Évaluations des espèces sauvages du COSEPAC (version détaillée), novembre 2015

Les résultats sont regroupés selon le taxon, puis selon la catégorie de statut. L’aire d'occurrence au Canada (par province, territoire ou océan) et l’historique des désignations de statut sont fournis pour chaque espèce sauvage.

Mammifères

Caribou de Peary Rangifer tarandus pearyi Menacée
Critères d'évaluation   A2a
Justification de la désignation
Cette sous‑espèce de caribou est endémique à l’archipel arctique canadien, vivant à la limite de croissance des végétaux dans les milieux de désert polaire et de toundra arctique. La population actuelle est estimée à 13 200 individus matures. L’espèce a connu un pic en 1987 avec 22 000 individus, mais elle a connu un épisode de mortalité massive catastrophique au milieu des années 1990 liés à de graves phénomènes de formation de couches de glace dans certaines parties de son aire de répartition. La population totalisait environ 5 400 individus matures en 1996, son plus bas niveau depuis qu’elle fait l’objet de relevés, soit depuis 1961. Parmi les quatre sous‑populations, deux connaissent actuellement une tendance à la hausse, une est stable et la quatrième comptait moins de dix individus lors du dernier dénombrement en 2005, avec aucun signe de rétablissement. L’ensemble de la population a connu un déclin estimé de 35 % sur trois générations, mais augmente depuis les deux dernières décennies. Les menaces ayant le plus de conséquences résultent d’un climat changeant, et incluent une intensité et une fréquence accrues d’épisodes de pluie sur neige qui ont des effets négatifs sur l’accessibilité de la nourriture durant l’hiver ainsi qu’une diminution de l’étendue et de l’épaisseur de la glace de mer qui cause des changements dans les habitudes de migration et de déplacement.
Répartition   NT NU
Historique du statut
La désignation initiale considérée comme une seule unité qui comprenait le caribou de Peary, Rangifer tarandus pearyi, et ce qu’on appelle aujourd’hui le caribou de Dolphin-et-Union, Rangifer tarandus groenlandicus. Cette unité a été désignée « menacée » en avril 1979. Division en 1991 pour permettre la désignation de trois populations distinctes : population de l'île Banks (en voie de disparition), population du haut Arctique (en voie de disparition) et population du bas Arctique (menacée). En mai 2004, les trois désignations de population ont été désactivées, et le caribou de Peary a été évalué séparément du caribou de Dolphin-et-Union, Rangifer tarandus groenlandicus. La sous-espèce pearyi est composée d'une partie de l'ancienne « population du bas Arctique » et de toutes les anciennes populations du « haut Arctique » et « de l'île Banks », et elle a été désignée « en voie de disparition » en mai 2004. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2015.
 
Renard gris Urocyon cinereoargenteus Menacée
Critères d'évaluation   Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition », D1, mais désignée « menacée », D1, en raison d'une immigration de source externe.
Justification de la désignation
Ce renard du sud connaît apparemment une expansion vers le nord, mais très peu d’individus reproducteurs matures vivent au Canada. Ces animaux sont restreints à deux sous-populations, une dans la région de Rainy River – Thunder Bay, qui a une forte immigration de source externe, mais l’immigration de source externe pour l’autre région, soit l’île Pelée, est incertaine. Les menaces pesant sur les sous-populations incluent le piégeage accidentel et la mortalité sur les routes. Des animaux ont été observés au Manitoba et au Québec, mais la reproduction n’est pas apparente en ce moment. Les mentions récentes au Nouveau-Brunswick représentent probablement des animaux non reproducteurs en dispersion.
Répartition   ON
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1979. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en mai 2002 et en novembre 2015.
 

