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Communiqué de presse
Ottawa, Ontario, le 26 novembre 2004 Des espèces exotiques menacent la biodiversité canadienne Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) s'est réuni à Ottawa du 22 au 25 novembre afin d'évaluer la situation de plusieurs espèces sauvages. Le châtaignier d'Amérique a été ajouté à la catégorie en voie de disparition. Autrefois un arbre commun dans le sud de l'Ontario, ayant une grande valeur comme source alimentaire et comme bois de construction, il a été ravagé par un champignon exotique. Les quelques châtaigniers qui restent sont éloignés les uns des autres, bon nombre d'entre eux ne peuvent pas se reproduire et plusieurs sont touchés par la maladie. Les espèces exotiques envahissantes, y compris les parasites et les pathogènes, menacent de nombreuses espèces évaluées par le COSEPAC. Des rats introduits détruisent les œufs et les oisillons du Guillemot à cou blanc dans les îles de la Reine Charlotte, un champignon asiatique tue les châtaigniers en Ontario, les ouaouarons apportés de l'est du Canada en Colombie-Britannique remplacent dans leur habitat les grenouilles à pattes rouges, et des graminées exotiques étouffent la ketmie des marais en Ontario. Selon Marco Festa-Bianchet, président du COSEPAC, « Les espèces exotiques envahissantes sont une grande menace mondiale à la biodiversité, elles ont, de plus en plus, un effet néfaste sur la flore et la faune du Canada. » La baleine noire du Pacifique Nord, auparavant commune au large de la Colombie Britannique, a vu sa population grandement réduite par suite de la chasse commerciale au XIXe siècle et presque éliminée par la chasse illégale un siècle plus tard. Il n'en reste que quelques dizaines dans l'est du Pacifique, qui parfois se trouvent dans les eaux canadiennes. Cette baleine a été ajoutée à la catégorie en voie de disparition. Le chevalier cuivré, poisson présent uniquement au sud du Québec, a été ajouté à la catégorie en voie de disparition. Sa population est petite et en déclin, et son habitat a été dégradé par l'agriculture, son utilisation intensive par les êtres humains et les barrages qui empêchent la migration de ce poisson. Le COSEPAC évalue la situation nationale des espèces sauvages, des sous-espèces, des variétés ou des autres unités désignables considérées en péril au Canada. Pour ce faire, le COSEPAC se sert de connaissances scientifiques, traditionnelles autochtones, ou des collectivités, lesquelles sont fournies par de nombreux spécialistes provenant des gouvernements, des universités et d'autres organismes. Il y a maintenant 455 espèces inscrites aux diverses catégories de risque du COSEPAC, y compris 172 espèces en voie de disparition, 120 espèces menacées, 141 espèces préoccupantes et 22 espèces disparues du pays (on ne les trouve plus à l'état sauvage au Canada). De plus, 12 espèces sont disparues et 34 espèces font partie de la catégorie données insuffisantes. Le COSEPAC est composé de membres provenant de chaque organisme responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre entités fédérales (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, Pêches et Océans Canada et Partenariat fédéral d'information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne provenant pas des compétences et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Définitions de la terminologie et des catégories de risque du COSEPAC
- 30 - Pour obtenir de plus amples renseignements :
Pour obtenir des précisions au sujet des espèces évaluées et des justifications pour les désignations, veuillez consulter le site Web du COSEPAC à l'adresse suivante : | ||||||||||||||||||||||