Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)


Instructions pour la préparation des rapports de situation du COSEPAC

Document mis à jour en janvier 2009



TABLE DES MATIÈRES


LES RAPPORTS DE SITUATION DU COSEPAC ET LE PROCESSUS D’EXAMEN : UN APERÇU

PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE ET DROITS MORAUX

CONTENU GÉNÉRAL DES RAPPORTS ET PRÉSENTATION

INSTRUCTIONS DÉTAILLÉES

PAGE TITRE

TABLE DES MATIÈRES

RÉSUMÉ

RENSEIGNEMENTS SUR LES ESPÈCES SAUVAGES

RÉPARTITION

HABITAT

BIOLOGIE

TAILLE ET TENDANCES DES POPULATIONS

MENACES ET FACTEURS LIMITANTS

IMPORTANCE SPÉCIALE

PROTECTION, STATUT ET RANGS EXISTANTS

RÉSUMÉ TECHNIQUE

REMERCIEMENTS ET EXPERTS CONTACTÉS

SOURCES D’INFORMATION

SOMMAIRE BIOGRAPHIQUE DU RÉDACTEUR DU RAPPORT

COLLECTIONS EXAMINÉES

TABLEAUX

FIGURES

ANNEXES (S’IL Y A LIEU)



LES RAPPORTS DE SITUATION DU COSEPAC ET LE PROCESSUS D’EXAMEN : UN APERÇU


Les évaluations de la situation des espèces sauvages effectuées par le COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada) reposent principalement sur les rapports de situation. Un rapport de situation est un rapport technique complet qui compile et analyse les meilleurs renseignements disponibles sur la situation d’une espèce sauvage au Canada et qui indique les menaces pesant sur cette espèce sauvage [1]. Le rapport de situation doit satisfaire aux normes minimales de qualité et d’exhaustivité dont les grandes lignes sont données dans le présent document. Ce sont des personnes bien informées (appelées ci après « rédacteurs de rapports ») qui rédigent les rapports de situation et les présentent, soit de leur propre chef (rapports non sollicités), soit après qu’un contrat leur a été adjugé par l’intermédiaire du processus d’appel d’offres du COSEPAC. Les appels d’offres sont affichés à intervalles réguliers sur le site Web du COSEPAC (www.cosepac.gc.ca). Veuillez consulter le site Web (cliquez sur Soyez branché) pour obtenir des renseignements sur les prochains appels d’offres ou pour vous enregistrer pour recevoir un avis lorsque de nouveaux appels sont publiés sur le site.

Pour écrire un rapport de situation pour le COSEPAC, le rédacteur obtient les meilleures connaissances scientifiques, communautaires et traditionnelles autochtones qui soient disponibles [2] (CTA). Il est important qu’il procède à l’évaluation précise, à l’analyse détaillée et à la couverture complète et actualisée de l’information pertinente. Parmi les types de renseignements utilisés les plus importants, il y a la taille et les tendances des populations, les répartitions (p. ex. la zone d’occurrence, la zone d’occupation, le nombre d’emplacements, etc.), la qualité de l’habitat et les menaces. Il est tout aussi important de repérer les lacunes en matière de connaissances et les données ou les inférences douteuses.

Bien que le but premier d’un rapport de situation consiste à fournir suffisamment de renseignements pour évaluer la situation d’une espèce sauvage, le rapport joue également un rôle dans les processus ultérieurs, tels que la planification du rétablissement.

La rédaction d’un rapport de situation du COSEPAC comporte plusieurs étapes, et il faut compter environ deux ans, en moyenne, pour l’achèvement de ce processus.

1. « L’ébauche de rapport ». C’est cette ébauche que le coprésident du Sous comité de spécialistes des espèces (SSE) reçoit pour la première fois du rédacteur. Le SSE ainsi que les compétences responsables de l’espèce sauvage (les « compétences responsables de l’aire de répartition ») examinent cette ébauche, qui peut également être revue par des spécialistes de l’extérieur, si le coprésident du SSE le juge bon. Les commentaires et les suggestions sont envoyés au coprésident du SSE, qui les transmet au rédacteur, accompagnés d’instructions relatives aux modifications devant être intégrées à l’ébauche.

2. « Le rapport provisoire ». Une fois les changements apportés, la participation du rédacteur prend fin (bien que, dans certain cas, il puisse être embauché de nouveau par la suite; voir le paragraphe ci dessous). Il incombe au SSE et au COSEPAC de poursuivre la révision du rapport et de terminer le rapport de façon à ce qu’il puisse pleinement contribuer à l’évaluation de l’espèce sauvage.

3. « Le rapport intermédiaire ». Le SSE produit un rapport intermédiaire à partir du rapport provisoire, qui est envoyé aux compétences responsables de l’aire de répartition six mois avant une réunion d’évaluation des espèces sauvages (REE), et à tous les membres du COSEPAC deux mois avant la REE. Le SSE peut ajouter de l’information et des analyses au rapport provisoire, ou apporter les changements qu’il juge nécessaires pendant ce processus. Le SSE ajoute aussi une recommandation quant au statut de l’espèce. Le SSE peut embaucher le rédacteur initial du rapport ou une autre personne pour l’aider au cours de ce processus. L’évaluation du statut d’une espèce sauvage par le COSEPAC s’appuie sur le rapport intermédiaire.

4. « Le rapport final ». Le coprésident du SSE met la touche finale au rapport de situation, et y intègre toutes les modifications que le COSEPAC a demandées pendant la REE. L’évaluation du COSEPAC est annexée, et le rapport est ensuite traduit et publié dans le Registre public de la LEP (http://www.registrelep.gc.ca), parmi les évaluations et les rapports de situation du COSEPAC.

Les rapports non sollicités sont des rapports qui n'ont pas été commandés par le COSEPAC par le truchement d'un Appel d'offres. Ces rapports peuvent être reçus par le COSEPAC de toute source crédible, y compris les organismes provinciaux, territoriaux et fédéraux, mais sans s'y limiter. Les rapports de situation non sollicités doivent être accompagnés d'une Demande d'évaluation des espèces remplie (disponible à l'adresse http://www.cosepac.gc.ca/pdf/Appendix-F9_Fr.pdf), (voir la section suivante), une permission d'utiliser le rapport, une renonciation aux droits moraux, une déclaration de conflit d'intérêt et une justification pour l'évaluation de l'espèce sauvage. La demande entière remplie et le rapport de situation non sollicité sont présentés aux Secrétariat, lequel les envoie au coprésident du SSE approprié. Le rapport fait ensuite l'objet du même processus d'évaluation (voir la Section 5.3.2) qu'un rapport de situation commandé. On s'attend à ce que le rédacteur du rapport fasse les modifications relatives à la révision, ajoute l'information disponible et/ou supprime les sections non convenables du rapport tel que précisé par le coprésident pertinent. L'inobservation de telles demandes peut faire en sorte qu'un rapport soit retourné sans avoir été reçu par le COSEPAC.

Les rapports de situation non sollicités ne peuvent être officiellement reçus pour considération par le COSEPAC qu'au cours d'une réunion d'évaluation du COSEPAC. Les rédacteurs de rapports de situation non sollicités sont informés si le rapport a été accepté ou rejeté par le COSEPAC, et s'il est accepté, ils sont informés de la désignation du statut qui a été accordée à l'espèce sauvage et des justifications. Si le rapport est rejeté, le COSEPAC fournit les raisons du rejet au rédacteur du rapport.

Dans les cas où le rapport concerne une espèce sauvage d'un taxon pour lequel il n'existe actuellement aucun SSE (p. ex. les priapuliens, les dinoflagellés ou les échinodermes), un sous-comité de spécialistes ad hoc sera mis sur pied par le président du COSEPAC aux fins du processus de désignation.

Après que le rapport non sollicité a été accepté par le coprésident du SSE pertinent, il est considéré comme une ébauche de rapport (voir ci dessus) et suit le même processus d’examen et d’approbation que ceux dont le mandat de rédaction a été donné à contrat à la suite d’un appel d’offres.


PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE[3] ET DROITS MORAUX[4]


Le gouvernement du Canada (« la Couronne ») conservera la propriété intellectuelle de tous les rapports commandés par le COSEPAC et adjugés par Environnement Canada, pour que les rapports puissent être publiés dans le Registre public. Cette façon de faire ne vise toutefois pas à empêcher les contractuels de publier cette information dans d’autres tribunes. À partir de décembre 2003, les contrats relatifs aux rapports de situation comportent une licence de la Couronne permettant aux contractuels d’utiliser, de reproduire ou de publier des parties du rapport provisoire, pourvu 1) que le rapport ne soit pas entièrement publié et 2) que le contractuel reconnaisse les droits d’auteur de la Couronne sur ses travaux et fasse paraître avec tout nouveau document qui intègre des portions du rapport de situation l’avertissement suivant : « Avis : La Couronne détient les droits d’auteur de certains des renseignements utilisés, ou auxquels il est fait référence, dans le présent document et compilés au nom du COSEPAC dans le cadre d’un contrat avec Environnement Canada, mais les commentaires faits par l’auteur, ou les conclusions qu’il tire de ces renseignements, ne reflètent pas nécessairement les opinions d’Environnement Canada ni du COSEPAC. » A remarquer que les publications clairement et considérablement différentes du rapport de situation n’ont pas besoin d’une licence de la Couronne. A remarquer aussi que toute propriété intellectuelle qui appartenait au rédacteur du rapport ou à quelqu’un d’autre avant que le rapport de situation ne soit entrepris appartient encore au détenteur original. Il faut obtenir la permission pour utiliser ces renseignements.

En ce qui concerne les rapports non sollicités, le rédacteur du rapport fournit dans le rapport une permission d'utiliser le rapport et une renonciation aux droits moraux, tel que décrit dans la Demande d'évaluation des espèces (disponible à l'adresse http://www.cosepac.gc.ca/pdf/Appendix-F9_Fr.pdf). Le gouvernement du Canada détient la propriété intellectuelle pour l'évaluation et le rapport de situation final du COSEPAC.