Oiseaux

Paruline hochequeue Parkesia motacilla Menacée
Critères d'évaluation   D1
Justification de la désignation
Durant la saison de reproduction au Canada, cet oiseau chanteur niche le long de cours d’eau froide et claire situés dans des zones ombragées, ainsi que dans les milieux humides boisés dans le sud de l’Ontario et le sud-ouest du Québec. Il occupe des habitats semblables en Amérique latine durant l’hiver. La population canadienne est petite, probablement constituée de moins de 500 adultes, cependant les couples nicheurs sont difficiles à détecter. Les tendances démographiques de la population canadienne sont incertaines. Des déclins ont été constatés dans certaines parties de l’aire de répartition canadienne, particulièrement dans son bastion du sud-ouest de l’Ontario, alors que de nouveaux couples ont été trouvés dans d’autres parties. L’immigration d’individus en provenance du nord-est des États-Unis est considérée comme étant importante pour le maintien de la population canadienne. Toutefois, bien que la population source des États-Unis semble actuellement relativement stable, elle pourrait faire l’objet de déclins futurs en raison de menaces émergentes pesant sur l’habitat.
Répartition   ON QC
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1991. Réexamen et confirmation du statut en avril 1996 et en avril 2006. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2015.
 

Reptiles

Couleuvre agile à ventre jaune de l'Est Coluber constrictor flaviventris Menacée
Critères d'évaluation   C2a(i)
Justification de la désignation
La répartition canadienne de cette couleuvre est limitée à trois vallées de rivière dans le sud-ouest de la Saskatchewan et à une dans l’extrême sud-est de l’Alberta. La petite taille de la population (< 10 000), ainsi que l’utilisation de tanières collectives pour l’hivernage, rendent la population particulièrement vulnérable aux déclins causés par des événements stochastiques tels que des glissements de terrain pendant la période d’hivernage et par la mortalité sur les routes. La perte et la dégradation de l’habitat dans l’habitat d’alimentation et le long des routes de migration sont également une préoccupation.
Répartition   AB SK
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1991. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2004 et en novembre 2015.
 
Couleuvre agile à ventre jaune de l'Ouest Coluber constrictor mormon Menacée
Critères d'évaluation   A3cd+4cd
Justification de la désignation
La répartition canadienne de cette couleuvre est confinée aux vallées arides du centre-sud de la Colombie-Britannique, un secteur comportant une exploitation agricole intensive, ainsi qu’une population humaine et une industrie touristique en expansion. Même si on en sait relativement peu sur cette couleuvre difficile à trouver, elle fait probablement face à des menaces semblables à celles pesant sur d’autres gros serpents avec lesquels elle partage son habitat (crotale de l’Ouest, couleuvre à nez mince du Grand Bassin). Le comportement migratoire de ces serpents entre les tanières d’hivernage sur les pentes des vallées et les habitats d’alimentation dans les basses terres, ainsi que le nombre de routes et le débit de circulation en croissance, rendent les populations particulièrement vulnérables à la mortalité attribuable à la circulation routière ainsi qu’à la perte et à la fragmentation de l’habitat. Les caractéristiques du cycle vital, telles que la petite taille des pontes et la reproduction peu fréquente des femelles, augmentent la vulnérabilité des populations aux perturbations, à la persécution et aux changements de l’utilisation des terres.
Répartition   BC
Historique du statut
Espèce désignée « non en péril » en avril 1991. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2004. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2015.
 
Couleuvre d'eau du lac Érié Nerodia sipedon insularum Préoccupante
Critères d'évaluation   sans objet
Justification de la désignation
La répartition canadienne de cette population unique de couleuvre d’eau se limite à quatre petites îles dans le lac Érié. Aux États-Unis, les sous-populations se sont rétablies en raison d’une augmentation de la quantité de poissons proies, résultant de l’introduction du gobie à taches noires. Il n’est pas certain qu’un rétablissement semblable se soit produit chez les sous-populations canadiennes. Il existe des préoccupations à savoir que la plus grande sous-population sur l’île Pelée continue d’être menacée par la mortalité attribuable à la circulation routière, le développement riverain et la persécution par les humains.
Répartition   ON
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 1991 et en avril 2006. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2015.
 

Poissons

Lépisosté tacheté Lepisosteus oculatus En voie de disparition
Critères d'évaluation   B2ab(iii)
Justification de la désignation
Cette espèce a une répartition très limitée au Canada, et des populations ne sont connues que dans seulement trois milieux humides en bordure du lac Érié. Les habitats végétalisés peu profonds qui sont requis pour toutes les étapes du cycle de vie continuent d’être dégradés et sont vulnérables à une végétation aquatique envahissante, à l’élimination de la végétation indigène, au remplissage, au dragage et à l’envasement.
Répartition   ON
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1983. Réexamen et confirmation du statut en avril 1994. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2000, et en mai 2005. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2015.
 
