devenus plus efficaces pour libérer ceux qui s’enchevêtrent. Il y a maintenant environ 10 000 rorquals à bosse dans l’Ouest de l’Atlantique Nord. La population du Nord-Ouest de l’Atlantique du marsouin commun a également été inscrite à une catégorie de moindre risque; elle est passée de la catégorie menacée à la catégorie préoccupante. Grâce à une réduction des activités de pêche dans l’Atlantique et à des mesures visant à réduire les prises accessoires dans la baie de Fundy, moins de marsouins meurent accidentellement. Cependant, des préoccupations persistent au sujet des niveaux possibles de prises accessoires, et il faut surveiller davantage la situation. Trois espèces de plantes se trouvant dans les écosystèmes des chênes de Garry de la Colombie-Britannique ont été ajoutées à la liste. La tritéléia de Howell, le grand silène de Scouler et le jonc de Kellogg ont tous été désignés en voie de disparition. Les écosystèmes des chênes de Garry abritent plus d’espèces de plantes que tout autre écosystème terrestre de la Colombie-Britannique côtière. Au cours des dernières décennies, la conversion de l’habitat des écosystèmes à des utilisations agricoles et urbaines s’est effectuée à un taux de plus en plus rapide. Il reste moins de cinq pour cent de l’habitat original des chênes de Garry. Il s’agit d’un des écosystèmes les plus en péril au Canada. La population de l’Ouest du carcajou, qui se trouve dans cinq provinces et trois territoires, dont la région entourant Whitehorse, est demeurée dans la catégorie préoccupante après sa réévaluation. La population de l’Est demeure en voie de disparition, et il est possible qu’elle n’existe plus. Le COSEPAC a confirmé deux inscriptions d’urgences effectuées en octobre 2002. Les populations Cultus et Sakinaw du saumon sockeye sont toutes deux en voie de disparition. Pendant son séjour à Whitehorse, le Comité a également passé deux jours en réunion avec des représentants des conseils de gestion des ressources fauniques de partout au Canada. « Cela a été une première étape importante dans le lancement d’un nouveau partenariat avec des conseils établis en vertu de règlements de revendications territoriales, qui jouent un rôle important dans la conservation des espèces sauvages, a affirmé Marco Festa-Bianchet (Ph.D.), président du COSEPAC. Ils nous ont accueillis avec enthousiasme dans le Nord et ils nous ont aidé à mieux comprendre la vaste portée de leurs activités. » Le COSEPAC a évalué 40 espèces pendant sa réunion de cinq jours. Il s’agissait d’une première évaluation pour 24 espèces, dont 19 ont été ajoutées à la Liste des espèces en péril du COSEPAC. Le COSEPAC est un comité indépendant composé de spécialistes des espèces sauvages, qui utilise la meilleure information disponible pour déterminer le niveau de risque de disparition des espèces sauvages du Canada. Depuis la création du Comité en 1977, celui-ci a effectué 612 évaluations d’espèces. Le COSEPAC se compose de membres d’organismes gouvernementaux et non gouvernementaux, d’établissements universitaires ainsi que de deux membres qui facilitent l’inclusion de connaissances traditionnelles autochtones. Définition des termes et des catégories de risque du COSEPAC
Stocks de morue Population de Terre-Neuve-et-Labrador : Population du Nord laurentien : Population des Maritimes : - 30 - Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :
Pour obtenir des précisions au sujet des espèces évaluées et des justifications pour chaque désignation, veuillez consulter le site Web du COSEPAC à l’adresse suivante : |