Pour tous les rapports (commandés et non sollicités), le rédacteur et toutes les autres personnes qui auront contribué (c. à d. les corédacteurs) doivent consentir à renoncer aux droits moraux et à le consigner dans le rapport disponible auprès du Secrétariat du COSEPAC (cosewic/cosepac@ec.gc.ca). Cet état de choses découle en partie de ce que les rapports peuvent faire l’objet d’examens, de mises à jour et d’ajouts à mesure que de nouveaux renseignements deviennent disponibles. En de rares occasions, un rapport de situation peut avoir besoin de révisions que le rédacteur du rapport préparant le document n’approuve pas, mais qui sont recommandées par le SSE responsable ou par le COSEPAC. La renonciation découle en deuxième lieu de la décision prise par le COSEPAC en mai 2001 de faire des rapports de situation des documents évolutifs, dont la mise à jour reflétera la situation changeante d’une espèce sauvage au fil du temps. Une renonciation aux droits moraux permettra d’effectuer directement les mises à jour du rapport, sans que quiconque soit coupable de plagiat. Il ne sera ainsi pas nécessaire de préparer un document entièrement nouveau.

Le COSEPAC sera considéré comme l’« auteur » des rapports commandés (ou commencés) après mai 2001. Le nom des rédacteurs de rapports paraîtra dans les rapports de situation finals versés dans le Registre public de la LEP, et le rôle des autres personnes y ayant contribué sera mentionné. Les rédacteurs de rapports peuvent toutefois, s’ils le désirent, choisir de ne pas voir leur rôle mentionné dans le rapport de situation. Dans le cas des rapports de situation qui ont été mis à jour, tous les rédacteurs de rapports qui ont participé à la rédaction du rapport de situation original sur l’espèce et de tout rapport antérieur qui a été mis à jour seront également mentionnés.

Droits de propriété en matière de CTA

Les connaissances traditionnelles autochtones (CTA) sont la propriété des personnes qui les détiennent. Les contractuels auront besoin d’une permission écrite pour obtenir les CTA en se servant des formulaires de consentement appropriés qui leur seront fournis. Les détenteurs de connaissances se verront offrir une occasion d’examiner et de valider l’information factuelle partagée avec le rédacteur du rapport avant qu’elle ne soit incorporée dans le rapport de situation. L’information brute (p. ex des transcriptions, des enregistrements) sera retournée au détenteur de connaissances ou à la collectivité à des fins d’entreposage. Le rédacteur du rapport ne détiendra aucun droit de propriété intellectuelle quant aux connaissances obtenues de sources autochtones.


CONTENU GÉNÉRAL DES RAPPORTS ET PRÉSENTATION


Personnes-ressources requises et autres sources d’information

En plus de devoir effectuer un examen approfondi de la documentation scientifique pertinente, les rédacteurs de rapports doivent communiquer avec les compétences (fédérales, provinciales ou territoriales) où l’espèce sauvage est présente ou d’où elle est disparue pour que le rapport renferme les meilleurs renseignements, les plus à jour qui soient et qui proviennent de toutes les sources possibles. Si l’espèce sauvage relève de conseils de gestion des ressources fauniques (CGRF), il faut aussi communiquer avec les conseils pertinents. Les rédacteurs de rapports doivent également communiquer avec les centres de données sur la conservation ou avec les Centres d’information sur le patrimoine naturel ainsi qu’avec le président de l’équipe de rétablissement de l’espèce, s’il en existe une. Tous les rédacteurs de rapports doivent communiquer avec le Secrétariat du COSEPAC pour obtenir de plus amples renseignements et consignes sur l’intégration des connaissances traditionnelles autochtones aux rapports et sur la préparation de cartes de distribution et le calcul de la zone d'occurrence et de la zone d'occupation. Les coordonnées de tous les organismes mentionnés ci dessus se trouvent dans la Liste des personnes ressources nécessaires avec lesquelles les auteurs doivent communiquer pour obtenir de l’information relative aux espèces sauvages compilée à l’intention des rédacteurs de rapports et qui se trouve dans le site Web du COSEPAC. Les rédacteurs de rapports ne doivent pas hésiter à inclure de l’information provenant d’autres sources crédibles, notamment des communications personnelles avec des personnes bien informées du milieu local et d’autres spécialistes. Les propres inférences professionnelles du rédacteur de rapport sont les bienvenues. Dans le cas des mises à jour de rapports de situation, il faut communiquer avec les anciens rédacteurs qui peuvent avoir de nouveaux renseignements sur l’espèce sauvage, et les citer. Le rédacteur de rapport doit faire tout ce qu’il peut pour fournir des preuves à l’appui de ces sources ou de l’information corroborante venant de multiples sources.

Incorporation des CTA dans les évaluations d’espèces

Il relèvera des rédacteurs de rapports de situation d’intégrer les CTA dans les rapports de situation portant sur les espèces sauvages pour lesquelles des CTA sont disponibles. Cette démarche sera facilitée par le truchement du Sous comité des CTA qui orientera les rédacteurs de rapports vers les personnes ressources appropriées. Cela pourrait aussi comprendre des sources de CTA qui ont fait l’objet d’études par le rédacteur du rapport en présumant que l’information à l’appui de la source a été revue par le Sous comité des CTA. Les CTA seront intégrées au moment où elles deviendront disponibles, à n’importe quel stade dans la préparation du rapport.

Les rédacteurs de rapports doivent communiquer avec la coordonnatrice des CTA au Secrétariat du COSEPAC (voir Liste des personnes ressources nécessaires avec lesquelles les auteurs doivent communiquer pour obtenir de l’information relative aux espèces sauvages sur le site Web du COSEPAC) afin de signaler la préparation d’un nouveau rapport de situation ou d’une mise à jour de rapport de situation. Les rédacteurs de rapports fourniront au Secrétariat une carte provisoire de la répartition de l’espèce sauvage au Canada, laquelle sera utilisée par le Sous comité des CTA pour évaluer les personnes ressources autochtones adéquates.

Avec les conseils du Sous comité des CTA et l’aide du Secrétariat du COSEPAC, l’information provenant de sources autochtones, si elle est disponible, devrait comprendre :

  • l’occurrence de l’espèce sauvage;
  • la répartition de l’espèce sauvage;
  • la taille de la population;
  • l’information liée aux changements observés dans la biologie et/ou dans la taille de la population au fil du temps;
  • les menaces possibles, les plans de gestion existants, les restrictions entourant les prises;
  • le nom autochtone et le dialecte;
  • toute information connexe.

A noter de ne pas intégrer des renseignements particuliers sur l’utilisation culturelle, médicinale ou spirituelle que font les peuples autochtones d’une espèce sauvage. Il est approprié cependant de signaler que l’espèce sauvage est utilisée par un groupe autochtone.

Il vous faut fournir Sous comité des CTA une liste des noms de toutes les personnes contactées dans le but d’obtenir des CTA.

A noter : il faut employer le terme englobant de peuples autochtones ou des références précises telles qu’Inuit, Amérindien ou Métis.

Renseignements sensibles

Après avoir été approuvé par le COSEPAC, le rapport de situation final deviendra un document public. Les rédacteurs de rapports doivent veiller à ce que toute information détaillée qui pourrait mettre encore davantage une espèce sauvage en péril ne figure pas dans le rapport de situation. Les renseignements confidentiels, comme l’emplacement exact, le nom des propriétaires de terres privées où une espèce sauvage est présente, etc., ne sont pas nécessaires pour la désignation et, s’ils faisaient partie du rapport, pourraient entraîner une interférence avec des populations déjà en péril. Ces renseignements doivent être présentés au coprésident du SSE dans une annexe distincte, et il ne faut pas y faire explicitement référence dans le rapport de situation. Les coprésidents du SSE transmettront les renseignements sensibles au Secrétariat, pour archivage. Le Secrétariat fournira cette information aux compétences intéressées et, sur demande, à d’autres responsables scientifiques avec la permission du président du COSEPAC sur recommandation du co-président approprié.

Mises à jour des rapports de situation

Les rapports de situation sont mis à jour tous les dix ans, ou avant si cela s’avère nécessaire. Depuis 2001, le COSEPAC modifie directement le plus récent rapport de situation sur l’espèce sauvage, ou y fait des ajouts. Il est possible de cette façon de préparer une mise à jour de rapport de situation simplement, efficacement et à meilleur coût que par le passé. Tous les rapports de situation commandés ou commencés après mai 2001 deviendront des « documents évolutifs » contenant un résumé complet des connaissances à ce jour. Les rédacteurs de rapports doivent par conséquent communiquer avec le Secrétariat du COSEPAC pour déterminer dans quelle mesure un rapport antérieur peut servir de base pour la mise à jour du rapport ou s’il est nécessaire de préparer un nouveau rapport entier qui servira de base à de futures mises à jour. Dans un cas comme dans l’autre, la mise à jour du rapport de situation doit fournir le même résumé exhaustif de l’information relative à l’espèce sauvage et à sa situation actuelle au Canada qu’un nouveau rapport. Les consignes et les exigences du présent manuel s’appliquent donc autant aux mises à jour de rapports de situation qu’aux nouveaux rapports.

Présentation

Les rapports de situation peuvent être rédigés en français ou en anglais. Utilisez le Modèle de formatage qui se trouve sur le site Web du COSEPAC. Il faut utiliser tous les en têtes de section et toutes les rubriques que le modèle renferme (sauf indication contraire) afin que les sujets essentiels pour la prise de décisions par le COSEPAC soient traités. Si les renseignements sont incomplets dans l’une ou l’autre des rubriques, il faut l’indiquer à l’endroit approprié. Selon le taxon dont il est question, il est possible d’ajouter de nouvelles rubriques, au besoin.

La longueur des rapports de situation varie en fonction de la quantité de renseignements disponibles. Les rapports doivent résumer toute l’information pertinente, mais non renfermer tous les détails de tous les renseignements. Le travail du rédacteur de rapport ne consiste pas à être exhaustif, mais plutôt à choisir ce qui est pertinent dans l’information existante et à le résumer et à en faire la synthèse pour que le COSEPAC l’utilise. Les rédacteurs de rapports doivent s’efforcer d’être concis. Trente pages, au maximum, devraient suffire pour le traitement des situations mêmes les plus complexes. Les rédacteurs de rapports doivent s’efforcer d’être concis. Toutefois, les listes et les puces sont à éviter.

Il ne faut pas utiliser la première personne, puisque l’« auteur » du rapport sera finalement le COSEPAC. Pour savoir comment citer les documents ou les communications personnelles, voir la section Sources d’information. Il faut éviter les gros points et les listes.