Épinoche à trois épines benthique du lac Little Quarry Gasterosteus aculeatus Menacée
Critères d'évaluation   D2
Justification de la désignation
Ce petit poisson d’eau douce au corps robuste est une espèce endémique canadienne unique qui est restreinte à un petit lac de la zone côtière de la Colombie-Britannique. L’espèce sauvage est gravement menacée de disparition en raison d’espèces envahissantes aquatiques, lesquelles ont entraîné la disparition rapide d’espèces semblables dans au moins deux autres lacs. Un grand nombre d’espèces aquatiques envahissantes sont déjà présentes dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique, et toute expansion de l’aire de répartition ou l’introduction de nouvelles espèces envahissantes dans le lac Little Quarry mènerait probablement à la disparition de cette espèce.
Répartition   BC
Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en novembre 2015.
 
Épinoche à trois épines limnétique du lac Little Quarry Gasterosteus aculeatus Menacée
Critères d'évaluation   D2
Justification de la désignation
Ce petit poisson d’eau douce au corps effilé est une espèce endémique canadienne unique qui est restreinte à un petit lac de la zone côtière de la Colombie-Britannique. L’espèce sauvage est gravement menacée de disparition en raison d’espèces envahissantes aquatiques, lesquelles ont entraîné la disparition rapide d’espèces semblables dans au moins deux autres lacs. Un grand nombre d’espèces aquatiques envahissantes sont déjà présentes dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique, et toute expansion de l’aire de répartition ou l’introduction de nouvelles espèces envahissantes dans le lac Little Quarry mènerait probablement à la disparition de cette espèce.
Répartition   BC
Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en novembre 2015.
 
Chevalier de rivière Moxostoma carinatum Préoccupante
Critères d'évaluation   sans objet
Justification de la désignation
Cette espèce de poisson d’eau douce se retrouve dans des rivières situées dans des régions densément peuplées de l’Ontario et du Québec. Bien que des individus aient été capturés dans de nouvelles localités en Ontario et au Québec, l’espèce a probablement disparu de plusieurs rivières dans son aire de répartition. L’espèce répond presqu’aux critères de la catégorie « menacée » en raison d’une petite zone d’occupation et de relativement peu de localités. Sa persistance est limitée par les obstacles aux déplacements, la modification des régimes d’écoulement, la turbidité, l’eutrophisation et la détérioration de l’habitat par l’agriculture et les activités industrielles. L’espèce pourrait devenir « menacée » si ces menaces ne sont ni renversées ni gérées avec une efficacité démontrée.
Répartition   ON QC
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1983. Réexamen et confirmation du statut en avril 1987, en avril 2006, et en novembre 2015.
 

Arthropodes

Hémileucin de Nuttall Hemileuca nuttallii En voie de disparition
Critères d'évaluation   B1ab(iii)c(iv)+2ab(iii)c(iv)
Justification de la désignation
Ce grand papillon nocturne, voyant et remarquable est restreint à l’habitat de la purshie tridentée dans la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique. Ce type d’habitat a connu un déclin considérable en qualité et en étendue au cours du dernier siècle et demeure menacé par la conversion continue en viticulture, le développement résidentiel et commercial ainsi que par l’impact des incendies. Ce papillon nocturne est rare au Canada, peu d’individus ont été observés depuis la première mention en 1920. Des fluctuations potentiellement importantes dans la taille de la population pourraient affecter sa viabilité à long terme.
Répartition   BC
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2015.
 
Perceur du ptéléa Prays atomocella En voie de disparition
Critères d'évaluation   B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation
Cette espèce est dépendante de la seule plante qui sert d’hôte aux larves, le ptéléa trifolié, qui se limite à une étroite bande du sud-ouest de l’Ontario et qui est évalué actuellement comme espèce « préoccupante ». Ce papillon nocturne a une aire de répartition encore plus limitée que celle de son hôte, sa présence n’étant connue que sur la rive ouest de la pointe Pelée et sur l’île Pelée. Très peu d’individus ont été détectés. Les menaces les plus imminentes comprennent la perte des habitats littoraux par l’érosion, la succession végétale et les espèces de plantes envahissantes.
Répartition   ON
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2015.
 
