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Ottawa, le 28 novembre 2003

Au cours de la première réunion du COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada) depuis l’adoption de la Loi sur les espèces en péril (LEP), les membres du Comité ont examiné la situation de conservation de 23 espèces.

L’otarie de Steller a été désignée comme étant une espèce « préoccupante » étant donné le petit nombre de sites de reproduction ainsi que sa vulnérabilité aux perturbations humaines et aux marées noires. Cette espèce se trouve sur des îles au large de la côte de la Colombie-Britannique. Par le passé, les populations d’otaries de Steller ont connu des déclins en raison de la chasse dirigée envers cette espèce visant à réduire la prédation dont les poissons font l’objet. Ces programmes ont été interrompus pendant les années 1950, et les populations affichent maintenant une certaine croissance. Un groupe reproducteur en Colombie-Britannique est maintenant disparu, et les populations globales demeurent inférieures aux niveaux historiques (début des années 1900). L’otarie de Steller est menacée ou en voie de disparition ailleurs dans son aire de répartition (États-Unis et Russie).

L’esturgeon blanc, le plus gros poisson d’eau douce au Canada, a été désigné comme étant « en voie de disparition ». Au Canada, cette espèce ne se trouve qu’en Colombie-Britannique, où plusieurs populations connaissent un déclin. La grande rareté de poissons âgés de moins de 30 ou de 40 ans dans la plupart des rivières indique que peu de jeunes survivent. Une longue durée de vie et de petites populations font en sorte que l’esturgeon blanc est extrêmement vulnérable à toute prise et à la dégradation de l’habitat causée, par exemple, par les barrages. La demande relative à la chair et les oeufs (caviar) sur le marché noir constitue une menace additionnelle pour cette espèce.

Dans les Prairies, deux espèces de papillon (l’hespérie du Dakota et l’hespérie de Poweshiek) ont été désignées comme étant « menacées ». Les deux espèces dépendent de ce qui reste des habitats des prairies et sont menacées par les brûlages dirigés, par la fragmentation de leurs habitats en terres herbeuses et par le moment de la fenaison.

Le noyer cendré, un arbre dont la durée de vie est relativement courte et qui se trouve en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick, a été désigné comme étant « en voie de disparition ». Le noyer cendré produit des noix comestibles et est d’une importance particulière pour de nombreux peuples autochtones. Cet arbre, largement répandu mais relativement rare, est grandement touché par une maladie exotique (le chancre du noyer cendré) qui se propage rapidement.

« Au cours de cette réunion, nous avons étudié quatre rapports de situation portant sur des espèces pour lesquelles le COSEPAC a conclu que les renseignements étaient insuffisants pour conférer un statut. Il faut investir davantage de ressources dans l’étude de la faune et de la flore du Canada afin de fournir, aux décideurs et aux planificateurs, de l’information adéquate pour réaliser une conservation efficace », a déclaré M. Marco Festa-Bianchet (Ph.D), président du COSEPAC.

Les limites imposées par le manque d’information entraînent d’importantes répercussions pour l’évaluation. Par exemple, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, le rare lyogyre roux a été observé dans un petit nombre d’emplacements épars et était classifié dans la catégorie « données insuffisantes ». Il existe peu de données sur l’ampleur de la répartition ou sur l’abondance de cette espèce dans les cours d’eau et les lacs du Canada.

Sur la côte de la Colombie-Britannique, la chauve-souris de Keen a une grande aire de répartition, mais elle pourrait dépendre des forêts anciennes. La chauve-souris est rarement observée et il est difficile de faire l’inventaire de la population. Le manque de renseignements au sujet de la taille de sa population et la difficulté quant à l’identification de cette espèce ont mené à sa classification dans la catégorie « données insuffisantes ».

Il y a maintenant 441 espèces dans les diverses catégories de risque du COSEPAC, dont 160 espèces en voie de disparition, 108 espèces menacées et 140 espèces préoccupantes. En outre, 21 espèces sont « disparues du pays » (elles ne se trouvent plus au Canada à l’état sauvage) et 32 sont classifiées à la catégorie « données insuffisantes ».

Les évaluations du COSEPAC seront transmises au ministre de l’Environnement fédéral et constitueront le fondement pour l’inscription à la liste légale des espèces en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril.

Le COSEPAC évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes des gouvernements provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas d’une compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones.

Définition des termes et des catégories de risque du COSEPAC
  • Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement ou génétiquement distincte.
  • Disparue : Toute espèce qui n’existe plus.
  • Disparue du Canada : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l’état sauvage, mais qui est présente ailleurs.
  • En voie de disparition : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.
  • Menacée : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants auxquels elle est exposée ne sont pas inversés.
  • Préoccupante : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.
  • Non en péril : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.
  • Données insuffisantes : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

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Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :


Marco Festa-Bianchet (Ph.D.)
Président, COSEPAC

Marco.Festa-Bianchet@usherbrooke.ca

Questions d’ordre général :
Secrétariat du COSEPAC
(819) 953-3215

 

Pour des questions sur l’otarie de Steller :

Andrew Trites (Ph.D.)
Coprésident, Sous-comité de spécialistes des mammifères marins
(604) 822-8181
(604) 318-6357
trites@zoology.ubc.ca

Pour des questions sur l’esturgeon blanc :

Robert Campbell (Ph.D.)
Coprésident, Sous-comité de spécialistes des poissons d’eau douce
(613) 987-5367 racambel@cyberus.ca

 

Pour des questions sur les papillons :

Theresa Fowler (Ph.D.)
Coprésident, Sous-comité de spécialistes des arthropodes
(819) 953-6402
Theresa.aniskowicz@ec.gc.ca

Pour des questions sur le noyer cendré :

Erich Haber (Ph.D.)
Coprésident, Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens
(613) 722-5523 erich.haber@rogers.com

 

Pour des questions sur le lyogyre roux :

Gerald Mackie (Ph.D.)
Coprésident, Sous-comité de spécialistes des mollusques
(519) 824-4120, poste 3505
gmackie@uoguelph.ca

Pour des questions sur la chauve-souris de Keen :

Brock Fenton (Ph.D.)
Coprésident, Sous-comité de spécialistes des mammifères terrestres
(416) 736-2100, poste 22664 bfenton@yorku.ca

Pour obtenir des précisions au sujet des espèces évaluées et des justifications pour chaque désignation, veuillez consulter le site Web du COSEPAC à l’adresse suivante :
www.cosepac.gc.ca