Tous les tableaux et toutes les figures doivent être numérotés et il faut y faire référence dans le texte du rapport. Assurez-vous que les figures ressortent bien à la photocopie en noir en blanc, surtout lorsqu’il y a de la couleur, et que les légendes et symboles peuvent être bien compris lorsqu’ils sont imprimés en noir et blanc. D’autres renseignements sur les figures et les tableaux se trouvent dans la section Instructions détaillées, ci-dessous.

Assurez-vous qu’on utilise le système métrique dans les échelles cartographiques. Donnez l’équivalent en unités métriques, entre crochets, lorsque vous citez une source qui n’utilise pas le système métrique. Si vous faites état de quantités qui ne sont pas établies avec certitude, précisez la mesure de la variabilité utilisée (erreur type, écart-type, quantile, etc.).


INSTRUCTIONS DÉTAILLÉES


PAGE TITRE


Voyez le modèle de formatage pour en savoir davantage sur le contenu et la présentation de cette page.

TABLE DES MATIÈRES

Tous les rapports doivent avoir une table des matières pouvant être mise à jour automatiquement.

RÉSUMÉ

Le résumé est rédigé à l’intention des profanes; il servira à l’affichage de renseignements sur le Registre publique de la Loi sur les espèces en péril (http://www.registrelep.gc.ca). Résumez en termes simples les renseignements pertinents qui se trouvent dans le corps du rapport; ne donnez pas d’information qui n’est pas présentée dans le corps du rapport. Évitez d’employer un jargon de métier ou un langage beaucoup trop technique. Ne mentionnez pas les figures dans le rapport et n'utilisez pas de citations. Soyez concis; le résumé ne doit pas dépasser deux pages. Utilisez les en têtes de section suivants :

Renseignements sur les espèces sauvages (en mettant l’accent sur la description morphologique)

Répartition

Habitat

Biologie

Taille et tendances des populations

Menaces et facteurs limitants

Importance spéciale

Protection, statut et rangs existants


Sous le dernier en-tête, indiquez toute désignation antérieure du COSEPAC, inscription au Registre de la LEP, inscription en vertu d’une loi provinciale ou territoriale, classification G attribuée par NatureServe, classification canadienne N, et toute classification provinciale/territoriale S, toute cote globale de l’IUCN (liste rouge), et toute classification de la situation générale des espèces sauvages au Canada.



RENSEIGNEMENTS SUR LES ESPÈCES SAUVAGES


Nom et classification

Donnez le tout dernier nom scientifique reconnu et sa source, conformément aux normes en matière taxonomiques utilisées par le SEE compétent. Suivez la présentation relative à la rédaction scientifique et utilisez notamment la majuscule pour la première lettre du nom de genre, la minuscule pour le nom des espèces et des sous espèces sauvages, l’italique pour le nom de tous les genres et de toutes les espèces et sous espèces sauvages; n’utilisez pas l'italique pour les noms taxinomiques supérieurs au genre (p. ex. le nom des familles, des ordres et des classes). Au besoin, consultez le coprésident compétent du SEE à propos de références ou de renseignements précis, en particulier pour ce qui est de la taxinomie des sous-espèces. Fournissez des renseignements sur la classification, y compris sur les sous-espèces et les variétés (le cas échéant). Vous pouvez mentionner d’autres catégories de classification, si elles sont pertinentes. Énumérez les sous-espèces (ou les variétés) reconnues qui sont présentes au Canada. Traitez de toutes les modifications récentes de la taxinomie ou de la nomenclature, et des problèmes ou des incertitudes taxinomiques. Donnez les synonymes, y compris pour les noms scientifiques et les noms communs, en français, en anglais ou dans d’autres langues pertinentes dans le contexte canadien (inuktitut, langue crie, etc.). S’il y a confusion à propos de l’usage correct d’un nom, résumez très brièvement l’historique de l’application de ces noms. Justifiez brièvement la reconnaissance d’un taxon inférieur à l’espèce, si celle ci fait l’objet de controverses.

Description morphologique

Faites une description morphologique concise et exacte de l’espèce sauvage (ou de l’unité désignable) en vous servant de termes courants. Au besoin, donnez les caractères qui permettent de différencier l’espèce sauvage d’espèces sauvages locales similaires ou avec lesquelles il est facile de la confondre. Vous pouvez renvoyer à de bonnes descriptions, illustrations ou clés, le cas échéant, si celles ci sont facilement accessibles. Dans le cas des espèces sauvages qui passent par différents stades (p. ex. larve, nymphe) ou de dimorphisme sexuel, décrivez les stades ou les sexes à l’aide d’illustrations si nécessaire (mais expliquez leur place dans le cycle vital à la section Biologie). Pour les lichens, il faut donner de l’information sur les composants chimiques caractéristiques.

Fournissez au moins un dessin au trait ou une photographie claire et bien contrastée (c. à d. qu’elle doit donner une bonne photocopie en noir et blanc) de l’espèce sauvage. Elle servira de figure dans cette section et servira également pour la page couverture du document final publié. Cette illustration peut être fournie en copie papier ou dans un fichier électronique à haute résolution. Si l’illustration est tirée d’un document publié ou appartient à quelqu’un d’autre que le rédacteur du rapport, elle doit être accompagnée d’une lettre de permission de son auteur/propriétaire. S’il n’y a pas d’illustration convenable, veuillez en avertir le Secrétariat du COSEPAC pour qu’une soit commandée.

Structure de la population spatiale

Fournissez des renseignements sur la structure de la population de cette espèce sauvage au Canada. Y a-t-il des obstacles géographiques, écologiques ou comportementaux au mouvement qui pourraient créer une structure génétique ou un fort isolement au sein de la partie canadienne de l’aire de répartition de l’espèce sauvage, ou entre la population canadienne et les populations à l’extérieur du Canada?

Donnez tous les renseignements qui pourraient contribuer à définir la structure de la population des unités inférieures à l’espèce. Ces renseignements peuvent comprendre des données génétiques, de marquage, des données sur les parasites, des données écologiques, morphométriques et méristiques, ainsi que des renseignements sur les disjonctions de l’aire de répartition et les obstacles au mélange des populations. Les études portant sur la structure de la population devraient être décrites suffisamment en détail pour que leur fiabilité puisse être évaluée. De tels détails comprennent généralement un ordre de grandeur de la portée de l’étude quant au nombre d’individus étudiés et au nombre de populations étudiées et leur aire de répartition. Dans le cas des études génétiques, le type et le nombre de marqueurs génétiques utilisés ainsi que les mesures de la différenciation génétique, telles que les statistiques FST et les évaluations de la divergence de séquence, devraient également être décrits. Des déclarations telles que « des populations génétiquement distinctes » ne devraient pas être faites ou citées sans fournir de données quantitatives et qualitatives (p. ex., valeurs FST et P). On ne s'attend pas à ce que le rédacteur effectue des analyses statistiques supplémentaires au-delà de celles présentées dans les publications source. Toutefois, si les évaluations de différenciation génétique sont fournies sans évaluations des distances moyennes entre les populations, le rédacteur devrait alors calculer ces distances.

Lorsque c’est pertinent pour la situation d’une espèce, résumez les mesures génétiques de la variabilité de la population (indices de l’hétérozygosité (H) pour les marqueurs diploïdes ou de la diversité haplotype (h) pour les marqueurs haploïdes, comme l’ADN mitochondrial et l’ADN chloroplastique).

Unités désignables

Le COSEPAC évalue en général la situation d’une espèce ou d’une sous espèce sauvage dans toute son aire de répartition au Canada. Un statut est quelquefois attribué à des unités inférieures à l’espèce lorsqu’une seule désignation ne suffit pas à représenter avec exactitude la situation de l’espèce sauvage. Les raisons pour lesquelles l’évaluation distincte d’une unité désignable est justifiée doivent être clairement énoncées dans cette section.

Les Lignes directrices pour reconnaître les unités désignables inférieures à l’espèce du site Web du COSEPAC expliquent ce qui pourrait justifier qu’une unité taxinomique ait plus d’une désignation. Veuillez remarquer que le terme « unité désignable » remplace ce qui était auparavant les « populations importantes à l’échelle nationale ». Les rédacteurs doivent se souvenir en appliquant ces lignes directrices que, bien qu’une espèce sauvage puisse être observée dans plusieurs zones biogéographiques (p. ex. voir les cartes des écozones dans les Lignes directrices mentionnées ci dessus), une population présente dans l’une ou l’autre de ces zones ne peut être traitée séparément que lorsque les tendances et les facteurs relatifs aux populations diffèrent beaucoup ou lorsqu’il existe entre les populations d’autres différences biologiques qui correspondent à des distinctions historiques ou génétiques. Consultez les renseignements de la sous-section Structure de la population spatiale, au besoin.

Pour les rapports de situation commandés par le COSEPAC, le traitement des unités désignables sera en général précisé dans le mandat du contrat. Si le rédacteur d’un rapport conclut qu’il a affaire à une unité désignable autre que celle qui est précisée dans le contrat, il doit discuter de la situation avec le président ou le coprésident du SSE, et en arriver avec eux à une entente.

Dans chacune des sections subséquentes du rapport, veillez à ce que les renseignements nécessaires (p. ex. la taille de la population totale, l’habitat, les tendances, les menaces) soient donnés pour l’ensemble de l’espèce sauvage au Canada et pour chacune des unités désignables. Si les renseignements biologiques diffèrent selon les unités désignables, précisez ces différences.


RÉPARTITION


Nous encourageons l'utilisation de cartes normalisées pour tous les groupes d'espèces sauvages, car cela facilite l'interprétation pendant le processus d'évaluation. Vous pouvez vous procurer des cartes de base normalisées à petite et à grande échelle, en format numérique compatible avec un système d'information géographique (SIG), auprès du Secrétariat du COSEPAC. Pour discuter des exigences et méthodologies relatives à la préparation de cartes de distribution et au calcul de la zone d'occurrence et de la zone d'occupation d'une espèce sauvage en particulier, les rédacteurs de rapport doivent communiquer avec le Secrétariat du COSEPAC (voir la Liste des personnes-ressources avec lesquelles les auteurs doivent communiquer pour obtenir de l'information relative aux espèces sauvages sur le site Web du COSEPAC). De l'aide sera fournie au besoin par le Secrétariat quant à la préparation des cartes. De plus, les rédacteurs de rapport doivent fournir au Secrétariat du COSEPAC les données originales utilisées pour préparer la carte de répartition et calculer la zone d'occurrence et la zone d'occupation, en autant que ces données puissent être obtenues avec la permission de les utiliser. Finalement, les rédacteurs de rapport doivent fournir une version compatible avec SIG de la carte de répartition lorsqu'elle est préparée dans ce format.