Criquet du lac Huron Trimerotropis huroniana Menacée
Critères d'évaluation   B1ab(iii)+2ab(iii)
Justification de la désignation
Ce criquet rare à l’échelle mondiale est endémique à la région des Grands Lacs de l’Ontario, du Michigan et du Wisconsin où il se limite aux dunes le long des rives des lacs Huron, Michigan et Supérieur. Au Canada, sa présence est connue dans 11 sites de dunes : une localité sur la rive est du lac Supérieur, et sept au lac Huron sur la rive sud de l’île Manitoulin et de l’île Great Duck. Anciennement, l’espèce se retrouvait dans trois sites additionnels au lac Huron, mais ces sous-populations semblent être disparues de ces sites dans les années 1990, probablement à la suite du développement résidentiel et commercial ainsi que de l’utilisation récréative intensive qui a endommagé la majeure partie de l’habitat de dunes. Alors que l’utilisation récréative par les randonneurs et les véhicules hors route continuent de menacer certaines dunes, d’autres sites ont fait l’objet d’améliorations récentes dans le cadre de programmes d’intendance des dunes. Les menaces additionnelles pesant sur les milieux dunaires comprennent les plantes envahissantes et les variations du niveau des lacs liées au changement climatique, aux cycles naturels ou à la gestion des niveaux d’eau des lacs.
Répartition   ON
Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en novembre 2015.
 

Mollusques

Villeuse irisée Villosa iris Préoccupante
Critères d'évaluation   sans objet
Justification de la désignation
Cette petite moule est largement répartie dans le sud de l’Ontario. Les relevés effectués depuis la dernière évaluation en 2006 ont permis de trouver un grand nombre d’individus dans des régions inconnues jusqu’alors, particulièrement dans le cours supérieur de grandes rivières. Il existe de fortes indications d’un recrutement récent dans six des sept sous-populations examinées. Bien que l’espèce ait disparu du lac Érié et des rivières Detroit et Niagara, elle n’a apparemment jamais été commune dans ces eaux. Deux sous-populations (rivière Ausable et lac Sainte-Claire) ont une faible abondance et montrent des signes de déclins continus. Les menaces persistantes qui pèsent sur certaines sous-populations incluent les espèces envahissantes (les moules dreissenidés et le gobie à taches noires) et la pollution (eaux usées domestiques et urbaines ainsi que les effluents d’origine agricole). L’espèce pourrait devenir « menacée » si les menaces ne sont pas gérées ou atténuées de façon efficace.
Répartition   ON
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2006. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2015.
 

Plantes vasculaires

Alétris farineux Aletris farinosa En voie de disparition
Critères d'évaluation   A2ace+3ce+4ace
Justification de la désignation
Cette herbe vivace est restreinte aux vestiges d’habitats de prairie, dépendants des perturbations, dans le sud-ouest de l’Ontario. Elle continue de connaître un déclin en raison de menaces multiples, dont la modification de l’habitat, les espèces envahissantes et le broutage des cerfs. L’habitat de prairie, par exemple, passe naturellement à un type d’habitat moins convenable en l’absence de perturbations périodiques (p. ex. incendie), et sa qualité et son étendue sont également vulnérables au développement urbain et industriel continu. La récente construction d’un nouveau corridor de transport a causé l’enlèvement de plus de 50 % de tous les plants matures de la population canadienne ainsi qu’une perte d’habitat. Bien que les plants aient été transplantés depuis le corridor de transport aux sites de restauration à proximité, il est trop tôt pour savoir si ces sous-populations relocalisées seront auto-suffisantes; elles ne peuvent donc encore être considérées pour contribuer à la population.
Répartition   ON
Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 1988. Réexamen et confirmation du statut en novembre 2000. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2015.
 