En ce qui concerne le formatage en général, évitez d'illustrer la répartition à l'aide de couleurs; utilisez soit une gamme de gris faciles à distinguer les uns des autres, des hachures croisées ou différents types de lignes (p. ex. diagonales, verticales, horizontales, tiretées, pointillées) pour permettre les reproductions en noir et blanc. Si vous utilisez de la couleur, assurez-vous que les reproductions en noir et blanc montrent toute l'information. Chacune des cartes doit avoir une échelle et une flèche indiquant le Nord.

Aire de répartition mondiale

Passez en revue les anciennes répartitions et les répartitions actuelles et préparez une carte à jour indiquant l’aire de répartition mondiale de l’espèce sauvage. Incluez toutes les autres cartes pouvant, le cas échéant, aider à différencier les voies de migration, les aires de reproduction, les aires d’hivernage ou les autres voies et aires. Lorsque c’est possible, ajoutez des renseignements ou une carte montrant l’aire de répartition historique de l’espèce sauvage et délimitez les populations disparues du pays depuis peu.

Aire de répartition canadienne

Examinez brièvement la répartition actuelle de l’espèce sauvage au Canada. L’aire de répartition de l’espèce sauvage est-elle étendue, limitée? Dans quelles zones biogéographiques retrouve-t-on cette espèce sauvage? Abordez les éléments qui indiquent qu’il y a fragmentation et/ou isolement. Dites si l’espèce sauvage est endémique au Canada ou quelle proportion de son aire de répartition se trouve au Canada (p. ex. 80 p. 100 de la répartition totale est au Canada). Si la survie de l’espèce sauvage dépend d’une autre espèce sauvage, donnez aussi de l’information sur la répartition canadienne de cette autre espèce sauvage.

Présentez une carte à jour de la répartition actuelle de l’espèce sauvage au Canada. Si l’aire de répartition de plus d’une unité désignable est indiquée sur la carte, identifiez clairement chacune des unités et superposez les unités désignables sur la carte de l’écozone. Il peut aussi être utile d’ajouter des cartes plus détaillées pour la partie canadienne de l’aire de répartition, particulièrement lorsque de nombreux emplacements sont concentrés en grappes dans une petite région géographique. Incluez toutes les autres cartes pouvant aider à différencier les voies de migration, les aires de reproduction, les aires d’hivernage ou les autres aires et voies, le cas échéant. Veillez à ce que les cartes ne soient pas détaillées au point qu’il est impossible de voir les emplacements exacts. Dans le texte, les endroits où l’espèce est présente ne doivent être identifiés que de façon générale, à l’aide de la distance depuis la ville la plus proche ou un attribut géographique, ou par d’autres moyens.

Décrivez les modifications temporelles de la répartition (expansions et contractions) de l’espèce sauvage. Les changements qui se sont produits au cours des trois dernières générations, ou au cours des dix dernières années si la durée de ces trois générations a été inférieure à dix ans, sont particulièrement intéressants. La durée de génération est présentée en détail à la sous-section Cycle vital et reproduction.

Sur les cartes de la répartition actuelle et de la répartition historique, précisez si les données se rapportent à des emplacements ou des populations (voir des observations sur la distinction entre ces termes ci dessous). Montrez clairement quelles sont les nouvelles données d’enquête et les données historiques ainsi que les données positives et les données négatives. Les données positives consistent en de l’information sur les endroits où l’espèce sauvage est présente ou a été observée, et les données négatives consistent en de l’information sur les endroits où un relevé a été effectué, mais où l’espèce n’a pas été observée. En général, les données négatives sont importantes, car elles montrent l’étendue des activités de recherche; il faut les inclure chaque fois qu’il en existe. Le cas échéant, la date à laquelle un spécimen a été recueilli ou observé et/ou la date à laquelle il a été fait mention de l’espèce à un emplacement donné ou au sein d'une population doivent être fournies. Fournissez des données sur les tendances quant au nombre ou à l’emplacement des populations.

Expliquez les incertitudes associées aux estimations ci dessus. Mentionnez les pertes ou les expansions éventuelles de l’aire de répartition pour lesquelles aucun relevé adéquat n’a été effectué. Indiquez les populations historiques dont la situation n’est pas connue, les enregistrements erronés (emplacements et spécimens mal identifiés) et les sites qu’il serait possible d’étudier. Le cas échéant, les populations ou les spécimens de végétaux d’origine horticole doivent être clairement identifiés, et la distinction doit être faite entre les plantes cultivées provenant de populations indigènes connues et le stock horticole d’origine inconnue. Des renseignements semblables doivent être donnés sur les populations introduites d’espèces animales, le cas échéant.

Estimez (en km2) la zone d'occurrence et la zone d'occupation. Décrivez toutes les tendances ou fluctuations de la taille de la zone d'occurrence et de la zone d'occupation. Voir la sous-section sur la Terminologie importante sur la répartition, la zone d’occurrence et la zone d’occupation ci dessous, où la définition de ces termes est présentée. De plus, notez qu’une nouvelle définition et une nouvelle méthode de calcul de la zone d’occupation sont en cours de mise en œuvre (des renseignements et des consignes peuvent être obtenus auprès du Secrétariat du COSEPAC). Le rédacteur doit rapporter par écrit la façon dont la zone d'occupation a été estimée (p. ex. les types d'habitats exclus ou inclus, les zones jugées essentielles à la survie de la population existante) et l'échelle utilisée pour la mesurer. Un document distinct d'une à deux pages sur le calcul de la zone d'occupation doit être présenté avec le rapport de situation « provisoire ». Cela vise à faire en sorte que les futures mesures de la zone d'occupation (c.-à-d. lorsque l'espèce est réévaluée par le COSEPAC) puissent être comparées à la zone actuelle.

N’abordez pas ici la taille ni les tendances des populations. Cette section ne doit porter que sur les aires de répartition géographique, les emplacements et populations actuels et historiques, et les modifications en nombre ou en étendue de ces quantités. Les renseignements relatifs à la taille des populations (nombre d’individus, etc.) doivent faire partie de la section Taille et tendances des populations.

Terminologie importante sur la répartition, la zone d’occurrence et la zone d’occupation

Pour rédiger cette section, il est important de comprendre les définitions que le COSEPAC utilise pour la population totale, les populations et les emplacements. Le glossaire du site Web du COSEPAC (dans la section Définitions et abréviations) explique ces termes en détail; il faut le consulter. La population totale est le groupe d’individus formant le taxon (c. à d. l’unité désignable) au Canada. Une population est un groupe (une portion de la population totale) distinct sur le plan géographique ou autrement, qui a peu d’échanges démographiques ou génétiques avec d’autres groupes (populations); ces échanges se limitent en général à un individu migrant ou à un gamète par année, au plus. Un emplacement est une zone géographiquement distincte où un seul phénomène menaçant peut rapidement toucher tous les individus du taxon présent. La taille de l’emplacement dépend de la superficie touchée par l’événement menaçant et peut inclure en partie une ou plusieurs populations. Lorsque plus d’un phénomène menaçant est possible, l’emplacement est défini en fonction de la menace plausible la plus grave. La figure 1 illustre la différence entre les populations et les emplacements. Cette terminologie doit être utilisée pour la description des modifications temporelles de la répartition de l’espèce sauvage.

TP = PT     L = E     P = P

Figure 1 (Illustration) - La différence entre les populations et les emplacements

Figure 1 : PT = Population totale au Canada (c. à d. l’unité désignable); P = Population; E = Emplacement.

Pour une explication de ces termes, voir le texte. Veuillez remarquer que les populations et les emplacements peuvent former des sous-ensembles l’un de l’autre, selon la nature des menaces qui pèsent sur le taxon.

La zone d’occurrence est la superficie délimitée par la ligne imaginaire continue la plus courte possible pouvant renfermer tous les sites connus, induits ou projetés d’occurrence actuelle d’un taxon, à l’exclusion des cas de nomadisme. Cette mesure peut exclure de larges zones où l’habitat est de toute évidence inadéquat. On peut mesurer la zone d’occurrence en dessinant le plus petit polygone englobant tous les sites d’occurrence mais dans lequel aucun angle interne n’a plus de 180 degrés (Figure 2).

La zone d’occupation est définie comme la superficie occupée par un taxon à l’intérieur de sa zone d’occurrence, à l’exclusion des cas de nomadisme. Cette mesure existe parce qu’un taxon ne se rencontre en général pas partout dans sa zone d’occurrence, qui peut renfermer des habitats inoccupés ou inadéquats. La taille de la zone d’occupation dépendra de l’échelle à laquelle elle est mesurée, qui devra donc être choisie en fonction des caractéristiques biologiques pertinentes du taxon. Par exemple, pour les espèces des lacs ou des cours d’eau, seule la superficie de la portion du système aquatique réellement occupée est mesurée. Si seulement la zone littorale d’un lac est occupée, seule la superficie de la zone littorale est mesurée, pas la superficie totale du lac. Pour un cours d’eau, seule la superficie de la portion du cours d’eau qui est occupée est mesurée, pas tout le bassin versant de ce cours d’eau. Voir aussi les Définitions et abréviations du site Web du COSEPAC, où se trouvent des définitions détaillées de ces termes.

Figure 2 (Illustration) - Estimation de la zone d’occurrence

Figure 2. Estimation de la zone d’occurrence. La méthode est correcte en (a), et incorrecte en (b). En (a), les emplacements (étoiles) les plus à l’extérieur sont reliés par une ligne sans qu’aucun angle interne ait plus de 180º; la superficie enclose est la zone d’occurrence. En (b), la ligne est telle que plusieurs angles internes (flèches) ont plus de 180º; la zone d’occurrence serait dans ce cas sous estimée.


HABITAT


Besoins en matière d’habitat

Décrivez les besoins généraux de l’espèce sauvage en matière d’habitat et, aussi précisément que possible, les habitats types et essentiels de l’espèce sauvage. Si cette information est connue, dites si l’espèce sauvage a un comportement généraliste ou de spécialiste en matière d’habitat. Indiquez dans quelle mesure l’habitat essentiel est fragmenté (microrépartition), si cette fragmentation est naturelle ou non, et à quel point l’espèce sauvage occupe les parcelles. Si la survie de cette espèce sauvage dépend d’une autre espèce sauvage, précisez les besoins en matière d’habitat de cette autre espèce sauvage.

Donnez, de façon succincte, tous les renseignements disponibles directement pertinents pour le taxon (Tableau 1). Vous pouvez aborder des sujets tels que les stades de la succession écologique utilisés par l’espèce sauvage (le cas échéant, aux différents stades de son cycle vital, p. ex. pour la reproduction, pendant la migration, pour l’hivernage), le niveau de spécialisation de l’espèce sauvage en matière d’habitat à un stade donné du cycle vital, la présence d’autres espèces sauvages en péril désignées par le COSEPAC ou d’autres espèces sauvages rares inscrites sur des listes largement reconnues utilisées aux échelles provinciale et nationale ainsi que la tolérance de l’espèce sauvage aux perturbations. Indiquez clairement de quelle partie de la répartition du taxon l’information sur l’habitat provient, surtout lorsque cette information ne provient pas du Canada. Lorsque vous décrivez la structure d’une communauté, ne faites pas de longues listes d’espèces sauvages associées.

Tableau 1. Liste de contrôle des caractéristiques de l’habitat à inclure [5].

Caractéristiques de l’habitat à inclure Plantes et lichens Invertébrés Vertébrés Espèce aquatiques
Caractéristiques physiographiques et topographiques [      
Substrat (p. ex. substrat rocheux et type de sol) [     [
Drainage, pH, et disponibilité des nutriments [      
Structure de la communauté [      
Tolérance à l’ombre [      
Capacité de pousser sur des substrats instables [      
Dépendance envers des facteurs dynamiques; tels que le feu, l’érosion, le dépôt d'éléments nutritifs et les inondations [      
Microhabitat [ [    
Besoins particuliers en matière d’habitat en ce qui concerne le repos, les terriers, le rassemblement et l’hivernation pour les juvéniles, les adultes et les larves   [ [ [
Zone d’habitat nécessaire pour le domaine vital (en particulier des espèces territoriales)   [ [ [
Caractéristiques physiques et chimiques de l’eau (température, profondeur, pH, salinité, courant, turbidité, dureté, alcalinité)       [


Tendances en matière d’habitat

S’il y a lieu, présentez une carte montrant les habitats actuels et leur étendue par le passé. Décrivez les habitats éventuels où des relevés n’ont pas été effectués ou les nouveaux habitats qui deviendraient disponibles. Fournissez des renseignements pertinents sur la disponibilité de l’habitat et analysez les tendances nettes en matière d’habitat, s’il y en a (p. ex. gain ou perte nette de superficie ou de qualité) ainsi que les prévisions pour l’avenir, si c’est pertinent. Définissez les causes connues de ces tendances. Lorsque c’est possible, calculez le taux de modification de l’habitat au cours des trois dernières générations, ou des dix dernières années si la durée de ces trois générations a été inférieure à dix ans. Commentez les incertitudes associées aux estimations des tendances. Pour les espèces sauvages dont la répartition s’étend de part et d’autre d’une frontière internationale, résumez les tendances en matière d’habitat dans le pays étranger. Veuillez remarquer qu’estimer les tendances en matière d’habitat (ou d’habitat éventuel) n’est pas la même chose qu’estimer les tendances relatives au nombre d’emplacements ou de populations des espèces sauvages réelles dont il est question dans la sous-section « Aire de répartition canadienne », ci dessus.

Protection et propriété

Précisez l’étendue de l’habitat légalement protégé et quelle superficie le sera vraisemblablement dans l’avenir (p. ex. au moyen d’accords avec les propriétaires fonciers ou parce que le gouvernement ou des organismes de conservation privés en seront propriétaires). Évaluez l’adéquation du niveau actuel de protection et dites si suffisamment d’habitat est protégé pour que la survie à long terme de l’espèce sauvage soit assurée. Si ce renseignement est connu, indiquez les terrains domaniaux dans lesquels l’espèce sauvage est présente; le territoire domanial comprend les parcs nationaux, les réserves nationales de faune, les refuges d’oiseaux migrateurs, les réserves indiennes et toutes les terres dont un ministère fédéral (y compris Environnement Canada, Parcs Canada, le ministère de la Défense nationale, le ministère des Pêches et des Océans, Transports Canada) est propriétaire. Dans le cas des espèces fluviales, examinez la protection et la propriété des terrains en amont de l’endroit où l’espèce sauvage est présente, surtout s’il y a des incidences sur une espèce sauvage en aval.


BIOLOGIE


Faites un paragraphe d’avant-propos donnant le contexte des renseignements qui seront fournis par la suite. Par exemple, si toute l’information provient d’une seule source, mentionnez cette source ici et expliquez en quoi elle est importante (p. ex. une monographie, une étude globale, la seule information disponible). Si certains des renseignements proviennent de vos propres recherches ou expériences, décrivez brièvement ces recherches et dites si elles sont publiées (donnez les références), sous presse ou en préparation.

Dans le texte dont les sous-titres sont fournis ci après, ne donnez que de l’information sur les caractéristiques qui rendent une espèce sauvage particulièrement vulnérable ou qui permet au lecteur de mieux évaluer le niveau de risque qu’elle court. Évitez de répéter de l’information dans plus d’une sous-section ou de l’information présentée ailleurs dans le rapport. Avec l’approbation du coprésident du SEE, il est possible, dans certaines circonstances particulières, d’utiliser d’autres sous-titres mieux adaptés à une espèce sauvage donnée.

Cycle vital et reproduction

L’organisation des renseignements présentés dans cette sous-section diffère beaucoup selon qu’il s’agit d’une plante, d’un vertébré, d’un invertébré, d’une espèce aquatique ou d’une espèce terrestre (Tableau 2). C’est dans cette section que les rédacteurs de rapports doivent essayer d’estimer le temps de génération, c’est à-dire l’âge moyen des parents de la cohorte actuelle (la cohorte étant les individus nouveau-nés dans la population). Cet âge est supérieur à l’âge à la maturité sexuelle ou à l’âge de la première reproduction, et inférieur à l’âge du plus vieux des individus reproducteurs, sauf chez les espèces sauvages où les individus ne se reproduisent qu’une fois. Lorsque la durée de génération varie en présence d’une menace (p. ex. la récolte), il faut utiliser la durée la plus naturelle (c. à d. avant la perturbation).

Tableau 2. Liste de contrôle relative à la description du cycle vital, la biologie de la population et la dispersion [6].

Attributs Plantes et lichens Invertébrés Vertébrés
Cycle vital : stades biologiques, périodes de développement et stratégie d’alimentation (filtreur, brouteur, cueilleur, prédateur, parasite, déchiqueteur, omnivore, planctophage, herbivore, benthivore, insectivore, molluscivore, etc.) [ [ [
Longévité [ [ [
Temps de génération [ [ [
Fréquence de la reproduction (stratégie) : itéropare (polycarpique), sémelpare (monocarpique) [ [ [
Potentiel d’hybridation [ [ [
Fertilité (taux de natalité) [ [ [
Dormance, diapause, hibernation [ [ [
Habitudes de reproduction (p. ex. se reproduit en solitaire ou en colonie) et besoins en matière de reproduction (isolement, terrain ouvert, terrain de parade nuptiale, aliments de parade nuptiale, etc. Période de formation des graines / de production des spores, besoins en matière de dormance et de germination) [ [ [
Structure de la population : âge, stade ou taille, et rapport des sexes [ [ [
Âge au moment de la première reproduction   [ [
Type de reproduction (oviparité, ovoviviparité, viviparité, etc.). Pour les espèces aquatiques ovipares, indiquez à quel endroit la fertilisation a lieu, dans l’eau (œufs planctoniques et sperme) ou intérieurement   [ [
Déplacements annuels de toutes sortes, comme la dispersion des juvéniles, les déplacements vers les sites ou les gîtes d’hivernage, habitudes de migration, etc. La fidélité à long terme à un domaine vital, la concentration des individus dans les aires de rassemblement ou de mue, toute exigence de l’aire d’hivernage. Obstacles dans les voies de migration ou de dispersion   [ [
Multiplication végétative (croissance clonale) ou reproduction asexuée [ [  
Étapes, mécanismes (spores, graines ou propagules clonales) et vecteurs de la dispersion (p. ex. les insectes, les mammifères, le poisson pour les glochidies des unionidés; le vent et les courants pour les éphippies et les spores), distance pour chaque mode et moment(s) dans l’année où la dispersion se produit [ [  
Mécanismes de pollinisation et pollinisateurs [    
Aspects spatiaux et temporels de l’expression sexuelle : fleurs unisexuées ou hermaphrodites, plantes monoïques ou dioïques, protogynes ou protérandes, partie de la saison de végétation pendant laquelle la floraison a lieu [    
Système de reproduction [    
Voltinisme: univoltine, bivoltine, polyvoltine   [  
Taux de mortalité     [


Herbivores/prédateurs (utilisez herbivores s’il s’agit d’une plante, utilisez prédateurs, s’il s’agit d’un animal)

Dans le cas d’une plante, dites quels sont les principaux herbivores et quel est leur rôle dans le déclin de l’espèce sauvage, à supposer qu’ils en jouent un. S’il s’agit d’un animal, dites quels sont les principaux prédateurs à chacun des stades biologiques et quel est leur rôle dans le déclin de l’espèce, s’ils en ont un. Faites la distinction entre la mortalité naturelle et la mortalité non naturelle (p. ex. espèce végétale ou animale dont se nourrit une espèce herbivore ou prédatrice introduite), cette dernière constituant un « facteur limitatif » qui peut être important.

Physiologie

Décrivez les principaux besoins et les principales tolérances physiologiques de l’espèce sauvage. Dans le cas des organismes aquatiques, décrivez les besoins ou les tolérances en matière de caractéristiques physiques (p. ex. vitesse du courant, turbidité, température et profondeur de l’eau) et/ou de caractéristiques chimiques (p. ex. pH, alcalinité, calcium et dureté, salinité/conductivité). Décrivez toutes les adaptations physiologiques particulières qui permettent à l’espèce sauvage de survivre à des périodes de conditions défavorables, comme la formation des spores chez les plantes et l’hibernation, l’estivation et la thermorégulation chez les animaux.