Sanicle patte-d'ours Sanicula arctopoides Menacée
Critères d'évaluation   B1ab(i,ii,iii,iv,v)+2ab(i,ii,iii,iv,v)
Justification de la désignation
Cette fleur sauvage vivace n’est présente au Canada que le long d’une bande côtière de 30 km dans l’extrême sud-est de l’île de Vancouver. Bien que cette fleur sauvage puisse vivre pendant plus de 10 ans, elle fleurit et produit des fruits une seule fois, puis meurt. Elle occupe de petites zones d’habitat de pré restant, lequel se voit modifié par l’envahissement des plantes exotiques. Plusieurs nouveaux sites, découverts depuis la dernière évaluation de l’espèce, ont réduit le risque pour cette plante. La majeure partie de la population canadienne est présente à un site, qui est également menacé par le broutage d’une population non migratrice et nouvellement résidente de la Bernache du Canada. Un important piétinement par les humains affecte également quelques sites. Bon nombre des sous-populations connues ont relativement peu d’individus et pourraient ne pas persister. 
Répartition   BC
Historique du statut
Espèce désignée « en voie de disparition » en mai 2001. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2015.
 
Ptéléa trifolié Ptelea trifoliata Préoccupante
Critères d'évaluation   sans objet
Justification de la désignation
Au Canada, ce petit arbre dont la vie est de courte durée se retrouve dans le sud-ouest de l’Ontario, colonisant des habitats littoraux sableux. Un déclin à long terme de la qualité et de l’étendue de l’habitat est prévu en raison des effets du renforcement des rivages et de l’extraction historique de sable dans le lac Érié. Une sous-population dépend d’efforts de gestion continus. Des activités d’inventaire améliorées ont permis de recenser un nombre considérablement accru d’individus matures, ce qui réduit le risque global pour cette espèce.
Répartition   ON
Historique du statut
Espèce désignée « préoccupante » en avril 1984. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en novembre 2002. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2015.
 
Épipactis géant Epipactis gigantea Non en péril
Critères d'évaluation   sans objet
Justification de la désignation
Au Canada, l’aire de répartition de cette orchidée est limitée à une petite région du sud de la Colombie-Britannique. Elle avait été évaluée auparavant comme espèce « préoccupante », mais des sous-populations additionnelles ont été trouvées. L’espèce est donc beaucoup plus abondante que ce qui avait été auparavant documenté. Presque la moitié des sous-populations connues se trouvent dans des aires protégées. L’espèce semble être également beaucoup moins menacée par les collectionneurs d’orchidée que l’on ne le croyait auparavant.
Répartition   BC
Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en avril 1984. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en avril 1998. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « non en péril » en novembre 2015.
 

Lichens

Leptoge des terrains inondés Leptogium rivulare Préoccupante
Critères d'évaluation   sans objet
Justification de la désignation
Depuis la dernière évaluation de ce lichen en 2004, des activités de recherche accrues et une meilleure compréhension de ses besoins en matière d’habitat ont permis de constater de nouvelles occurrences au Manitoba, en Ontario et au Québec, et le nombre minimum d’individus matures est maintenant estimé à 350 000. Le Canada est par conséquent le bastion de cette espèce qui a connu un déclin ou est disparue ailleurs dans son aire de répartition mondiale. L’agrile du frêne est une importante menace car il tue les frênes qui représentent une espèce hôte importante de ce lichen là où il est le plus abondant dans le sud de l’Ontario. Jusqu’à 50 % de la population pourrait être affectée d’ici les quelques prochaines décennies. Une autre menace est le changement climatique qui devrait créer des conditions plus sèches qui réduiront les inondations saisonnières dont ce lichen a besoin pour survivre. Il a également besoin d’enrichissement calcaire, et par conséquent a une répartition encore plus morcelée dans les régions boréales inaccessibles du Manitoba et de l’Ontario où le nombre d’individus est plus faible mais n’est pas connu de façon exacte. L’impact prévu de ces deux menaces sur ce lichen mène au statut recommandé d’espèce « préoccupante ».
Répartition   MB ON QC
Historique du statut
Espèce désignée « menacée » en mai 2004. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « préoccupante » en novembre 2015.
 


02/09/2016