Expansion et migration

N’abordez ici que les habitudes ou les mécanismes pertinents de dispersion pour le taxon (Tableau 2). Ne répétez pas ce qui a déjà été dit dans la section « Répartition ». Le potentiel de dispersion détermine l’aire de répartition et le nombre de populations qu’une espèce sauvage peut établir; ce potentiel est déterminé jusqu’à un certain point par les besoins et les tolérances physiologiques et écologiques de l’espèce. Les deux types fondamentaux de mécanismes de dispersion sont la dispersion passive et la dispersion active. La dispersion passive consiste pour l’organisme à profiter de vecteurs abiotiques (p. ex. les courants, le vent, les navires, les embarcations) ou biotiques (p. ex. les oiseaux, les insectes, les mammifères) pour se déplacer. La plupart des mécanismes de dispersion active de l’espèce sauvage, dont la capacité de nager, de courir, de marcher ou de voler, sont naturels. Beaucoup de mécanismes de dispersion passive sont d’origine anthropique; ils peuvent être intentionnels ou non. Les introductions intentionnelles sont très fréquentes dans le cas des organismes ayant une valeur alimentaire (p. ex. les plantes, les poissons, les mollusques).

Il est important d’aborder l’effet d’une immigration de source externe, c’est à dire le processus par lequel une espèce sauvage peut se déplacer dans son aire de répartition, de telle sorte que la diminution d’une population ou la possibilité que l’espèce disparaisse au Canada soient atténuées. Si le potentiel d’immigration de source externe est élevé, le risque de disparition du pays peut diminuer. Si l’aire de répartition d’une espèce sauvage s’étend de part et d’autre d’une frontière internationale du Canada, donnez par conséquent la probabilité que la dispersion de la population étrangère repeuple la population canadienne si celle ci venait à disparaître ou à connaître un déclin.

Il est important aussi de parler de la gravement fragmenté (voir Définitions et abréviations) dans la zone d’occurrence au Canada et de dire à quel point la dispersion pourrait créer des liens entre des populations isolées. Il faut tenir compte dans ce contexte de la forte mobilité des gamètes (p. ex. le pollen entraîné par le vent chez les plantes) ainsi que de la dispersion des individus ou des propagules.

Relations interspécifiques

Dites à quel point la survie d’une espèce sauvage dépend d’autres espèces sauvages à chacun des moments de son cycle vital (symbiotique, parasite/hôte, relations prédateur/proie, plante alimentaire particulière). Décrivez toutes les interactions négatives avec des plantes, des animaux, des ravageurs, des parasites et des maladies, ainsi que toute interaction toxique ou allélopathique avec d’autres organismes pouvant avoir un effet sur la durée de vie ou la réussite de la reproduction de l’espèce sauvage. Veillez à préciser l’importance de toute relation interspécifique qui a une incidence sur la survie des individus. Il faut aussi tenir compte de toute association obligatoire ou facultative avec d’autres espèces sauvages (plantes ou animaux, p. ex. les bivalves unionidés ont besoin d’un poisson ou d’un amphibien hôte pour que les glochidies se transforment en juvéniles). Si la disponibilité d’un aliment particulier est un facteur qui limite l’abondance de l’espèce, précisez l’importance de cet aliment pour la reproduction, la croissance, la biochimie, etc. de l’espèce sauvage.

Adaptabilité

Limitez l’analyse aux adaptations ayant un effet direct sur la capacité de survie de l’espèce sauvage. Décrivez par exemple toutes les spécialisations qui permettent à l’espèce sauvage de s’adapter facilement au changement ainsi que sa sensibilité aux phénomènes stochastiques, comme les catastrophes naturelles (incendies, fluctuations du niveau de l’eau ou niveau anormalement élevé ou faible, températures extrêmes, conditions climatiques rigoureuses, très fortes précipitations ou très grande sécheresse) et les désastres d’origine anthropique (activités ou accidents industriels, exploitation par l’être humain).

Pour les plantes, présentez toutes les réussites en matière de reproduction artificielle, de germination des graines et de culture horticole de l’espèce sauvage, ainsi que les réussites en ce qui concerne la transplantation de spécimens de l’espèce sauvage obtenus par reproduction en captivité ou par culture horticole. Commentez la possibilité de transplanter des individus cultivés provenant de sources horticoles.

Pour les espèces aquatiques, présentez toutes les réussites de l’aquaculture en matière de transplantation de spécimens élevés artificiellement et commentez la possibilité de transplanter des stocks sauvages.

Pour les animaux terrestres, mettez l’accent sur les adaptations comportementales, comme le comportement reproductif ou social, le comportement d’évitement des prédateurs, le comportement de recherche de nourriture, la domestication, l’agressivité, la curiosité, le conditionnement, la réaction à des stimuli acoustiques ou visuels, etc. S’il s’agit d’une espèce sauvage territoriale, donnez les dimensions de son territoire et de son domaine vital et analysez tous les comportements qui peuvent la rendre vulnérable devant les humains ou d’autres dangers. Présentez toutes les réussites de la reproduction ou de l’élevage de l’espèce sauvage en captivité et dites si les individus élevés en captivité survivraient vraisemblablement s’ils étaient mis en liberté dans la nature.


TAILLE ET TENDANCES DES POPULATIONS


Si une espèce sauvage est divisée en plus d’une unité (voir « Unités désignables »), faites des sous-sections pour fournir de l’information distincte sur chacune des unités dont l’évaluation est proposée. Ne répétez pas de renseignements dont vous avez déjà fait état dans la section « Répartition ». Veillez à ce que tous les renseignements sur la taille et les tendances des populations qui se trouvent dans le résumé technique soient présentés et justifiés ici. Nous nous servons de gros points ci dessous, mais n’en utilisez pas dans le rapport.

Effort d’échantillonnage

Dans toute cette section, il est très important de recueillir des renseignements sur les activités d’échantillonnage, les incertitudes et la façon dont les données sur la présence, l’absence et l’abondance ont été recueillies.

  • Décrivez les activités de recherche ayant servi à repérer les populations et à mesurer la taille des populations. Si les données reposent sur les CPUE (captures par unité d’effort), faites état de l’effort qui a été consenti (par exemple, dans le cas des heures-personnes de recherche, donnez le nombre de personnes, le nombre d’heures de recherche effectuées par chacune et le nombre total d’heures consacrées aux recherches). Utilisez des tableaux pour résumer de grandes quantités de données.
  • Fournissez de la documentation sur les incertitudes en utilisant des intervalles de confiance appropriés, des valeurs maximales ou minimales plausibles, etc. Expliquez tous les postulats adoptés et cernez les lacunes en matière de connaissances. Indiquez toujours les limites des méthodes d’estimation.

Abondance

  • Estimez le nombre total d’individus de tous les âges au Canada et le nombre d’individus matures au Canada (cette dernière quantité est appelée population adulte totale). Les individus matures sont ceux qui sont en âge de se reproduire (voir Définitions et abréviations sur le site Web du COSEPAC, pour en savoir plus sur ce terme). S’il est possible d’estimer la taille réelle des populations, faites le. Fournissez une répartition du nombre d’individus matures pour les populations faisant partie de l’unité désignable (en vous servant des populations circonscrites dans la section Aire de répartition canadienne). Identifiez chacune des populations à l’aide d’un nom de site générique et précisez le nombre d’individus de chacune. Présentez ces renseignements sous forme de tableau, à supposer qu’il y ait suffisamment de données. S’il y a lieu, regroupez les populations des bassins versants, des comtés, des provinces, etc.

Fluctuations et tendances

  • Dans la mesure du possible, présentez les changements de taille et de densité des populations adultes totales survenus d’une année à l’autre. Indiquez si la taille des populations a fluctué et, si oui, donnez les limites supérieures et inférieures. Pour certaines espèces sauvages, une gamme d’indices sont utilisés pour établir des tendances. Expliquez brièvement la façon dont ces indices ou d’autres données en matière de tendances ont été recueillis et leurs limites. Essayez de séparer les changements démographiques cycliques et les changements inhabituels ou à long terme (en particulier, les déclins). Précisez si l’espèce sauvage a toujours été rare parce que les effectifs ont été faibles en permanence, ou par suite du nombre limité de populations et/ou de la rareté de l’habitat spécialisé qui lui convient.
  • Donnez le taux de diminution de la population adulte totale au Canada. Convertissez toutes les données en pourcentages de déclin sur trois générations, ou sur dix ans si la durée de ces trois générations est inférieure à dix ans. S’il y a des données sur la question, présentez une projection des diminutions dans l’avenir. Essayez de prédire la disparition du pays ou de la planète si le déclin se poursuit et faites état de toutes les analyses quantitatives publiées qui estiment la probabilité de disparition de la planète en se fondant sur le cycle vital, les besoins en matière d’habitat, les menaces et les possibilités de gestion connus.
  • Pour de nombreux taxons, les changements et les tendances en matière de taille ou d’âge peuvent constituer d’importants indicateurs de la situation dans la mesure où ils peuvent être le reflet de changements des taux de mortalité ou de recrutement. S’il y a lieu et s’il existe de telles données, intégrez de l’information sur ces facteurs. Les histogrammes qui montrent la fréquence des âges ou des tailles dans le temps, les graphiques de tendances qui montrent l’abondance de composants particuliers de la taille (notamment les individus adultes ou de forte taille) et les graphiques qui montrent les tendances quant à la longueur et à l’âge moyens constituent des façons pertinentes de présenter les tendances.
  • Lorsque c’est possible, donnez de l’information sur les tendances et les déclins pour chacune des populations faisant partie de l’unité désignable (identifiées dans la section Aire de répartition canadienne). Présentez ces renseignements sous forme de tableau s’il y a suffisamment de données. Fournissez les résultats des dénombrements ou des relevés des sites pour différentes années et expliquez à quel point ils sont comparables. Dites quelles populations, à supposer qu’il y en ait, ont disparu et si le nombre de populations fluctue aussi. Précisez si de nouvelles populations sont encore découvertes.
  • Si possible, déterminez s’il y a « déclin continu », c’est à-dire un déclin récent, en cours ou projeté pour l’avenir qui peut se poursuivre à moins que des mesures correctives ne soient prises (voir aussi Définitions et abréviations dans le site Web du COSEPAC). Veuillez remarquer que la notion de déclin continu n’est pas nécessairement limitée à trois générations ou dix ans.

Effet d’une immigration de source externe

  • L’effet d’une immigration de source externe est le processus par lequel une espèce sauvage peut se déplacer dans son aire de répartition, de telle sorte que la diminution d’une population ou la possibilité que l’espèce disparaisse au Canada soient atténuées. Dans le cas des espèces sauvages dont l’aire de répartition d’une espèce s’étend de part et d’autre d’une frontière internationale du Canada ou d’une frontière que le Canada partage avec un autre pays, donnez la probabilité que la dispersion de la population étrangère repeuple la population canadienne si celle ci venait à disparaître ou à connaître un déclin. Tenez compte des facteurs suivants :
    • la probabilité de la migration d’individus / de propagules;
    • les interrelations entre les populations canadiennes et non canadiennes (p. ex. échange fréquent d’individus, populations hors limites);
    • le degré d’adaptation des immigrants et leur capacité de survivre au Canada;
    • l’existence d’un habitat convenable;
    • la situation des populations frontalières ainsi que les sources et les puits de population.
  • Dans le même ordre d’idées, il faut évaluer la probabilité que la dispersion d’autres Unités désignables « saines » au Canada puisse repeupler une Unité désignable en déclin ou qui aurait disparu.

MENACES ET FACTEURS LIMITANTS


Les rédacteurs doivent fournir des justifications pour toutes les menaces mentionnées dans le rapport, et indiquer l’imminence et l’importance des préjudices réels ou éventuels, et appuyer ces allégations. Il faudra faire preuve de souplesse et de bon sens pour déterminer ce qui constitue une justification et une documentation, mais le rédacteur devra présenter plus que des spéculations. Il est possible de circonscrire plusieurs types de menaces ainsi que l’utilité qu’elles pourraient avoir pour l’évaluation de la situation.

Les menaces imminentes et qui peuvent causer du tort et avoir des incidences à l’échelle de la population sont de la plus haute importance pour l’évaluation de la situation; il faut réunir un dossier satisfaisant, étayé de faits concrets sur ces menaces. Il faut faire état des menaces visiblement imminentes, mais dont on ne connaît pas bien le tort sur les populations, et expliquer les incertitudes. Les menaces dont l’imminence est incertaine mais qui feront vraisemblablement du tort si elles se produisent, ne doivent pas faire partie de la liste des menaces primaires, mais pourraient être présentées comme considérations supplémentaires si l’espèce sauvage est confrontée à d’autres menaces. Les menaces pour lesquelles l’imminence et le tort sont tous deux hypothétiques mais possibles, ont peu de valeur lorsqu’il s’agit d’établir les risques que court une espèce sauvage ou une population et ne doivent pas être mentionnées. De même, il ne doit pas être question des menaces n’ayant pas de lien évident avec la biologie de l’espèce sauvage, ni d’incidences sur son habitat. La mortalité naturelle en elle même ne doit pas être une menace, à moins que des circonstances particulières aient provoqué une modification récente, par exemple du taux de prédation.

Le changement climatique ne doit être utilisé comme menace que si des données expérimentales ou des modèles fiables ont déjà montré la sensibilité particulière aux changements climatiques de l’espèce sauvage en question. Lorsque les dommages subis par l’habitat ou sa perte constituent une menace, il est important de préciser si des demandes ont été déposées pour des activités qui provoqueraient les dommages ou la perte. Des formulations générales, telles que « l’expansion de la population humaine aux abords des sites portera préjudice à l’espèce, puisque l’utilisation récréative des terres augmentera » ne peuvent servir à indiquer l’existence d’une menace; ces énoncés, s’ils sont présents dans le texte, doivent être appuyés par des preuves de l’augmentation de la construction domiciliaire et de l’observation du préjudice résultant d’activités telles que l’utilisation des VTT et les dommages causés à des caractères sensibles de l’habitat.

Il faut présenter clairement les incertitudes ayant trait aux menaces. Lorsque les spécialistes ne s’entendent pas sur l’amplitude ou la vraisemblance des incidences, vous devez présenter la nature de la discussion ainsi qu’une liste équilibrée de références. L’importance relative des incidences doit également être présentée, accompagné d’explications convenables.

Cernez et évaluez les facteurs limitatifs naturels et les menaces d’origine anthropique réelles ou éventuelles qui pèsent sur l’espèce et expliquez quels effets ils auront vraisemblablement. Analysez les caractéristiques qui rendent l’espèce sauvage particulièrement vulnérable aux perturbations. Commentez les facteurs biologiques, environnementaux ou autres qui limitent la taille des populations et/ou la répartition de l’espèce sauvage ou des populations en cours de désignation. Les facteurs à prendre en compte comprennent le(s) nutriment(s) ou élément(s) limitant(s), la perte, la dégradation ou la fragmentation de l’habitat (provoquées par la perturbation des sols, la manipulation de l’eau, la pollution de l’eau, le ruissellement des terres cultivées, le fauchage, le brûlage, l’abattage des arbres, d’autres pratiques forestières, l’apport d’éléments nutritifs, l’utilisation d’herbicides ou de pesticides, le travail du sol, d’autres pratiques agricoles, l’épandage de sels de voirie, l’exploitation minière, le piétinement, le camping, la pollution de l’air ou de l’eau, le défrichage des terres et le stress provoqué par les espèces sauvages envahissantes, le développement urbain ou autre, les pratiques d’utilisation des terres) ou l’hybridation amenant certains gènes à en submerger d’autres, et d’autres facteurs. La concurrence interspécifique et intraspécifique, la prédation et la maladie se produisent normalement dans la nature; cependant, si l’un ou l’autre de ces phénomènes est aggravé ou amplifié par les activités de l’être humain et fait augmenter les pressions exercées sur une population, vous devez le signaler parmi les menaces, en donnant des détails sur le rôle de l’être humain. Par exemple, les ratons laveurs se nourrissent de moules d’eau douce, mais l’adoption par les agriculteurs de pratiques de travail de conservation du sol a provoqué de fortes augmentations des populations de ratons laveurs dans certains bassins versants et a accru la pression de la prédation sur les moules, comme le montre la fréquence croissante et l’augmentation de la taille des amas de coquillages. Les perturbations et l’utilisation excessive associées à la chasse, à la pêche et à la récolte d’aliments, de trophées, à des fins médicinales, commerciales ou horticoles, pour des collections de fleurs sauvages ou de spécimens, ou pour le commerce des animaux de compagnie peuvent également mettre des populations en péril. Commentez l’imminence et l’amplitude de ces menaces et quantifiez-les ou fournissez des références. Indiquez si l’un ou l’autre des facteurs ayant provoqué la perte ou le déclin de l’espèce sauvage est réversible.


IMPORTANCE SPÉCIALE


Résumez la question si elle a déjà été présentée dans d’autres parties du rapport. Sinon, abordez parmi les points suivants ceux qui sont pertinents pour l’importance particulière d’une espèce sauvage : l’endémicité de l’espèce sauvage, de la sous espèce, de la variété,etc. au Canada, surtout s’il s’agit d’une espèce sauvage relique ou d’une espèce sauvage appartenant à un genre monotypique; le rôle écologique de l’espèce (p. ex. espèces sentinelles, cibles, clés, indicatrices, prédateurs du sommet de la chaîne alimentaire, proies importantes); la situation de l’espèce sauvage à l’échelle mondiale; la sécurité de l’unité taxinomique et le fait que des formes apparentées sont, ou non, en péril; l’importance du fonds génétique, et non uniquement pour la survie en tant que telle; l’importance ou l’intérêt particulier de l’espèce sauvage pour des raisons scientifiques; son importance pour le public (précisez les raisons, p. ex. la chasse, la pêche sportive, l’alimentation, en particulier l’exploitation de subsistance, l’exploitation commerciale, le commerce national ou international à des fins d’objets d’artisanat, d’animaux de compagnie, d’aquariums, d’horticulture, de loisirs); son importance socioéconomique, par exemple ses caractéristiques médicinales, ethnobotaniques, ethnozoologiques ou culinaires; toute opinion négative ou tout préjugé du public envers l’espèce sauvage; toute confusion, à son désavantage, avec une espèce sauvage plus courante.


PROTECTION, STATUT ET RANGS EXISTANTS


Décrivez toutes les lois, les coutumes ou les conditions et tous les règlements qui protègent actuellement l'espèce sauvage. Cela peut comprendre :

  • une protection internationale, telle que :
    • les intentions de protéger ou d'inscrire l'espèce en vertu de l’Endangered Species Act des États-Unis;
    • l’inscription de l’espèce en vertu de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES);
    • les accords internationaux (p. ex. l'entente sur les ours polaires) et toutes les conventions internationales (p. ex. la Convention concernant les oiseaux migrateurs, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer) qui protègent l'espèce sauvage;
  • une protection en vertu des lois fédérales;
  • une protection en vertu des lois provinciales ou territoriales sur la faune ou sur les espèces en péril.

S’il s’agit d’une mise à jour d’un rapport de situation et que l’espèce sauvage est déjà protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), expliquez de quelle protection l’espèce sauvage jouit (p. ex. interdictions créées pour protéger l’espèce sauvage contre le mal qu’elle pourrait subir et protéger son domicile de la destruction; la désignation ou non de l’habitat essentiel et sa protection, etc.). Si une stratégie de rétablissement, un plan d’action ou un plan de gestion ont été élaborés, décrivez brièvement les principales mesures qui ont été mises en œuvre. Dans le cas contraire, indiquez le calendrier prévu pour l’achèvement de ces documents de planification du rétablissement. Si l’espèce sauvage est protégée en vertu de lois provinciales ou territoriales, décrivez les interdictions et les mesures de rétablissement qui ont été mises en œuvre. Des adresses de sites Internet utiles sont présentées sur le site Internet du COSEPAC sous la rubrique Liste des personnes-ressources avec lesquelles les auteurs doivent communiquer pour obtenir de l'information relative aux espèces sauvages.

Classifications non législatives

Indiquez les classifications non législatives de l’espèce, comme son inscription à la Liste rouge des espèces menacées de l'UICN. Fournissez la classification mondiale (G) de l’espèce, les classifications nationales (N) et sous-nationales (S) attribuées par NatureServe, les Centres de données sur la conservation (CDC) ou les Centres d'information sur le patrimoine naturel. Ces classifications et leur définition sont fournies sur la page Internet de NatureServe Explorer (http://www.natureserve.org/explorer/). Les définitions devraient être présentées dans le texte. Indiquez les classifications canadiennes et provinciales/territoriales les plus récentes de la situation générale des espèces au Canada, que l’on peut consulter à l’adresse http://www.wildspecies.ca/.


RÉSUMÉ TECHNIQUE


Le résumé technique se trouve dans le site Web du COSEPAC, dans le Modèle de formatage. Remplissez le résumé technique après avoir terminé le rapport. Il faut présenter un résumé séparé pour chacune des unités dont la désignation est proposée ainsi qu’un résumé pour l’ensemble de l’espèce sauvage au Canada. Pour connaître la signification des termes du résumé technique, consultez la section Définitions du COSEPAC associées aux critères quantitatifs de la page Instructions pour la préparation des rapports de situation du COSEPAC sur le site Internet du COSEWIC/COSEPAC à l’adresse http://www.cosewic.gc.ca/. Les questions relatives au résumé technique doivent être adressées au coprésident du SEE approprié. Tous les renseignements présentés dans le résumé technique doivent l’être aussi dans le rapport.

Fournissez les données exigées dans les champs de la colonne de droite et les renseignements pertinents complémentaires dans les champs de la colonne de gauche (p. ex. le calcul de la zone d’occurrence). Remplacez le texte par défaut par les renseignements demandés. Si des détails sont fournis dans le texte, indiquez la(les) section(s) ou la(les) page(s) pertinente(s). Au besoin, le rédacteur peut ajouter ou supprimer des lignes en remplissant le tableau du nombre d’individus adultes par population.

Le tableau sur les « Classifications recommandées et les raisons de leur attribution » doit être rempli par le SEE dans le rapport intermédiaire; le COSEPAC approuvera ou modifiera le texte de cette section pour le rapport final.


REMERCIEMENTS ET EXPERTS CONTACTÉS


Remerciez les personnes, les experts et les organismes qui ont fourni de l’aide et/ou du financement, ou qui ont contribué de quelque autre façon au rapport.

Dans une sous-section distincte, donnez la liste des experts contactés ainsi que leur titre, leur appartenance, leur ville, leur province/État et leur pays, s’il ne s’agit pas du Canada. Cette liste doit inclure toutes les Liste des personnes-ressources avec lesquelles les auteurs doivent communiquer pour obtenir de l'information relative aux espèces sauvages affichées dans le site Web du COSEPAC. Énumérez toutes les communications personnelles citées dans la section Sources d’information, ci dessous. Si le rédacteur du rapport est d’avis qu’il faut mentionner les personnes consultées, il peut le faire ici, mais leur nom doit également apparaître dans la section Sources d’information.

S’il s’agit d’une mise à jour de rapport de situation, mentionnez tous les rédacteurs de rapports qui ont participé à la rédaction du rapport de situation original sur l’espèce et de tout rapport antérieur qui a été mis à jour.


SOURCES D’INFORMATION


Énumérez tous les documents et toutes les communications personnelles cités dans le texte, dans les figures et dans les tableaux. Citez les références multiples en ordre chronologique dans le texte de la façon suivante : (Hanson et al., 1989; Briggins et al., 1995; Brownell, 1998; COSEPAC, 2002) ou (Licht, 1971a,b; Scott, 1986; Trites, 1990, 2003; Hogarth, 1993). Citez les communications personnelles de la façon suivante : (Smith, comm. pers., 1999) et les sources électroniques comme suit : (Michigan DNR, 1998). Lorsque c’est possible, utilisez des ouvrages primaires (c.-à-d. ne citez des sites Internet que lorsque les renseignements proviennent d’une source crédible et qu’ils n’existent pas sous forme d’imprimé). Organisez toutes les citations en ordre alphabétique comme dans l’exemple suivant. [Notez que le texte en gras ne sert qu’à préciser le type de citation et ne doit pas faire partie de la bibliographie.]

Briggins, B.G., R.J. Neves et C.K. Dohner. 1995. Draft strategy for the conservation of native freshwater mussels. Fish and Wildlife Service. Washington, (D.C.). 2 p. [Manuscrit]

Brownell, V.R. 1998. Rapport de situation du COSEPAC sur le buchnéra d’Amérique (Buchnera americana) au Canada – Mise à jour, in Évaluation et Rapport de situation sur le buchnéra d’Amérique (Buchnera americana) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. Pages 1 16. [Rapport – le COSEPAC est seul auteur]

COSEPAC. 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la scoulérie à feuilles marginées (Scouleria marginata) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 15 p. [Rapport – Document évolutif du COSEPAC]

Hanson, J.M., W.C. Mackay et E.E. Prepas. 1989. Effect of size-selective predation by muskrats (Ondatra zibethicus) on a population of unionid clams (Anodonta grandis simpsoniana). Journal of Animal Ecology 58:15 28. [Article de revue savante – plusieurs auteurs]

Hogarth, M.A. 1993. Glochidial functional morphology and rarity in the Unionidae, in A.C. Buchanan et L.M. Koch (éd.), Conservation and Management of Freshwater Mussels. Actes du Upper Mississippi River Conservation Committee Symposium, St. Louis (Missouri). Illinois Natural History Survey. Champaign (Illinois). Pages 76 80. [Actes de conférence]

Licht, L.E. 1971a. Breeding habitat and embryonic thermal requirements of the frogs, Rana aurora aurora and Rana pretiosa pretiosa in Pacific Northwest. Ecology 52(1):116-124. [Article de revue savante – un seul auteur]

Licht, L.E. 1971b. The ecology of coexistence in two closely related species of frogs (Rana). Thèse de doctorat, University of British Columbia, Vancouver (Colombie Britannique), Canada. 155 p. [Thèse]

Mckeague, J.A. (éd.). 1978. Manuel de méthodes d’échantillonnage et d’analyse des sols. Deuxième éd., Société canadienne de la science du sol, Ottawa (Ontario). xii 223 p. [Livre publié sous la direction d’un éditeur]

Michigan Dnr (Department of Natural Resources). 1998. Endangered Species Legislation. Michigan Department of Natural Resources. Site Web : http://www.dnr.state.mi.us/wildlife/heritage/The_End/end-act.htm [consulté en avril 1999]. [Source électronique]

Scott, J.A. 1986. The Butterflies of North America. Stanford University Press, Stanford (Californie). vii + 583 p. [Livre]

Smith, J.D. comm. pers. 1999. Messages électroniques à R. Boles. Novembre 1999. Biologiste en évaluation, ministère des Espèces en péril, gouvernement de l’Ontario, Toronto (Ontario). [Communication personnelle]

Trites, A.W. 2003. Food webs in the ocean: who eats whom and how much?, in M. Sinclair et G. Valdimarsson (éd.). Responsible Fisheries in the Marine Ecosystem, CABI Publishing, Wallingford, p. 125 143. [Section de livre]


SOMMAIRE BIOGRAPHIQUE DU RÉDACTEUR DU RAPPORT


Fournissez une courte notice, écrite à la troisième personne, qui donne un aperçu de vos antécédents, notamment de vos études, de vos intérêts de recherche et de toute expérience pertinente. Mettez l’accent sur les titres et qualités qui font de vous un rédacteur compétent pour ce rapport. Tenez-vous en à une demi-page environ.


COLLECTIONS EXAMINÉES


Il faut citer dans le rapport tous les établissements dont les collections ont été consultées, qu’ils aient ou non des spécimens de l’espèce sauvage en question.


TABLEAUX


Il faut créer les tableaux à l’aide de la fonction Tableau de Word ou dans une feuille de calcul, comme Excel (n’insérez pas les tableaux sous forme d’images). Tous les tableaux doivent être regroupés et insérés, dans l’ordre, à la fin du rapport, à raison d’un tableau par page. Ils doivent aussi être fournis en fichiers électroniques séparés, ce qui facilite leur traduction.


FIGURES


Les figures et les dessins peuvent être présentés en copies papier que le Secrétariat balaiera, mais ils devraient aussi, de préférence, être présentés sous forme de fichiers électroniques (comme des fichiers GIF, TIF ou bitmap; communiquez avec le Secrétariat du COSEPAC pour en savoir davantage) afin de faciliter la mise en forme finale et la traduction. Il doit être possible de faire une bonne photocopie en noir et blanc de toutes les figures. On peut utiliser la couleur pour les cartes et les graphiques, mais ces figures doivent pouvoir être comprises en noir et blanc. Toutes les figures doivent être regroupées et insérées, dans l’ordre, à la fin du rapport, tout de suite après les tableaux, à raison d’une figure par page.

Si une figure est tirée d'un document publié ou appartient à quelqu'un d'autre que le rédacteur du rapport, elle doit être accompagnée d'une lettre de l'auteur/du propriétaire indiquant que les droits ont été obtenus pour son utilisation. Fournissez au moins une illustration (dessin au trait) de l'espèce sauvage accompagnée d'une échelle graphique (évitez l'utilisation d'une échelle indiquant un facteur de grossissement). Cette illustration servira pour la couverture du rapport.


ANNEXES (S’IL Y A LIEU)


Les annexes doivent être numérotées en ordre séquentiel. Le rédacteur peut y présenter des données détaillées ou d’autres renseignements pertinents trop longs pour qu’il soit possible de les inclure dans le corps du rapport. Il ne faut pas faire directement référence dans le rapport aux annexes renfermant des renseignements confidentiels (consultez la sous-section « Renseignements sensibles »).



1. Une « espèce sauvage » Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

2. Les processus d’obtention d’information sur les CTA sont en voie d’élaboration.

3. La protection de la propriété intellectuelle donne aux détenteurs de la propriété intellectuelle le droit d’empêcher d’autres personnes de faire quelque chose avec des travaux pendant une certaine période. Le droit d’auteur donne aux détenteurs le droit exclusif de produire, de reproduire, d’effectuer ou de publier une traduction des travaux.

4. Les droits moraux sont le droit de l’auteur d’un travail au respect de l’intégrité de ce travail et le droit d’avoir son nom associé à ce travail. Les droits moraux ne peuvent être cédés ni pris sans le consentement de l’auteur, mais l’auteur peut renoncer aux droits moraux associés à un travail.

5. Utilisez ceci comme ligne directrice. Pour certaines espèces sauvages, il est possible que de l’information qui n’est pas sélectionnée soit pertinente (p. ex., le microhabitat d’une espèce vertébrée ou aquatique, le substrat de certains invertébrés, etc.).

6. Utilisez ceci comme ligne directrice, comme le Tableau 1. Pour certaines espèces sauvages, il est possible que des renseignements qui ne sont pas cochés soient pertinents.

Pour en savoir davantage sur la propriété intellectuelle et les droits moraux, consultez le site Internet du Secrétariat du Conseil du Trésor, à l’adresse http://www.tbs-sct.gc.ca/pubs_pol/dcgpubs/contracting/tipaucpc_f.html